« Travail, salaire, profit », de Gérard Mordillat et Bertrand Rothé, à voir le 15 octobre à 20h50 sur ARTE

Le salariat, cette « gigantesque prise d’otages » Abonnés

1

Le

Pourquoi le capital est-il rémunéré ? Qu’est-ce que le « lien de subordination » entre un salarié et son employeur ? Le chômage a-t-il été délibérément inventé ? Pourquoi le salariat a pris la suite de l’esclavage ? Qu’est-ce que le néolibéralisme ? Autant de questions qu’on ne se pose pas tous les jours, parce que l’économie c’est compliqué, parce que l’économie on n’y comprend rien.

Heureusement, ce 15 octobre, ARTE diffuse les quatre premiers épisodes de la nouvelle série de Gérard Mordillat et Bertrand Rothé, Travail, salaire, profit, six heures d’explication pédagogique des mécanismes économiques. Vingt-et-une chercheuses et chercheurs du monde entier revisitent les concepts marxistes (la plus-value, le profit, l’armée de réserve du capital…) pour expliquer les nouvelles formes que prennent l’économie et le travail aujourd’hui.

« Le moteur de la mise au travail, c’est – comme le disait Marx – l’aiguillon de la faim. Nous avons là affaire à une prise d’otages. Je le dis parce que le mot "prise d’otages" est souvent employé dans le débat ordinaire, dans le commentaire médiatique, politique et éditorialiste. Et les preneurs d’otages sont soit les cheminots, soit les éboueurs, etc. À ceci près que le salariat lui-même n’est qu’une gigantesque prise d’otages. » Frédéric Lordon, qui enfile à nouveau sa casquette d’économiste pour cette série, rappelle en quoi le capitalisme, dans ses structures même, est inégalitaire, violent, destructeur. Et qu’on ne peut pas réformer le capitalisme, il faut l’abattre.

Mais pour abattre le capitalisme, encore faut-il faut comprendre ses mécanismes. En voici quelques clefs, que les auteurs de la série, Gérard Mordillat et Bertrand Rothé, professeur d’économie, viennent nous raconter.

Abonnez-vous pour accéder à tous nos contenus, c’est très simple !

Depuis 1989 à la radio, Là-bas si j’y suis se développe avec succès aujourd’hui sur le net. En vous abonnant vous soutenez une manière de voir, critique et indépendante. L’information a un prix, celui de se donner les moyens de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre travail. C’est aussi le prix de notre indépendance, pour ne pas être soumis financièrement aux annonceurs, aux subventions publiques ou aux pouvoirs financiers.

Je m'abonne J'offre un abonnement

Déjà abonné.e ?
Identifiez-vous

journaliste : Jonathan Duong
image : Cécile Frey et Florent Michaux
montage : Pascal Montagna
son : Sylvain Richard

L'équipe de Là-bas attend vos messages dans les commentaires et sur le répondeur au 01 85 08 37 37 !

Voir aussi

-  Gérard Mordillat et Bertrand Rothé, Travail, salaire, profit, Archipel 33 et ARTE France, 2019

- Gérard Mordillat et Bertrand Rothé, Les Lois du capital, Seuil et ARTE éditions, 2019

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

Violences policières, impunité, une tradition française [ARCHIVES] Charonne, un crime d’État Accès libreÉcouter

Le

8 février 1962. La police charge, les manifestants s’écrasent dans l’escalier du métro Charonne, les flics cognent et balancent des grilles d’arbres sur la foule. Neuf morts, des dizaines de blessés. Une émotion énorme. Il aura fallu attendre 60 ans pour que l’État du bout des lèvres rendent aujourd’hui hommage aux victimes mais en se gardant bien d’évoquer les vrais responsables de ce crime d’État. Voici notre émission de 2002, avec Pierre Vidal-Naquet, Alain Cuniot, Didier Daeninckx, et nos amis de la Compagnie Jolie Môme qui avaient créé une chanson pour ce reportage. Sans oublier Leny Escudero...

L’édito du mercredi, c’est le Mercredito ! Par Daniel Mermet (VIDÉO et PODCAST) Le Mercredito #29 | Il y a 80 ans, la bataille de Stalingrad AbonnésVoir

Le

Stalingrad, 2 février 1943. La victoire au bout de 200 jours et deux millions de morts. Comme prévu, Poutine n’a pas manqué de récupérer cet anniversaire dans le conflit actuel, en rapprochant l’Ukraine de l’Allemagne nazie. Un nouveau buste de Staline a notamment été inauguré pour l’occasion. Dans la crainte d’être soupçonné d’apporter de l’eau à son moulin, les grands médias n’ont guère évoquer cet anniversaire, alors qu’il s’agit d’un des plus grands évènements du XXe siècle, que nous vous racontons dans ce Mercredito spécial.