Relocaliser ! Nationaliser ! C’est le moment de le prouver

Urgent : va-t-on manquer de bouteilles d’oxygène ? Abonnés

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L’usine Luxfer de Gerzat (photo : CGT Puy-de-Dôme)

[EXTRAIT] Urgent : va-t-on manquer de bouteilles d’oxygène ? [RADIO]

Va-t-on manquer de bouteilles d’oxygène pour les malades du CoViD-19 ? C’est à craindre et c’est pourquoi la CGT demande la réactivation et la nationalisation de l’usine LUXFER à Gerzat (Puy-de-Dôme), la seule entreprise en Europe à fabriquer des bouteilles d’oxygène médical et qui a été fermée sans raison légale, selon l’inspection du travail, par l’actionnaire britannique, en mai 2019, en laissant 138 salariés sur le carreau.

Depuis, c’est peu de dire que les choses ont changé ! La crise a montré le danger et l’ineptie de la « mondialisation heureuse ». Même les néolibéraux au pouvoir en France appellent à la « relocalisation . Plus fort encore, le Medef appelle à la nationalisation de nos entreprises en difficulté. De quoi redonner espoir aux licenciés de LUXFER ! En plus de leur pétition à signer en ligne, ils reçoivent des soutiens de partout (André Chassaigne, Jean-Luc Mélenchon, François Ruffin…). Il faudra quelques semaines pour redémarrer, d’où l’urgence pour le pouvoir de mettre en œuvre ses belles idées toutes neuves.

Un entretien de Daniel Mermet avec Axel Peronczyck, délégué CGT de LUXFER, et André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme.

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SANTÉ PUBLIQUE. DÉCONFINEMENT. OÙ EN SONT LES PROMESSES DE MONSIEUR MACRON ? SOIGNANTS : APRÈS LES BRAVOS, LE MÉPRIS AbonnésVoir

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Bravo nos héros, show-biz et trémolos, merci, merci, bravo, bravo. Et après ? Et maintenant ? Où en sont les promesses de Monsieur Macron ? Le grand plan d’investissement massif ? Les soignants se sont dépassés, beaucoup ont payé de leur santé et même de leur vie. Pendant des semaines et avec succès, ils ont réussi à faire passer la santé avant l’intendance. Oui, bravo. Mais aujourd’hui ? Pas de réponse. Pourtant, Monsieur Macron avait promis ?

« Mépris et trahison ». Voila ce que balance le collectif Inter-hôpitaux à l’heure du déconfinement. Voilà des mois que ces soignants sont à fond dans une lutte qui dure depuis des années pour sauver l’hôpital public des griffes de la logique marchande. Nous les avons rencontrés à l’heure du déconfinement.

Profitant de l’émotion générale pour amadouer un pays qui le rejette, Macron et ses communicants ont poussé encore un peu plus loin le bouchon du cynisme. Avant d’évoquer « les jours heureux », ce destructeur obstiné du modèle social français s’est transformé en brave militant d’Attac pour faire l’éloge de l’État-providence : « ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. »

L’île du droit à la caresse Accès libreÉcouter

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Nous nous évitons, nous nous méfions des autres, l’enfer, c’est les autres. Gardez vos distances. On ne sait quel crétin officiel a trouvé l’expression « distance sociale ». Comment retrouver la fusion de la manif, les grappes humaines du « tous ensemble », la grande partouze de la lutte après ça ? En attendant, pour rebondir, voici une histoire d’île et de caresse.