Alice de Rochechouart, c’est la grande noblesse, les grandes écoles, les grands moyens et pourtant elle part en guerre contre les privilèges. Ceux d’aujourd’hui, ceux qui n’ont pas été abolis en 1789, ceux qui n’ont fait que prospérer depuis.
Oui, souvenez-vous, le quatorze juillet, le peuple avait pris la Bastille mais il voulait plus, il voulait l’égalité et d’abord du pain. Alors dans son élan, il a ouvert la chasse au noble. La vraie chasse. Et comme par enchantement, dans la fameuse nuit du quatre août, les nobles ont dit d’accord, et ils ont aboli leurs privilèges, d’accord, fini le régime féodal.
Une victoire et même une révolution. Mais les racines étaient profondes, d’autres privilèges sont apparus, des espèces souvent inconnues. On a beau couper et arracher, ça repousse ces machins-là.
Aujourd’hui, les inégalités sont monstrueuses et le plus monstrueux, c’est tout ce qui réussit à nous faire accepter les privilèges d’aujourd’hui. En soutenant l’extrême droite dans sa marche vers le pouvoir, les privilégiés entendent légitimer et augmenter leurs privilèges. Ils ont les moyens d’acheter beaucoup de monde.
Alors ? L’impuissance a gagné, on a renoncé ?
Pas Alice de Rochechouart. C’est ce qu’elle explique à Marième.
Tremblez privilégiés, vos jours sont comptés !

