PARTIE 2 : Claire Lecoeuvre

Le bio, nouvelle niche de marché à rentabiliser

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Claire Lecoeuvre s’inquiète du devenir de l’agriculture biologique : de plus en plus loin des valeurs qui sont au fondement du bio, l’industrie agroalimentaire et la grande distribution tentent de récupérer le bio, une niche de marché à rentabiliser.

Deuxième partie de notre rencontre avec l’équipe du Monde diplomatique du mois de juin, avec Claire Lecoeuvre : « Quand le bio dénature le bio ».

Un entretien de Jonathan Duong.

02. Claire Lecoeuvre : le bio, nouvelle niche de marché à rentabiliser

Démarche vertueuse en termes d’emploi, d’utilisation des ressources et de santé publique, l’agriculture biologique progresse rapidement en France. Alléchées, l’industrie agroalimentaire et la grande distribution entendent bien s’emparer de ce marché. Au risque d’en effacer les fondements en faisant pression sur la Commission européenne pour réduire les exigences de qualité.

page 17 du Monde Diplo : « Quand le bio dénature le bio », un article de Claire Lecoeuvre

Programmation musicale :
- Didier Super : Agriculteur Biologique

Merci à Claire Lecoeuvre.

Merci aussi à Sophie Durand-Ngô du Monde Diplomatique.

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Je suis un bourgeois et j’en suis fier. Personne ne dit une chose pareille. Le bourgeois, c’est l’autre, le bobo, le faux-cul, le gras du bide. Et encore, ça se dit plus, bourgeois, c’est désuet. Depuis longtemps, le bourgeois a appris à se déguiser. Une casquette de pêcheur, une veste de paysan, un blue jean comme les ouvriers. Il a entonné des discours indignés et révoltés contre le mal, contre le fascisme et contre les cons. C’est un libertaire, le bourgeois. Contre l’impôt, contre le voile, contre les flux migratoires incontrôlés. Il proclame la révolution. C’est le titre du livre d’Emmanuel Macron, RÉVOLUTION. Il est progressiste aussi. Le mouvement qui soutient Macron se proclame « progressiste ».