Monter une boîte sans patron, rêve ou auto exploitation ?

Cinq ans après, les FRALIB, ça marche ? Abonnés

1

Le

Omar Dahmani et Olivier Leberquier (photo : Jonathan Duong/LÀ-BAS SI J’Y SUIS)

Vous vous souvenez, en 2010, la longue lutte des FRALIB pour sauver leurs emplois en créant leur propre boîte ? Beaucoup de salariés abattus par un plan social ont été tentés de remonter l’entreprise par eux-mêmes, mais très peu ont réussi. Et eux, cinq ans après, où en sont les ex-FRALIB devenus SCOP-TI ?

N’oublions pas que si les patrons et surtout les actionnaires ont besoin des salariés, le contraire n’est pas une obligation ! Rencontre à la Fête de l’Huma.

[EXTRAIT] Scop-TI infuse l’autogestion

1336. C’est le nombre de jours qu’a duré la lutte des salariés de FRALIB contre le géant néerlando-britannique Unilever, pour empêcher la fermeture de leur usine à Gémenos, dans les Bouches-du-Rhône.

1336, c’est devenu la marque du thé qu’ils produisent désormais, après avoir repris l’usine en coopérative en 2014. Cinq après, où en sont les ex-FRALIB devenus Scop-TI ? Est-ce que leur société coopérative ouvrière fonctionne toujours ? « C’est possible : on fabrique, on vend, on se paie ». C’était la fameuse phrase des LIP dans les années 1970, qui ont montré qu’on pouvait continuer à produire en se passant des patrons. Quarante après, Scop-TI poursuit cette longue histoire d’autogestion.

En public depuis la Fête de l’Huma, un entretien de Daniel Mermet et Gaylord Van Wymeersch avec :

- Olivier Leberquier, président de la coopérative Scop-TI
- Omar Dahmani, président de l’association Fraliberthé

Pour participer au sociofinancement de Scop-TI ou acheter en ligne des thés et infusions 1336, rendez-vous sur le site www.1336.fr.

Abonnez-vous pour accéder à tous nos contenus, c’est très simple !

Depuis 1989 à la radio, Là-bas si j’y suis se développe avec succès aujourd’hui sur le net. En vous abonnant vous soutenez une manière de voir, critique et indépendante. L’information a un prix, celui de se donner les moyens de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre travail. C’est aussi le prix de notre indépendance, pour ne pas être soumis financièrement aux annonceurs, aux subventions publiques ou aux pouvoirs financiers.

Je m'abonne J'offre un abonnement

Déjà abonné.e ?
Identifiez-vous

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

DÉSENTUBAGE. Un démontage d’une émission de Tébéo-TébéSud Heureusement que tous les journalistes ne font pas comme Inès Léraud ! AbonnésVoir

Le

Depuis des années, Inès Léraud enquête sur les horreurs de l’agroalimentaire en Bretagne. Pas facile. Ce beau monde est très malin pour s’entourer de silences et de connivences. Il faut de l’entêtement et du temps. Pour être têtue, elle est têtue, Inès. On la connaît, c’est une ancienne modeste et géniale de Là-bas. Et pour avoir le temps, elle s’est installée pendant quatre ans dans un village au cœur de la Bretagne.

Rencontre avec l’archéologue britannique David Wengrow, qui publie une « nouvelle histoire de l’humanité » avec David Graeber Et si l’histoire de l’humanité n’était pas celle que vous croyiez ? AbonnésÉcouter

Le

Et si l’histoire de l’humanité n’était pas celle que vous croyiez ? C’est la promesse ambitieuse du dernier livre de David Graeber, Au commencement était… Une nouvelle histoire de l’humanité. Anthropologue et anarchiste britannique, David Graeber est connu aux États-Unis pour son engagement dans le mouvement Occupy Wall Street. En France, on se souvient de lui pour ses travaux sur l’histoire de la dette (Dette : 5 000 ans d’histoire), sur la bureaucratie (Bureaucratie, l’utopie des règles) et sur les boulots à la con (« bullshits jobs »). Avant de mourir d’une maladie en 2020, David Graeber avait eu le temps de terminer cette nouvelle histoire de l’humanité avec l’archéologue David Wengrow.

Première guerre mondiale : la mémoire des auditeurs de Là-bas. Un reportage de Thierry Scharf (2002) Les lettres de Craonne Accès libreÉcouter

Le

En novembre 1998, Là-bas si j’y suis avait proposé aux auditeurs une série d’émissions pour commémorer la 1ère Guerre mondiale et les centaines de milliers de sacrifiés de cette Grande boucherie. Quatre émissions qui ont beaucoup marqué les auditeurs, à la suite desquelles nous avions reçu des dizaines de témoignages, de lettres manuscrites, de messages sur le répondeur. Une avalanche de souvenirs que (...)