Aude Lancelin reçoit Mélanie Gourarier

Mélanie Gourarier : « La séduction, une arène où se jouent les rapports sociaux de sexe » Abonnés

1

Le

La domination masculine est-elle en train de vaciller sur ses bases ? Le mâle contemporain est-il dans un sale état ? C’est ce que certains redoutent plus que jamais depuis qu’a déferlé sur la planète l’« affaire Weinstein », et la vague de hashtags qui l’a accompagnée, dénonçant pêle-mêle faits de harcèlement, viols, et propos sexistes.

Notre invitée du jour, Mélanie Gourarier, anthropologue et féministe revendiquée, a publié au début de l’année 2017 une enquête remarquée, Alpha Mâle (Le Seuil), fruit de plusieurs années d’immersion dans un cercle de drague appelé « la communauté de la séduction », où l’on apprend à chasser les femmes en groupe pour se rassurer sur sa virilité. Un phénomène marginal chez nous, mais très installé aux États-Unis.

Avec elle, nous avons eu envie de nous demander si nous vivions réellement un moment de l’histoire des conquêtes féministes, ou bien si tout cela n’était qu’une émotion collective passagère encouragée par le fonctionnement voyeuriste et narcissique des réseaux sociaux. Nous avons eu envie aussi de nous demander s’il y avait lieu de craindre pour l’avenir de la « virilité », quand tant de gens, pas seulement les penseurs vedettes du Figaro Magazine ou les pétroleuses de Causeur, semblent craindre pour la France une dégradation du rapport entre les sexes à l’américaine. Pas sûr que ce numéro de « La Guerre des idées » rassure tous les machos.

Abonnez-vous pour accéder à tous nos contenus, c’est très simple !

Depuis 1989 à la radio, Là-bas si j’y suis se développe avec succès aujourd’hui sur le net. En vous abonnant vous soutenez une manière de voir, critique et indépendante. L’information a un prix, celui de se donner les moyens de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre travail. C’est aussi le prix de notre indépendance, pour ne pas être soumis financièrement aux annonceurs, aux subventions publiques ou aux pouvoirs financiers.

Je m'abonne J'offre un abonnement

Déjà abonné.e ?
Identifiez-vous

journaliste : Aude Lancelin
réalisation : Jonathan Duong
image : Cécile Frey
montage : Amélie Compain
son : Jérôme Chelius et Khỏi Nguyen

L'équipe de Là-bas attend vos messages dans les commentaires et sur le répondeur au 01 85 08 37 37 !

Voir aussi

-  À LIRE :

Alpha Mâle, un livre de Mélanie Gourarier (Le Seuil, 2017)

- À VOIR :

Elle, un film de Paul Verhoeven (2016)

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

« Il n’y a pas de grand remplacement » : un entretien avec Hervé Le Bras, démographe et historien Serons-nous encore français dans trente ans ? AbonnésVoir

Le

L’extrême droite d’aujourd’hui n’a rien inventé. Exploiter la peur de l’invasion est une vieille ficelle racoleuse qui fait vendre et qui fait du buzz mais aussi une ficelle qui a servi à pendre des « fruits étranges », ces « strange fruits » que chantaient Billie Holiday. Comment un tel fantasme qui ne repose sur aucune donnée statistique ou historique peut faire les choux-gras des candidats de droite et d’extrême droite, soutenus par au moins un tiers des électeurs selon des sondages ?

Trois réacs à la FIAC Accès libreÉcouter

Le , par L’équipe de Là-bas

Un vrai succès ! 40ème Foire Internationale d’Art Contemporain, 75 000 entrées en 5 jours, 15 000 V.I.P., 35 euros l’entrée. C’est formidable, ils sont ravis, ils sont contents, voilà un domaine qui ignore crise et récession.
Un reportage de Giv Anquetil et Daniel Mermet.
Avec Franck Lepage.

L’HUMA SI J’Y SUIS 2016 Jacques PRÉVERT : « Étranges étrangers », chanté par André MINVIELLE AbonnésÉcouter

Le

« Étranges étrangers ». En 1946, Jacques Prévert écrit ce texte qui sera publié en 1951, hommage fraternel aux exilés, colonisés, apatrides, résistants, expatriés, déportés pour « avoir défendu en souvenir de la vôtre, la liberté des autres ». Aujourd’hui, à l’heure où les portes se ferment André Minvielle reprend A cappella. Et le silence se fait.