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réalisation : Jeanne LORRAIN et Jonathan DUONG
« Parmi les causes qui dans l’histoire de l’humanité ont déjà fait disparaître tant de civilisations successives, il faudrait compter en première ligne la brutale violence avec laquelle la plupart des nations traitaient la terre nourricière. » Élisée Reclus, 1866
VERS LES MATINS QUI CHANTENT AU BOUT DE LA NUIT DEBOUT
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L’Intello et l’Ouvrier, deux mondes, deux défiances, deux ignorances, parfois deux rejets par où passent à la fois déférence et mépris. Avec le mouvement NUIT DEBOUT reviennent les images de Jean-Paul SARTRE en 1968 devant les ouvriers de Billancourt, ou la figure de Pierre BOURDIEU en 1995 avec les cheminots.
Et cette fois pour les NUITDEBOUTISTES, c’est LORDON qui s’y colle : « NOUS NE REVENDIQUONS RIEN. » Lancée à la foule au départ du mouvement, la formule de LORDON n’a pas manqué de choquer un militant ouvrier comme Jean-Pierre MERCIER, délégué syndical CGT engagé corps et âme dans la lutte contre PSA et que montre admirablement le film COMME DES LIONS.
Nous avons proposé à Frédéric LORDON et à Jean-Pierre MERCIER de venir débattre. À l’heure où, selon un tout récent sondage (modérément diffusé), 69% des Français estiment que la lutte des classes est une réalité, tandis que 59% jugent qu’elle les concerne, ce genre de débat est nécessaire. Le néolibéralisme a été accompagné de ce que Jacques Rancière appelle « une contre révolution intellectuelle », dotée d’un très puissant appareil médiatique qui a ringardisé et criminalisé la longue lutte pour l’égalité.
En 1968, la rencontre entre le monde étudiant et les syndicats ouvriers n’a pas eu lieu. Aujourd’hui, les matins qui chanteront au bout de la nuit debout passe par la convergence entre les NUITDEBOUTISTES, les SYNDICATS OUVRIERS et les QUARTIERS POPULAIRES.
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Les riches ont-ils mérité leur richesse ? La taxe « Zucman » est-elle confiscatoire ? Taxer les riches aura-t-il pour effet de les faire fuir à l’étranger ? Faut-il avoir peur de la dette ?
Voilà autant d’idées reçues en économie sur lesquelles nous avons tous plus ou moins une opinion, mais à propos desquelles on a souvent du mal à argumenter le soir du réveillon lorsqu’on se retrouve à dîner face à son beau-frère de droite.
Après ses agapes de fin d’année, Laurence De Cock s’est donc dit qu’il fallait un professeur d’économie un tout petit peu pédagogue pour nous expliquer tout cela clairement et nous donner des billes pour la prochaine réunion de famille.
Voilà ainsi révélées les vraies raisons de la présence de Thomas Porcher dans cette émission. Car s’il y a bien un professeur qui prend son métier à cœur, c’est lui. Professeur d’économie à la Paris School of Business, il est surtout connu pour ses nombreuses interventions médiatiques en tant qu’« économiste de gauche » et pour être la seule personne autorisée à contredire Dominique Seux chaque vendredi matin sur France Inter.
Il a aussi publié une bande dessinée avec Ludivine Stock et Raphaël Ruffier-Fossoul, L’économie pour les 99 %, pour essayer de combattre les idées reçues en économie. Et combattre les idées reçues en économie, c’est ce qu’il est venu faire au micro de Laurence De Cock dans ce nouvel épisode de « Si j’aurais su ».
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C’est une mélodie rythmée, scandée, entêtante, obsédante, comme il a pu en composer des centaines dans sa carrière longue de 70 années. Pour celle-ci, Henri Salvador se serait inspiré d’un air traditionnel vénézuélien.
Plus étonnantes sont les paroles interprétées par un chanteur talentueux mais qui ne s’est pas fait remarquer pour ses combats, si ce n’est en 2007 quand il est venu soutenir – quelques mois avant sa mort – le candidat Sarkozy à son meeting de Bercy. Les paroles ne sont donc pas de lui, elles sont de son complice Bernard Michel et elles valent le détour puisqu’elles évoquent un sujet éminemment politique : l’accaparement de l’eau. Cette semaine, Olivier Besancenot est arrivé, sans se presser, à se réconcilier avec Henri Salvador.
