La très grande responsabilité de la Belgique au Rwanda. Entretien avec Colette Braeckman sur son article dans Le Monde diplomatique de mai 2021. PODCAST 34 minutes

RWANDA : QUAND LA BELGIQUE BAPTISAIT AU JET D’EAU Abonnés

1

Le

Pour comprendre le génocide des Tutsis du Rwanda en 1994, il faut d’abord expliquer la colonisation belge à partir de 1920, et le rôle des missionnaires catholiques fiers de baptiser les fidèles « au jet d’eau ». Colette Braeckman, journaliste au Soir de Bruxelles, couvre cette région depuis longtemps. Ses reportages et ses analyses font référence en Europe comme en Afrique. Prenez trente minutes pour écouter cet entretien très clair sur l’essentiel. Il est impossible de comprendre les enjeux actuels et à venir sans avoir des notions de l’histoire coloniale qui a mené au génocide de 800 000 Tutsis en cent jours, sous l’œil indifférent du monde.

Depuis plus de 25 ans, la responsabilité de la France fait l’objet d’une suite d’enquêtes et de rapports contradictoires, d’autant plus limités que les archives françaises restent largement inaccessibles et que la politique africaine de la France dans la Ve République est exclusivement décidée par le chef de l’État lui-même et son proche entourage, sans autre débat. Le récent rapport de l’historien Vincent Duclert, commandé par Emmanuel Macron, conclut à la responsabilité de la France et de François Mitterrand, en écartant toute complicité. Un second rapport commandé par le président du Rwanda, le très contesté Paul Kagame, à un cabinet d’avocats américain, va dans le même sens.

[EXTRAIT] Rwanda : quand la Belgique baptisait au jet d’eau [RADIO]
La très grande responsabilité de la Belgique au Rwanda. Entretien avec Colette Braeckman sur son article dans Le Monde diplomatique de mai 2021.

Abonnez-vous pour accéder à tous nos contenus, c’est très simple !

Depuis 1989 à la radio, Là-bas si j’y suis se développe avec succès aujourd’hui sur le net. En vous abonnant vous soutenez une manière de voir, critique et indépendante. L’information a un prix, celui de se donner les moyens de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre travail. C’est aussi le prix de notre indépendance, pour ne pas être soumis financièrement aux annonceurs, aux subventions publiques ou aux pouvoirs financiers.

Je m'abonne J'offre un abonnement

Déjà abonné.e ?
Identifiez-vous

journaliste : Daniel Mermet
réalisation : Sylvain Richard
montage : Jérémie Younes

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

« L’inceste, le dire et l’entendre » de Andréa Rawlins, sera diffusé le 26 septembre (Fance 3). Parmi les témoignages, celui de Corinne Masiero. Corinne Masiero et les Vaginites en concert pour Là-bas ! Accès libreVoir

Le

« L’inceste, le dire et l’entendre », le film d’Andrea Rawlins sera diffusé le 26 septembre à 23:10 sur FR3. Parmi les témoignages, celui de Corinne Masiero. Voilà un bon prétexte pour (re)voir la vidéo du concert de CORINNE MASIERO et LES VAGINITES du 28 mars pour la chaude (!) soirée de LÀ-BAS à la Flèche d’or.

Un album en images de la montée au mur des Fédérés Depuis 150 ans, comment a-t-on commémoré la Commune ? Accès libreVoir

Le

Chaque année, au temps des cerises, nous célébrons la Commune de Paris. Chaque époque a sa manière de commémorer : 1936, 1945, 1971, 2021… Des images qui en disent plus sur le présent que sur la Commune elle-même ! Des trotskystes aux libertaires, du communiste Maurice Thorez au socialiste Pierre Mauroy, des survivants des camps nazis aux francs-maçons, de l’Union des femmes françaises à Force ouvrière, voici quelques images au fil du temps pour dire : la Commune n’est pas morte !

Leon Redbone est mort « à 127 ans » Ne parlez pas de moi quand je serai parti Accès libreVoir

Le

Leon Redbone a poussé l’élégance jusqu’à permettre au journaliste du service « nécrologie » de profiter de son week-end. « Please don’t talk about me when I’m gone », avait-il chanté. Crooner anachronique, dandy énigmatique, un look à la Zappa et la moustache de Groucho (qui lui-même affirmait avoir emprunté sa moustache à sa femme de chambre). Impeccable prince sans rire, vendredi, Leon Redbone a fait cet élégant petit salut de la main en effleurant le bord de son panama. Le dernier. N’en parlons plus, donc. Mais écoutons. Leon laisse un merveilleux chef-d’œuvre de musique populaire, originale, belle et drôle. Qui peut résister à son Diddy Wa Diddie, son Shine on harvest moon ou son Champagne Charlie ? Chapeau !