Participer aux européennes, ou « faire sauter Bruxelles » ?

Belgique, Portugal, Grèce : où en est la gauche en Europe ? Abonnés

1

Le

Les élections européennes qui se tiendront en mai prochain nous concernent-elles ? Comment se sortir du piège tendu par les capitalistes libéraux et populistes ? Faut-il participer dans les institutions européennes, ou « faire sauter Bruxelles » ? À la fête de l’Huma, un entretien de Daniel Mermet avec Raoul Hedebouw (Belgique), Cristina Semblano (Portugal) et Manolis Kosadinos (Grèce)

[EXTRAIT] Où en est la gauche en Europe ?

Depuis quelques mois, une petite musique monte, celle qui doit nous amener à « bien » voter aux élections européennes de mai prochain en restreignant le choix à deux options : d’un côté les capitalistes « libéraux », autoproclamés démocrates et progressistes, dont Macron se veut le leader, et de l’autre les capitalistes « populistes », la droite extrême, nationaliste, conservatrice, incarnée par exemple par le Premier ministre hongrois Viktor Orbán.

La ficelle est grosse, et l’on voit bien que son objectif est d’effacer l’option de gauche, non-capitaliste, qui se construit et existe pourtant dans plusieurs pays du vieux continent. Au Portugal, c’est une coalition de gauche qui est au pouvoir, ou plutôt, le Parti socialiste, appuyé et contraint dans ses choix politiques par une gauche radicale anti-austéritaire [1]. En Belgique wallone, le Parti des Travailleurs de Belgique, d’inspiration marxiste, longtemps cantonné aux scores électoraux anecdotiques, est aujourd’hui situé entre 15 et 20% des intentions de votes [2]. Et en Grèce, malgré la trahison historique de Syriza, une partie non-négligeable de la gauche résiste encore et a fondé l’Unité Populaire [3].

Comment tout ce beau monde envisage-t-il l’échéance des élections européennes de mai prochain ? Comment se sortir du piège tendu par les capitalistes libéraux et populistes ? Où en est la gauche en Europe, alors que 13 des 27 pays sont gouvernés par une droite dure ? Faut-il participer dans les institutions européennes, ou « faire sauter Bruxelles » [4] ?

À la fête de l’Huma, un entretien de Daniel Mermet avec :

  • Raoul Hedebouw, député fédéral et porte-parole national du Parti du Travail de Belgique
  • Cristina Semblano, membre du bureau national du Bloco de Esquerda (Portugal)
  • Manolis Kosadinos, membre de l’Unité Populaire (Grèce)

Abonnez-vous pour accéder à tous nos contenus, c’est très simple !

Depuis 1989 à la radio, Là-bas si j’y suis se développe avec succès aujourd’hui sur le net. En vous abonnant vous soutenez une manière de voir, critique et indépendante. L’information a un prix, celui de se donner les moyens de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre travail. C’est aussi le prix de notre indépendance, pour ne pas être soumis financièrement aux annonceurs, aux subventions publiques ou aux pouvoirs financiers.

Je m'abonne J'offre un abonnement

Déjà abonné.e ?
Identifiez-vous

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

Reportage aux urgences de Chinon Colère dans le cathéter AbonnésÉcouter

Le

Les urgences hospitalières sont en grève depuis la mi-mars : un mouvement de grande ampleur lancé hors syndicats par le collectif L’Inter-Urgences, constitué notamment de jeunes professionnels du milieu hospitalier. Plus de 150 établissements sont mobilisés à travers la France. 10 000 nouvelles embauches, un salaire mensuel revalorisé de 300 euros : ce sont les principales revendications des urgentistes en grève. Notre reporter Dillah Teibi a passé quelques jours dans le service des urgences de l’hôpital de Chinon.

Chacun a en soi un bourgeois qui sommeille François Bégaudeau : « Je rêverais qu’une assemblée populaire administre France Inter » AbonnésVoir

Le

Je suis un bourgeois et j’en suis fier. Personne ne dit une chose pareille. Le bourgeois, c’est l’autre, le bobo, le faux-cul, le gras du bide. Et encore, ça se dit plus, bourgeois, c’est désuet. Depuis longtemps, le bourgeois a appris à se déguiser. Une casquette de pêcheur, une veste de paysan, un blue jean comme les ouvriers. Il a entonné des discours indignés et révoltés contre le mal, contre le fascisme et contre les cons. C’est un libertaire, le bourgeois. Contre l’impôt, contre le voile, contre les flux migratoires incontrôlés. Il proclame la révolution. C’est le titre du livre d’Emmanuel Macron, RÉVOLUTION. Il est progressiste aussi. Le mouvement qui soutient Macron se proclame « progressiste ».

Début de notre série « Paroles de Gilets jaunes ». Un texte de Daniel Mermet SE METTRE EN LUTTE EST UNE VICTOIRE Accès libreLire

Le

Les médias c’est une gomme, une grosse gomme qui efface alors qu’elle prétend montrer, c’est la fabrique de l’oubli, c’est l’ardoise magique. Des trésors disparaissent ainsi, des bijoux, des boussoles, des lumières, des plans d’évacuation, des équations mirobolantes, des brins de bruyère et des traits de génie. D’où l’envie pour préparer la rentrée de revenir sur ces paroles envolées, en radio bien sûr, mais aussi en noir sur blanc, fidèlement transcrites.