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LREM refuse la Commission d’enquête sur l’étude d’impact de la réforme des retraites

De quoi avait peur la majorité ? Les députés LREM et Modem de la commission des affaires sociales ont repoussé mercredi 4 mars la proposition de créer une commission d’enquête sur la « sincérité » de l’étude d’impact.

Le groupe socialiste avait décidé d’user pour l’occasion de son « droit de tirage » pour déclencher une commission d’enquête sur « la sincérité, l’exhaustivité et l’exactitude » de l’étude d’impact de la réforme des retraites. Le « droit de tirage » est une disposition de la Constitution permettant à tous les groupes parlementaires de déclencher une fois par année une commission d’enquête. Pour rappel, une Commission d’enquête parlementaire possède des droits d’investigations considérables, qui lui permettent de convoquer et de faire parler sous serment à peu près qui elle veut.

Si les motions de censure étaient dispersées, la proposition de Commission d’enquête des socialistes était soutenue par l’ensemble de l’opposition, des communistes au parti Les Républicains.

Mais ce matin, en commission des affaires sociales, LREM a dit non à l’enquête parlementaire à 23 voix pour et 35 contre.

« Il n’y a que de petits députés pour craindre ça ! Une commission d’enquête c’est fait pour informer le Parlement. Quand on craint une vérité, on couvre un mensonge » s’indigne Boris Vallaud, le député PS des Landes qui avait déposé la résolution, cité par le Huffington Post.

L’enquête sur cette étude d’impact falsifiée, caviardée et étrillée par le Conseil d’Etat n’aura donc pas lieu. Calculs faux, exemples disparus, bidonnage autour de l’âge d’équilibre : il y a deux semaines dans la chronique de Didier Porte, notre employé de la semaine vous faisait une recension des plus belles perles contenues dans cette étude d’impact.

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