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31 janvier 2020 à 12h18min

INFOGREVE - Les patrons veulent maintenant garder le système par répartition pour les hauts salaires

Coup dur pour le gouvernement. Le journal Les Echos nous apprend que le patronat réclame désormais le maintien du système par répartition pour ses hauts salaires.

En effet, comme nous ne cessons de le répéter depuis le 5 décembre, l’abaissement du plafond de cotisations envisagé par la réforme Macron est l’un des plus sales coups au système par répartition jamais porté. Le projet prévoit d’abaisser le plafond de cotisations à 120 000 euros de salaires par an, contre 329 000 euros dans le système actuel. Ce qui sortirait de facto les plus riches du système par répartition, en plus de vider les caisses de retraites abondées par ces hauts-salaires. Nous vous en parlions déja ici.

Nous pensions que le patronat se réjouissait de payer moins de cotisations et d’orienter ses hauts salaires vers la capitalisation, mais hier, le président du MEDEF Geoffroy Roux de Bézieux a déclaré : « On ne peut pas passer à la capitalisation, ce n’est pas possible (...) Pour le top management, ça peut signifier un taux de remplacement à la retraite divisé par deux »

Mise en scène tactique ou réelle inquiétude des syndicats patronaux ? La deuxième option serait un véritable camouflet pour le gouvernement, qui comptait sur ce plafond de 120 000 euros pour orienter les hauts salaires vers les assurances privées.

L’article du journal Les Echos est à lire ici.

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« Mépris et trahison ». Voila ce que balance le collectif Inter-hôpitaux à l’heure du déconfinement. Voilà des mois que ces soignants sont à fond dans une lutte qui dure depuis des années pour sauver l’hôpital public des griffes de la logique marchande. Nous les avons rencontrés à l’heure du déconfinement.

Profitant de l’émotion générale pour amadouer un pays qui le rejette, Macron et ses communicants ont poussé encore un peu plus loin le bouchon du cynisme. Avant d’évoquer « les jours heureux », ce destructeur obstiné du modèle social français s’est transformé en brave militant d’Attac pour faire l’éloge de l’État-providence : « ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. »