Rencontre avec l’historien Shlomo SAND

La fin de l’intellectuel français ? Abonnés

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Le

Alain FINKIELKRAUT à la Nuit Debout, le 16 avril 2016

« Je suis un historien traître. » Pierre-Vidal Naquet compte parmi les rares intellectuels qui mettent leur savoir au service du contre-pouvoir. Sinon, la plupart sont depuis toujours au service du pouvoir politique, économique ou médiatique, qui les rétribue par des distinctions, des décorations ou une entrée à l’Académie.
Il ne faut pas plus de cinq doigts par main pour compter les « intellectuels traîtres » du dernier siècle, et guère plus dans celui-ci. Avant le livre passionnant de Shlomo SAND, Régis DEBRAY nous avait prévenu : « L’I.F. [l’Intellectuel Français] fut un éclaireur, c’est devenu un exorciste. Il accroissait l’intelligibilité, il renchérit sur l’opacité des temps. Il favorisa la prise de distance, il s’applique à resserrer les rangs. Ce fut un futuriste, c’est, tout accrocheur qu’il soit, et volumineux, un déphasé, qui n’aide plus personne à devenir contemporain. Et c’est de lui qu’il faudrait maintenant s’émanciper. » (Régis Debray, I.F. suite et fin. Gallimard, 2000)

La fin de l’intellectuel français ? (extrait)

Shlomo SAND, historien, publie la Fin de l’intellectuel français ?, aux éditions La Découverte.

Un entretien de Daniel MERMET.


Les différentes séquences de l’émission :

01. De Zola à Houellebecq [08’08]

01. De Zola à Houellebecq

02. Le savoir au service du contre-pouvoir [06’59]

03. Shlomo et ses trois intellos [07’32]

Daniel Guérin

04. Vers l’intellectuel médiatique [07’39]

Bernard-Henri LÉVY

05. Un égoïsme national zombie [10’17]

Shlomo SAND

05. Un égoïsme national zombie

Merci à Shlomo SAND.

Programmation musicale :
- Morro : La Pauvreté Intellectuelle

Marie GALL attend vos messages sur le répondeur de Là-bas si j’y suis au 01 85 08 37 37.

entretien : Daniel MERMET
réalisation : Franck HADERER
montage : Grégory SALOMONOVITCH
préparation : Jonathan DUONG

(Vous pouvez podcaster cette émission en vous rendant dans la rubrique « Mon compte », en haut à droite de cette page.)

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  • TETSU : dessins des QUE et des Q CONNAISSEZ-VOUS TETSU ? Abonnés

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    « Mes personnages sont des gens sérieux qui se sont mis dans des situations bizarres. » C’est ce que disait Tetsu de ses dessins.

    On les trouvait partout dans les années 1960, de France Dimanche à Paris Match, en passant par Noir et Blanc. Des petits bourgeois désespérément humains, qui ressemblaient aux lecteurs. C’était l’époque de Chaval, Bosc ou Mose. Un rire noir et grinçant devant un quotidien étriqué et absurde. Et une sorte de tendresse pour les inadaptés définitifs que nous sommes. On ne mesure pas l’influence énorme de ces petits dessins sur les idées qu’un être humain se fait du monde et de lui-même. Ça passe sous les radars des experts culturels. De la sous-culture, comme ils disaient. Et c’est leur chance et leur force à ces petits dessins. Ce que cette bourgeoisie éduquée appelle la vulgarité, ça les protège et nous avec.

    En réalité, Tetsu s’appelait Testu, Roger Testu. Il avait fait différents boulots, directeur dans la distribution de la presse, patron d’une savonnerie, marchand de tableaux et en 1951, à presque 40 ans, il s’est mis à peindre, puis à dessiner. Un grand succès, des livres, des prix, il n’a pas arrêté, il aurait fait 20 000 dessins. À 94 ans, en 2008, il a refermé son encrier. Il a fait l’admiration des meilleurs, Willem, Siné, Lefred-Thouron ou Topor, qui disait : « Gloire à Toi / Ô Tetsu / Dont la plume ne nous a jamais déçus ».

