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Retraites : Jacques Maire reste co-rapporteur du projet de loi, malgré son pactole AXA

Peut-on être co-rapporteur d’un projet de loi qui va bénéficier aux assurances privées tout en possédant 13 836 actions de la compagnie Axa ? Selon la déontologue de l’Assemblée nationale, pas de problème ! C’est le cas de Jacques Maire, député LREM des Hauts-de-Seine et co-rapporteur du projet de loi de « réforme » des retraites.

Questionnés par Checknews.fr, les collaborateurs de Jacques Maire affirmaient la semaine dernière que le rapporteur avait vendu ses actions Axa, à hauteur de 358 935 euros, et n’avait donc plus de lien direct avec le fleuron français de l’assurance. Pas de conflit d’interêt, circulez, il n’y a rien à voir.

Mais, quand un changement substantiel de situation survient pour un député, il doit le déclarer à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique. Et la dernière déclaration de Jacques Maire indique qu’il est toujours détenteur de ce portefeuille d’actions Axa. Re-interrogés à l’assemblée puis par les journaux, Jacques Maire et ses collaborateurs parlementaires finissent par avouer à demi-mot que le député Maire n’a en fait pas soldé ses actions. Jacques Maire ajoute qu’il est « extrêmement fier d’avoir donné dix ans de [sa] vie à un groupe français qui compte parmi les fleurons de notre pays à l’international. »

Sollicitée sur ce conflit d’interêt flagrant (Jean-paul Delevoye était tombé pour moins que ça), la déontologue de l’assemblée, Agnès Roblot-Troizier n’a pas vu de problème particulier. Jacques Maire restera donc co-rapporteur de la loi retraite.

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