Que deviennent les GM&S ? Abonnés

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(photos : Jonathan Duong/LÀ-BAS SI J’Y SUIS)

Poubelles brûlées, vitrines cassées, le pouvoir et les médias condamnent violemment la violence. Demander les causes de cette violence fait de vous un suspect, un laxiste, un curé, un marxiste ou pire encore, un sociologue.

Pourtant, d’autres violences, bien plus violentes, indignent beaucoup moins le beau monde. Le sort des ours et des abeilles nous tord le cœur et nous panique davantage que la destruction des ressources humaines depuis des décennies. Combien de millions de chômeurs depuis, disons, quarante ans ? Combien de femmes et d’hommes éliminés et détruits par l’intérieur ? Combien de tonnes d’humiliations et de ressentiments entassés qui fermentent sous nos pieds, sous nos tapis, sous nos pavés, sous le trône du roi, sous toutes les bastilles d’aujourd’hui ou sous les prochaines nuits de Cristal ?

Invisibles en tout cas. Invisibilisés. Inaudibilisés.

Poubelles brûlées, vitrines pétées : franchement, Monsieur Macron, ils ont été gentils jusque-là. Quels moyens, quand personne ne vous écoute, quand personne ne vous voit ? Un bulletin de vote ? Vous rigolez… Dans la Creuse, à la Souterraine, il y a deux ans, il a fallu que les GM&S menacent de faire péter leur usine pour que les médias rappliquent. Avec Dillah Teibi et l’équipe, nous les suivons, vous les connaissez.

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