L’école participe-t-elle à l’émancipation de citoyens en devenir ou forme-t-elle de futurs salariés pour les entreprises ? Laurence De Cock reçoit Nico Hirtt qui publie À l’école du capitalisme aux éditions Agone.
« Il n’y a pas de complot : tout se passe à découvert. » C’est ce qu’écrivait il y a plus de vingt-cinq ans Nico Hirtt en décrivant le processus de transformation néolibérale de l’enseignement que l’Union européenne initiait sous l’impulsion de la « Table ronde des industriels européens ».
En 2000, son livre Les nouveaux maîtres de l’école. L’enseignement européen sous la coupe des marchés avait fait grand bruit en anticipant les dérives et les impasses qu’allait engendrer cette « modernisation » de l’école. Sous couvert de « moderniser », il fallait ouvrir l’enseignement au marché, faire fonctionner l’école comme une entreprise et préparer les élèves à la vie en entreprise.
Vingt-six ans plus tard, les prévisions de celui qui a co-fondé l’association Appel pour une école démocratique se sont-elles réalisées ou ont-elles été infirmées ? Les éditions Agone publient une nouvelle version du livre intitulée À l’école du capitalisme, enrichie et actualisée par Cécile Gorré et Nico Hirtt.
Qu’est devenue l’école un quart de siècle après cette première alerte ? L’ancien professeur de mathématiques et de physique est l’invité de ce nouvel épisode de « Si j’aurais su », le podcast de Laurence De Cock.