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  • Médaille du cynisme et de l’incompétence : le gagnant est… PAS DE MÉDAILLES, PAS DE CHARITÉ ! LES SOIGNANTS À NOUVEAU DANS LA RUE Accès libre

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    Pas de charité, pas de médaille, on n’est pas des héros, on est des travailleurs ! Après les bravos, les soignants sont à nouveau dans la rue. Aujourd’hui, devant l’hôpital Robert Debré, à Paris.
    Les soignants ont tout donné, nuit et jour contre le virus, certain y ont laissé leur peau et Macron avait promis. Cette fois enfin, c’était acquis, la santé n’est pas une marchandise. Eh bien non ! La crise semblant s’éloigner les promesses se sont éloignées aussi. Sauf une distribution humiliante de médailles, sauf un système ridicule demandant aux salariés de donner des jours de congés et de RTT afin que les soignants puissent partir en vacances ! Sauf des primes. Non négligeables, bien sur, mais qui ressemblent à des pourboires "pour le personnel"...
    Mais les soignants aussi accordent des médailles :
    La médaille du cynisme
    La médaille de l’incompétence
    la médaille de la mise en danger
    La médaille de la bêtise !

    ET LE GAGNANT EST ……

    ( A vous de trouver ! )

    Reportage : Taha Bouhafs
    Montage : Cécile Frey
    Mixage : Sylvain Richard

  • Au Blanc-Mesnil, dans le 93 On n’a pas l’argent, mais on a les gens ! Solidarité ordinaire dans le 93 Abonnés

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    Solidarité ordinaire dans le quartier des Tilleuls, au Blanc-Mesnil. Dans les vrais médias, les quartiers populaires, c’est pas compliqué : un coup, c’est les horribles dealers, un coup, c’est les violences contre nos braves policiers, un coup, c’est le voile et les barbus contre notre civilisation. Rien de nouveau. Voilà bien longtemps que le pouvoir bourgeois stigmatise les « classes dangereuses ». Mais voilà aussi longtemps que la classe populaire lutte et résiste.

  • Oui mais bientôt, retour à la normale ! Accès libre

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    On ne remerciera jamais assez le cancer et Jésus.

    Oui, tout d’abord, merci au cancer. Car s’il n’avait pas eu un cancer en 1985, à 34 ans, Gerhard Haderer aurait eu la vie indigente d’un « créateur » publicitaire. Or, c’est lorsqu’il fut opéré (et guéri) qu’il a tout laissé tomber et s’est tourné à fond vers le genre de dessins que vous allez (re)découvrir, si puissants, si violents qu’ils se passent de tout commentaire, à part quelques gloussements, quelques éclats de rire et pas mal de silences dans le genre grinçant.

    Ensuite, merci à Jésus. Et surtout à Monseigneur Christoph Schönborn, cardinal, archevêque de Vienne. En 2002, Gerhard Haderer publiait La Vie de Jésus, un surfeur drogué à l’encens, ce qui faisait un peu scandale dans la très catholique Autriche, si bien que le cardinal archevêque, hors de lui, crut bon de donner l’ordre à l’auteur de présenter ses excuses aux chrétiens pour avoir ridiculisé le fils de Dieu. Au passage, on le voit, l’Islam n’a pas le monopole du refus des caricatures, mais celles-ci eurent beaucoup moins d’écho chez nos défenseurs de la liberté d’expression. Et bien entendu, comme toujours, la censure assura le succès de l’album, qui atteignit 100 000 exemplaires en quelques jours.

    Le capitalisme est comparable à une autruche qui avale tout, absolument tout. Mais là, quand même, il y pas mal de dessins de Gerhard Haderer qui lui restent, c’est sûr, en travers de la gorge. On peut rêver et c’est déjà beaucoup.