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Comment résoudre la triple crise que nous affrontons : crise économique, crise écologique et crise anthropologique ? Pour le journaliste de Mediapart Romaric Godin, qui publie à La Découverte Le problème à trois corps du capitalisme. Sur la gestion autoritaire du désastre (et les moyens de lui faire face), ces trois crises sont les différents visages d’un unique problème : le capitalisme.
Le problème à N corps est un problème mathématique qui vise à déterminer les trajectoires d’un ensemble de corps célestes qui s’attirent mutuellement. En 2006, le romancier chinois Liu Cixin s’est inspiré de ce problème pour écrire son best-seller de science fiction, Le Problème à trois corps.
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C’est ainsi que Donald Trump présente Abdul El-Sayed qui vient de remporter la primaire démocrate dans le Michigan. Une bonne nouvelle pour le parti républicain selon Trump, qui ironise finement alors qu’il est en chute libre dans les sondages, à son plus bas niveau depuis sa réélection, à l’approche des élections de mi-mandat de novembre.
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Personne ne peut t’apprendre à rire, à pleurer, à gémir, personne ne peut t’apprendre à chanter… C’est comme ça que s’explique l’incontestée plus grande voix du jazz afro-flamenco, María Concepción Balboa Buika, dite Concha Buika ou simplement Buika, chanteuse espagnole équatoguinéenne, née en 1972 dans les bas quartiers de Palma de Majorque où sa famille se réfugie après avoir fui la dictature en Guinée. Là, parmi les Gitans, elle s’imbibe de flamenco, puis ce sera copla, jazz, soul, funk…
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Le pompier pyromane ? Le mégot par la fenêtre ? Le barbecue trop près ? C’est la faute à qui ? L’enquête le dira. En attendant, c’est d’abord la faute de votre ennemi préféré : les Arabes si vous êtes Zemmour, Mélenchon si vous êtes CNEWS, Rima Hassan si vous êtes Enthoven, Greta Thunberg si vous êtes Trump, Macron si vous êtes un résident de cette planète.
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Une « voix de naufragée », « de chaînes brisées de cadenas arrachés ». Jacques Prévert a tout dit sur elle. Marianne Oswald (1901-1985) est sans doute la plus célèbre des chanteuses oubliées.
Elle n’a pas laissé une trace mais un tatouage.
Bandits, voyous, voleurs, chenapans… Elle interprète le Prévert grinçant du Front populaire et le Jean Cocteau du Bœuf sur le toit. Anna, Anna la bonne. Elle invente la chanson parlée. Expressionniste, grinçante. Née à Sarreguemines alors allemande, elle n’a qu’un rêve : Paris. Elle surprend, elle déborde, son pathos provoque ou séduit. On écrit pour elle. Mais Sarah Alice Bloch, de son vrai nom, doit fuir l’avancée nazie pour les États-Unis. À son retour, elle continue au cinéma, à la radio. Puis le cercle se rétrécit jusqu’à cette chambre minuscule de l’hôtel Lutetia à Paris. En 1985, la voilà au cimetière des indigents.
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Marie-Paule Belle (25 janvier 1946 - 25 juillet 2026).
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Les élections municipales, c’était il y a quatre mois. Le RN et ses alliés ont pris presque 70 mairies. Là-bas, ils ont déjà un bilan. Et c’est catastrophique.
Le voilà.
À Carcassonne, le maire a supprimé la subvention à la Ligue des droits de l’homme et expulsé des syndicats de la bourse du Travail.
À Liévin, suppression de la cérémonie en hommage aux mineurs qui a lieu tous les premiers mai. Volonté de mettre en place la priorité nationale pour la politique de logement dans la ville.
