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Manifestation massive contre la loi « sécurité globale » devant l’Assemblée Nationale

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté hier soir à Paris et dans de nombreuses villes de France contre le projet de loi dit de « sécurité globale ».

Le rassemblement à Paris devant l’Assemblée nationale était massif et joyeux, avant d’être noyé sous les lacrymogènes et les canons à eau sur les coups de 21h30. Mais voici l’image de la soirée, pour se redonner un peu de courage, avec la Fanfare invisible qui « chante des chansons d’espoir, qui parlent de la liberté » :

Dans cette manifestation dont l’objet était justemment de défendre le droit d’informer et d’être informé, de nombreux journalistes ont encore subi des entraves et des violences de la part de policiers. Plusieurs vidéos circulent sur les réseaux sociaux, on y voit les journalistes Simon Louvet (Actu Paris) et Rémy Buisine (Brut) se faire matraquer, les reporters Clément Lanot (Line Press) et Taha Bouhafs (Là-bas) être bousculés et intimidés, et, plus grave, la jeune photo-reporter de 18 ans Hannah Nelson (Taranis) être trainée au sol par les cheveux et placée en garde à vue.

Un rassemblement a lieu à 15h devant le commissariat du 10e arrondissement pour exiger sa libération.

Le texte discuté à l’assemblée divise au sein de la majorité. Véritable fourre-tout sécuritaire, il mélange des choses aussi différentes que l’interdiction de diffuser le visage des policiers, l’assouplissement des règles du port d’armes pour les agents, ou la généralisation de l’utilisation des drones sur la voie publique.

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MACRON, APRÈS LA COVID, LE VIDE Déboulonner des statues ou les repeindre en rouge ? Accès libreÉcouter

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Déboulonner, c’est bien, mais après, c’est fini, on n’en parle plus. Tandis que repeindre en rouge, couper une oreille ou une main d’une statue, ça vous interpelle, ça appelle une explication… Vous vous dites, quelle horreur, couper une oreille ou une main d’une statue, mais c’est atroce ! Sans doute, mais un peu moins tout de même que le châtiment des oreilles coupées pratiqué par les maîtres sur leurs esclaves, comme l’exigeait le Code noir, rédigé par le ministre Jean-Baptiste Colbert en 1665, et dont la statue trône toujours aujourd’hui devant l’Assemblée nationale à Paris.

AUTONOMES. Un documentaire de François BÉGAUDEAU François Bégaudeau : « Tu te fais des drôles d’amis quand tu t’attaques à la bourgeoisie » AbonnésVoir

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Sortir du système, vivre une autre vie, en rupture, en marge, autrement, être indépendant, être autonome. Des vieux mots, des vieux rêves. Mais qui se vivent parfois, qui se risquent, qui marchent ou qui se plantent , mais qui ont en commun le même vieux désir de tordre les barreaux de la cage et d’aller voir là-bas si j’y suis.

HOMMAGE À YANN AUGRAS, PORTE-PAROLE DE LA LUTTE DES GM&S (VIDÉO 12:35) Mort accidentelle d’un résistant Accès libreVoir

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Yann Augras est mort. Un accident de voiture en sortant du boulot, le 11 juin, sur une route de la Creuse, près de chez lui. Aucun mot ne peut dire l’émotion, aucun, sauf les oiseaux qu’on entendait pendant la minute de silence au cimetière avec les drapeaux de la CGT au-dessus des gens, immobiles avec ces masques étranges. Les oiseaux ne se taisent pas et les copains de Yann ne vont pas se taire. Ces masques ne sont pas des bâillons. Le temps de ramasser le drapeau, ils vont continuer la lutte. Ils savent que c’est la seule consolation possible.

LES DICTIONNAIRES EN DEUIL, ROBERT PLEURE ALAIN (hommage) ALAIN REY : QUEL FUT SON DERNIER MOT ? Accès libreÉcouter

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Le plus populaire des grands érudits, le plus expressif des vocabulistes mais surtout, au-delà de son colossal travail pour Le Robert et autres dictionnaires en tous genres, Alain Rey a fait comprendre toute l’importance des mots et du langage, l’inventivité intarissable des humains, les hasards des sonorités des bouches et des corps, et d’abord comment les mots ensorcellent, comment les mots sont des cages et les armes les plus puissantes des puissants.