  • Pour des milliers de prostituées, une misère sans aide JE SUIS UNE PUTE, ET ALORS ? Abonnés

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    Oui, je suis une pute, et alors ? SAM le proclame bien fort. Elle assume. Mais les infirmières de la sexualité publique sont dans une mauvaise passe, et même plus de passes du tout. Ce salaud de Covid a chassé le client, et SAM ne s’est pas encore convertie au télétravail. En plus de ça, il y a cette loi de 2016 qui pénalise le client, et comme beaucoup de ses 30 000 collègues, elle a vu son chiffre d’affaires s’effondrer. Et aucun filet social. Juste un RSA et encore. Et ces vaches de bourgeois qui les appellent des filles de joie !

  • Tout le monde n’est pas parti sur l’île de Ré écrire son journal du confinement Bénévolat : comment les aidés aident les aidants Abonnés

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    Plus de 20 millions d’emplois détruits en un mois aux États-Unis. En France, dix millions de salariés en chômage partiel, et des milliers qui tombent dans la galère du jour au lendemain. Que faire ? Malgré la destruction systématique de la protection sociale par les cinglés du néolibéralisme, la France garde encore une certaine protection grâce à des résistances inlassables, souvent sans tambour ni trompette. Mais on voit les trous s’agrandir encore dans le filet protecteur, et ce n’est sans doute qu’un début. Qui pour raccommoder ces filets quand un président affirme que la protection sociale coûte « un pognon de dingue » ?

  • VIOLENCES POLICIÈRES : « UN BICOT COMME ÇA, ÇA NAGE PAS » (LA SUITE…) ILS M’ONT FRAPPÉ, J’ÉTAIS COMME UN BALLON DE FOOT : le témoignage de Samir Accès libre

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    « UN BICOT COMME ÇA, ÇA NAGE PAS ». Le 26 avril, une vidéo montrait de nouvelles violences policières et des insultes racistes contre un homme qui s’était jeté dans la Seine pour échapper aux policiers. L’affaire est montée jusqu’au ministre de l’Intérieur et deux policiers ont été « suspendus ». Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Nous avons retrouvé la victime. Il s’appelle SAMIR, il témoigne.

    RETOUR SUR LES FAITS

    Le 26 avril, à deux heures du matin, à L’Île-Saint-Denis (93), un homme poursuivi par la police s’est jeté dans la Seine. Selon une vidéo tournée par un témoin, l’homme, une fois repêché, a fait l’objet d’insultes racistes et de violences policières : « UN BICOT COMME ÇA, ÇA NAGE PAS ! » ou encore « T’AURAIS DÛ ACCROCHER UN BOULET AU PIED ! ».

Une sélection :

Didier Porte Hebdo : chaque vendredi, la revue de presse indispensable ! Didier Porte dissèque le coronawashing AbonnésVoir

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Par les temps qui courent, incertains, ouverts au pire comme au meilleur (et à l’abus de clichés idiots, déjà comme je le prouve lamentablement en cet instant même), il est fortement recommandé de se moquer des puissants (ça apaise), en premier lieu évidemment de nos dirigeants, tous plus à la ramasse les uns que les autres, mais aussi et surtout de ceux qui nous dirigent vraiment (attention, irruption imminente d’un cliché odieusement populiste), à savoir les puissances d’argent.

L’île du droit à la caresse Accès libreÉcouter

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Nous nous évitons, nous nous méfions des autres, l’enfer, c’est les autres. Gardez vos distances. On ne sait quel crétin officiel a trouvé l’expression « distance sociale ». Comment retrouver la fusion de la manif, les grappes humaines du « tous ensemble », la grande partouze de la lutte après ça ? En attendant, pour rebondir, voici une histoire d’île et de caresse.

Pour Gérard FILOCHE, MACRON fait plus fort que PÉTAIN ! La plus violente attaque contre le code du travail depuis 75 ans AbonnésÉcouter

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Profitant de la panique générale, Macron et sa bande imposent une série de « lois d’urgence sanitaire » qui constituent une attaque monstrueuse contre le code du travail. Parfaite mise en œuvre de la « stratégie du choc », ces lois prétendument provisoires risquent de passer ensuite dans le droit courant. Même si c’est difficile, c’est maintenant qu’il faut résister, sinon ce sera le retour à la normale, mais en pire.