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Profiteur de guerre et criminel climatique, TotalÉnergies double son bénéfice net sur un an. Alors que le prix des carburants repart à la hausse sur la route des vacances, TotalÉnergies annonce des superprofits, 5,4 milliards de dollars au deuxième trimestre, soit le double sur un an grâce à la guerre de Trump et Nétanyahou contre l’Iran.
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Qui est responsable des canicules et des incendies ? Laurence De Cock reçoit le journaliste de Mediapart Mickaël Correia, qui republie Criminels climatiques. Enquête sur les multinationales qui brûlent notre planète aux éditions La Découverte.
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Suite à notre article sur la photographe Martine Barrat, nous avons reçu ce message d’un AMG qui renvoie à un texte fameux de Roland Barthes (…)
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Le réchauffement est un châtiment. Voilà ce que répète partout Jordan Bardella, voilà ce qui hante et obsède le président du premier parti d’extrême droite, possible président de la République française : le réchauffement est un châtiment.
Mais comment en est-il arrivé à cette forte pensée ?
La Bible !
Oui, dans la Bible, qui est un livre très connu que lui a recommandé son équipe de campagne en lui soulignant des phrases à apprendre en cas de rencontre avec le pape ou ce genre d’influenceur :
« Alors le Seigneur fit descendre du ciel sur Sodome et sur Gomorrhe une pluie de soufre et de feu.
Et il perdit ces villes avec tous leurs habitants, tout le pays à l’entour avec ceux qui l’habitaient. » (Genèse)
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Marine Le Pen, présidente en 2027 ? Macron qui revient en 2032 pour refaire la courte échelle à Marine en 2037 ? Et pourquoi pas vu que la gauche est toujours pas foutue de s’unir autour d’une candidature unique. Du coup, à quoi bon se prendre la tête à chercher une voie pour l’émancipation collective loin du capitalisme ? Ne cherchons plus le bonheur dans la tempérance, la retenue, la sobriété et le partage… Le changement climatique ? Rien à foutre, j’ai la clim !
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Chère Martine Barrat,
Je ne serais pas surpris que tu ne te souviennes pas de moi, voilà 47 ans que l’on ne s’est pas revu. C’était début juillet 1979 à New York, dans ton petit appartement du légendaire Chelsea Hotel où tu vis toujours à 93 ans. J’ai lu ça dans les articles pour la rétrospective qui t’est consacrée à Arles cet été, dans les Rencontres de la photographie.
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Cages de fer, attaques de chiens, tortures à l’électricité, viols collectifs avec matraques ou barres de fer, intestins éclatés…
À Genève, le 21 mars, la rapporteuse spéciale des Nations unies pour les territoires palestiniens occupés FRANCESCA ALBANESE a présenté son dernier rapport « TORTURE ET GÉNOCIDE » dans les territoires palestiniens occupés.
Pas seulement bavure ou revanche, mais méthode systématique contre les Palestiniens dans les prisons mais aussi hors des lieux de détention, y compris sur des mineurs. Il ne s’agit pas d’une dérive mais d’une logique qui s’exerce sur les corps comme sur les conditions de vie.
Le rapport précise : « la torture est une caractéristique structurelle du génocide en cours commis par Israël et, plus largement, de l’apartheid colonial de peuplement ».
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Play Alex Métayer perd la tête 😂🤣😂 par Dj Tazio (VDJ Tazio)
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À sept reprises en moins de six minutes, en direct et en public, le 19 décembre 2025, le député d’extrême droite Charles Alloncle a répété « fils de pute », « enculé » dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public dont il est le rapporteur. Des termes rarement usités dans un cadre officiel qui lui ont valu des milliers de messages dans les réseaux d’extrême droite et dans tous les médias appartenant au milliardaire Vincent Bolloré.
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TOUS NOS ARTICLES SUR GAZA !
Nous avons réuni tous nos articles sur Gaza depuis le 7 octobre 2023.
76 articles (!) Vidéos et podcasts, beaucoup en accès libre.
Ignorance et ressentiment permettent toutes les manipulations et tous les chantages. Les partisans du génocide n’hésitent pas à instrumentaliser la mémoire juive pour accuser d’antisémitisme la moindre solidarité pour le peuple (…)