LA VIE EST À NOUS, le cinéma du Front populaire

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Les conquêtes sociales de 1936 n’ont pas été gentiment accordées tout de suite par le Front populaire. C’est à la base, le mouvement de grève et d’occupations qui a contraint le gouvernement d’union de gauche à négocier.

Mais cet élan ne venait pas de nulle part, depuis des années il s’inscrivait dans une culture populaire progressiste, à travers des mouvements de jeunesse, des chorales ou du théâtre, comme le groupe Octobre qui jouait des textes de Jacques Prévert. Dans toute cette effervescence politique et créative le cinéma allait joué un rôle important.

Ainsi, en vue des élections de 1936, à la demande du Parti Communiste, Jean Renoir réalise collectivement LA VIE EST À NOUS en l’espace de trois semaines. En même temps, tout un cinéma populaire et militant va contribuer à donner le souffle de 1936. Ces images le portent jusqu’à nous aujourd’hui ; ça nous regonfle et ça nous révolte contre les imposteurs de ce gouvernement « socialiste » qui détruit les droits sociaux et qui envoie ces CRS cogner sur la majorité qui les défend.

À l’occasion de la restauration des films du Front populaire par Ciné-Archives, la cinémathèque du Parti communiste français, Daniel Mermet reçoit :


- Marion BOULESTREAU, de Ciné-Archives
- Danielle TARTAKOWSKY, historienne, présidente de l’Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis
- Tangui PERRON, historien du cinéma, en charge du patrimoine audiovisuel à Périphérie

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