Avec Yann Augras, de la CGT, depuis l’usine GM&S Industry

Les GM&S mettent le feu dans l’usine

Le

Cet article est en accès libre grâce aux abonnés modestes et géniaux, mais…

…sans publicité ni actionnaires, Là-bas si j’y suis est uniquement financé par les abonnements. Sans les abonnés, il ne nous serait pas possible de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre indépendance  : rejoignez-nous  !

Je m'abonne J'offre un abonnement
Les GM&S mettent le feu dans l’usine

(photo : Twitter @FBCreuse)

« Suite aux négociations catastrophiques avec la cellule de crise mise en place par le gouvernement, les salariés on décidé de hausser le ton et de mettre le feu dans l’usine. » C’est le communiqué des 277 salariés de GM&S Industry, sous-traitant de Renault et PSA Peugeot, en lutte depuis six mois, qui avaient menacé de faire sauter leur usine.

Aujourd’hui encore, leurs représentants syndicaux étaient à Bercy pour une énième réunion de la cellule de crise mise en place par le gouvernement autour du ministre de l’Économie Bruno Le Maire. Pour les syndicats CGT et FO, aucune solution concrète n’a été proposée, alors que ce vendredi, le tribunal de commerce de Poitiers doit rendre une décision cruciale sur l’avenir de l’entreprise. GM&S, deuxième employeur privé dans la Creuse, a déjà passé six mois en redressement judiciaire. C’est le troisième en huit ans.

Vendredi 30 juin, le tribunal de commerce de Poitiers examinera l’offre de reprise de l’emboutisseur stéphanois GMD. Mais selon la CGT, « le repreneur ne s’est pas positionné sur le nombre de salariés à reprendre », et pour les emplois qui seront détruits, c’est le flou autour de la prime « supra-légale », c’est-à-dire la prime versée en plus des indemnités de licenciement légales. Désespérés, les salariés ont mis le feu dans l’usine.

Un entretien de Daniel Mermet avec Yann Augras, secrétaire (CGT) du Comité d’Entreprise de GM&S Industry.

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

« Il n’y a pas de grand remplacement » : un entretien avec Hervé Le Bras, démographe et historien Serons-nous encore français dans trente ans ? AbonnésVoir

Le

L’extrême droite d’aujourd’hui n’a rien inventé. Exploiter la peur de l’invasion est une vieille ficelle racoleuse qui fait vendre et qui fait du buzz mais aussi une ficelle qui a servi à pendre des « fruits étranges », ces « strange fruits » que chantaient Billie Holiday. Comment un tel fantasme qui ne repose sur aucune donnée statistique ou historique peut faire les choux-gras des candidats de droite et d’extrême droite, soutenus par au moins un tiers des électeurs selon des sondages ?

Trois réacs à la FIAC Accès libreÉcouter

Le , par L’équipe de Là-bas

Un vrai succès ! 40ème Foire Internationale d’Art Contemporain, 75 000 entrées en 5 jours, 15 000 V.I.P., 35 euros l’entrée. C’est formidable, ils sont ravis, ils sont contents, voilà un domaine qui ignore crise et récession.
Un reportage de Giv Anquetil et Daniel Mermet.
Avec Franck Lepage.

L’HUMA SI J’Y SUIS 2016 Jacques PRÉVERT : « Étranges étrangers », chanté par André MINVIELLE AbonnésÉcouter

Le

« Étranges étrangers ». En 1946, Jacques Prévert écrit ce texte qui sera publié en 1951, hommage fraternel aux exilés, colonisés, apatrides, résistants, expatriés, déportés pour « avoir défendu en souvenir de la vôtre, la liberté des autres ». Aujourd’hui, à l’heure où les portes se ferment André Minvielle reprend A cappella. Et le silence se fait.