Entretien avec François MASPERO

François MASPERO : « Balkans-Transit »

Le , par L’équipe de Là-bas

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Suite à l’hommage à François MASPERO dans notre émission du 16 avril 2015 : « De défaite en défaite jusqu’à la victoire finale », avec Éric HAZAN et Julien HAGE, nous vous proposons de réécouter un entretien avec François MASPERO.

En 1997, Daniel MERMET recevait François MASPERO. Pas le libraire, l’éditeur, ni le traducteur, mais l’écrivain et voyageur qu’il était devenu. Dans son livre Balkans-Transit, récit de cinq années de voyage de l’Adriatique à la Mer Noire, à travers l’Albanie, la Macédoine, le Kosovo, l’ex-Yougoslavie, la Bulgarie, la Roumanie, François MASPERO réinventait une façon de voyager, accompagné des photographies de Klavdij SLUBAN :

« La plus belle récompense d’un voyage extraordinaire est bien de rencontrer des gens ordinaires, disons, comme vous et moi. Des gens qui ont traversé comme ils ont pu, sans faire d’histoires et sans forcément faire l’Histoire, des évènements pas ordinaires. Qui nous rappellent que ces évènements-là auraient pu aussi bien arriver à nous, en leur lieu et place. Et, vraiment, avant toute chose, on ferait bien de se demander ce qu’on aurait fait en leur lieu et place. Le sentiment de se retrouver partout au milieu de la grande famille de l’espèce humaine n’a pas de prix – ne serait-ce que parce qu’il confirme que celle-ci existe. Ce n’est pas toujours évident. »

Une émission du 20 mars 1997.

François MASPERO : « Balkans-Transit »

N’oubliez pas que le répondeur attend vos messages au 01 85 08 37 37.

Entretien : Daniel MERMET
Réalisation : Bruno CARPENTIER et Franck HADERER
Préparation : Jonathan DUONG

Voir aussi

Balkans-Transit, un livre de François MASPERO et Klavdij SLUBAN (1997, réédité en 2013 par Points)

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  • Balkans-Transit

    Un long récit de voyage au cœur de l’Europe. « C’est peut-être cela, le pari du voyage ? Au-delà des émerveillements ou des angoisses de l’inconnu, retrouver le sentiment d’être de la même famille. » Avec cette phrase d’un certain Lord Cadogan en exergue, « N’allez pas à l’étranger, c’est un endroit horrible. »

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