Cet article est en accès libre grâce aux abonnés modestes et géniaux, mais…

…sans publicité ni actionnaires, Là-bas si j’y suis est uniquement financé par les abonnements. Sans les abonnés, il ne nous serait pas possible de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre indépendance  : rejoignez-nous  !

Je m'abonne J'offre un abonnement

Interpellations de journalistes : graves menaces sur la liberté d’informer et d’être informé

Samedi 3 octobre 2020, lors d’une action de militants écologistes sur le Tarmac de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, aux alentours de 9h30 la gendarmerie a procédé à l’interpellation d’une dizaine de journalistes. Dans l’attente des consignes du procureur, ils ont été dans un premier temps, regroupés ensemble, indépendamment des militants.

Puis le groupe des journalistes a été scindé en deux : les journalistes possédant une carte de presse et ceux sans carte. Le premier groupe de journalistes a été libéré aux alentours de 13h30 après leur audition en tant que témoins. Ceux qui ne possédaient pas la carte ont été placés en garde à vue et regroupés avec les militants. Leur libération n’a été effective que le soir.

Les signataires de ce communiqué réaffirment avec force qu’arrêter des journalistes qui ne font que leur métier est inadmissible, les placer en garde à vue l’est encore davantage.

Nous nous inquiétons des entraves de plus en plus récurrentes à l’encontre des journalistes. La liberté d’informer et d’être informé nécessite leur présence, avec ou sans la carte délivrée par la Commission de la Carte d’Identité des Journalistes Professionnels (CCIJP), quelles que soient les manifestations couvertes.

Nous rappelons que la carte de presse n’est en aucun cas obligatoire à l’exercice du métier de journaliste.

Le traitement différencié entre des journalistes « encartés » et non « encartés » est particulièrement alarmant.

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré lors d’une interview à France Inter le 23 septembre 2020 : « Nous n’avons jamais demandé une carte de presse pour être journaliste sur une manifestation ».
Nous constatons une fois de plus que ceci n’est pas appliqué sur le terrain.

Le Nouveau Schéma national du maintien de l’ordre tel qu’il a été présenté le 17 septembre 2020 aura comme conséquence une augmentation des entraves à la liberté d’informer et d’être informé.


Signataires : SNJ - SNJ CGT - CFDT Journalistes - SGJ FO - SIPMCS-CNT - Union Syndicale Solidaires - FEJ - CLAP (Comité de Liaison et d’Action pour la Photographie) - GARRD (Guilde des auteurs réalisateurs de reportages et de documentaires) - PAJ (Photographes, Auteurs, Journalistes) - Profession Pigiste - SAIF - SCAM (Société Civile des Auteurs Multimédia) - UPP - ABACAPRESS - Collectif Argos - Dysturb - Divergence - Hans Lucas - Haytham - ITEM - Le Pictorium - Modds - Myop - Pink - Signatures - Tendance floue - VU’ - 2e BUREAU - École des métiers de l’information (EMI-CFD) - Visa pour l’image - La Tribune - SDJ AFP - SDJ Franceinfo.fr - SDJ Le Média - SDJ Libération - SDJ Mediapart - SDJ RFI - SDP l’Humanité - Amnesty International France - Attac France - Ligue des droits de l’Homme - Acrimed - Collectif GERDA - Collectif Oeil - Collectif Youpress - La Fourmilière - Là-bas si j’y suis - La Meute - Les Incorrigibles - Mr Mondialisation - Ras la plume - REC (Reporters en Colère) - Reporterre

Crédit photo : RAPHAEL KESSLER / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

Jean Stern publie « Canicule » aux éditions Libertalia Été 2003, canicule : 20 000 morts dans l’indifférence. Une crise sanitaire qui en annonçait une autre AbonnésVoir

Le

Août 2003 : une vague de chaleur exceptionnelle recouvre l’Europe. L’inaction des pouvoirs publics français et la passivité des médias en plein cœur des vacances coûtera la vie à 19 490 personnes cet été-là en France. La surmortalité est telle que les autorités sont contraintes de réquisitionner un entrepôt réfrigéré de Rungis pour le transformer en chambre mortuaire.

Mais pourquoi ont-ils viré Mermet ? Accès libreLire

Le

Article publié le 06/07/2014, dans LES INROCKS
La nouvelle directrice de France Inter, Laurence Bloch, a annoncé l’arrêt de l’émission de Daniel Mermet, “Là-bas si j’y suis”. Vingt-cinq ans après sa création, le phare de la radio documentaire s’éteint. Mais la mobilisation commence. “Là-bas si j’y suite.” C’est par ce jeu de mots plein d’espoir que Daniel Mermet avait baptisé jeudi 26 juin (…)

Texte à l’appui. CONNAISSEZ-VOUS LE PCPE ? Un texte de Daniel Mermet Enfin toute la vérité sur le PCPE, le plus grand parti au monde ! AbonnésLire

Le

Le PCPE est le plus grand parti du monde, et pourtant bien peu le connaissent. À cela, il y a deux raisons. La première, c’est que ceux qui en font partie gardent farouchement le secret. La seconde, c’est que la majorité de ceux qui en font partie ignorent totalement qu’ils en font partie. Les PCPE sont innombrables, mais ils l’ignorent. Vous avez, sans le savoir, un PCPE dans votre entourage, votre employeur, votre conjoint ou votre coiffeur, et eux-mêmes n’en ont pas conscience. De même, il y a peut-être en vous un PCPE qui sommeille à votre insu. Et c’est peut-être, allez savoir, le cas de l’auteur de ces lignes. Il est donc important de révéler toute la vérité sur le PCPE.

Une série d’histoires dans les luttes pour l’émancipation, racontées par Olivier Besancenot Comment on commémore chaque année (sans le savoir) les émeutes de Stonewall du 28 juin 1969 AbonnésVoir

Le

Saviez-vous que c’est en souvenir du 28 juin 1969 qu’est organisée chaque été la Marche des fiertés ? La nuit du 27 au 28 juin 1969, une descente de police vise un bar fréquenté par des homosexuels, le Stonewall Inn, situé au n°53 de la Christopher Street à New York. L’arrestation particulièrement violente des personnes en infraction – parce que dépourvues de carte d’identité ou portant des vêtements habituellement réservés au genre opposé – provoque une réaction inédite de la population de Greenwich Village, lassée des exactions contre les homosexuels.