L’Huma si j’y suis avec AMINATA TRAORÉ

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Les médias ont ému le monde avec la photo d’un enfant noyé. Un enfant de réfugiés fuyant la guerre. Dans le monde aujourd’hui, toutes les sept secondes, un enfant de moins de dix ans meurt de faim sans laisser la moindre photo.

Pour le rapporteur des Nations unies Jean Ziegler, ces petits morts « sont le plus souvent victimes d’un impératif et d’un seul, celui des maîtres du monde : le profit sans borne. » Pour l’ancienne ministre de la culture du Mali, Aminata Traoré, « la mondialisation capitaliste est une guerre contre les peuples ».

Ces approches politiques sont totalement exclues de la question de "l’accueil des migrants", strictement limitée à la gestion des flux migratoires et au marketing électoral dominé par la compassion intéressée et par les droites xénophobes. Mais pourquoi les migrants migrent-ils ? D’où vient la misère qu’ils fuient ? De la guerre, de la tyrannie, mais aussi, dit Aminata Traoré, « de la guerre économique que les pays riches mènent contre les pauvres ». Ancienne ministre de la culture du Mali, écrivaine, depuis longtemps amie de LA-BAS, elle était notre invitée à la fête de l’Huma. Il faut rappeler qu’en 2014, elle prenait position contre les opérations de la France au Mali : « on nous a volé sous prétexte de nous défendre des djihadistes.

AMINATA TRAORÉ (extrait)

À voir
- Bamako, un film d’Abderrahmane SISSAKO avec Aminata TRAORÉ (2006, distribué par Les Films du Losange)

Programmation musicale
- Ouvrez les frontières , par Tiken JAH FAKOLY

Entretien : Daniel MERMET
Réalisation : Franck HADERER et Jérôme CHELIUS
Préparation : Jonathan DUONG
Montage : Grégory SALOMONOVITCH

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« Mépris et trahison ». Voila ce que balance le collectif Inter-hôpitaux à l’heure du déconfinement. Voilà des mois que ces soignants sont à fond dans une lutte qui dure depuis des années pour sauver l’hôpital public des griffes de la logique marchande. Nous les avons rencontrés à l’heure du déconfinement.

Profitant de l’émotion générale pour amadouer un pays qui le rejette, Macron et ses communicants ont poussé encore un peu plus loin le bouchon du cynisme. Avant d’évoquer « les jours heureux », ce destructeur obstiné du modèle social français s’est transformé en brave militant d’Attac pour faire l’éloge de l’État-providence : « ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. »