L’HUMA SI J’Y SUIS 2016

Féminisme islamique, c’est possible ?

Le

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https://www.youtube.com/watch?v=wHdLjmRsFVE

Féminisme chrétien, rien de choquant dans ces deux mots. Judaïsme féministe, non plus. Mais féminisme islamique, là, ça ne colle pas. Deux mots contradictoires, vraiment ? Réponse de cinq femmes aussi pêchues et pertinentes que convaincues.

Qu’elles s’appellent Selma OUMARI (NPA), Fadela EL MIRI (assistante sociale à Marseille), Jamilla FARAH (de la Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie), Nacira GUÉNIF-SOUILAMAS (sociologue) ou Michèle SIBONY (Union Juive Française pour la Paix), toutes partagent une même idée : la liberté c’est le choix, donc celui de pouvoir décider ce qu’on veut faire avec son corps, être nue ou voilée.

Elles ont une vision globale qui va bien au-delà de l’Europe, rendent hommage aux femmes qui luttent partout dans le monde, se méfient des qualificatifs accolés au féminisme — qu’il soit européo-centré ou islamique. L’important, c’est de lutter contre les machistes de tous poils, les misogynes de tous pays, les anti-sexistes patriarcaux. Et réaffirmer la place des femmes — musulmanes ou pas —, comme l’a fait le premier congrès des peuples de l’Orient réuni à Bakou en 1920, où il est proclamé en arabe : « opprimés de tous les pays, unissez-vous ! »

Le 21 septembre, elles se retrouveront à l’espace Confluences, pour un printemps de la liberté, l’égalité et de la fraternité et pour agir contre l’islamophobie et les racismes. Ce sera mercredi à 18h 30 à l’Espace Confluences, 190 boulevard de Charonne, Paris 20ème

Une émission enregistrée en direct à la Fête de l’Huma avec, autour de Daniel MERMET :
 Selma OUMARI du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA),
 Fadela EL MIRI, assistante sociale à Marseille,
 Jamilla FARAH de la Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie (CRI),
 Nacira GUÉNIF-SOUILAMAS, sociologue,
 et Michèle SIBONY, de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

Fadela EL MIRI

Les différentes séquences de l’émission :

01. « Féminismes islamiques », un oxymore ?
Là-bas si j’y suis

Jamilla FARAH

Michèle SIBONY

Selma OUMARI et Nacira GUÉNIF

Merci à Selma OUMARI, Fadela EL MIRI, Jamilla FARAH, Nacira GUÉNIF-SOUILAMAS et Michèle SIBONY.

Marie GALL attend vos messages sur le répondeur de Là-bas si j’y suis au 01 85 08 37 37.

journaliste : Daniel MERMET
musique : DGIZ
réalisation : Franck HADERER, Sylvain RICHARD
préparation : Dillah TEIBI, Marie GALL et Véronique BROCARD
photos : Grégory SALOMONOVITCH
vidéo : Jeanne LORRAIN et Jonathan DUONG

(Vous pouvez podcaster cette émission en vous rendant dans la rubrique « Mon compte », en haut à droite de cette page.)

Voir aussi

 À LIRE :
Féminismes islamiques, un livre coordonné par Zahra Ali (2012, éditions La Fabrique)

Le Premier congrès des peuples de l’Orient : Bakou 1920, une réédition par La Brèche et RaDar en fac-similé de celle de François Maspero (1971), elle-même faite à partir de l’édition de l’Internationale Communiste de 1920.

 À VOIR :
Agir contre l’Islamophobie et les Racismes, un meeting organisé à l’Espace Confluences (190 boulevard de Charonne, Paris 20ème), mercredi 21 septembre à partir de 18h30 >>>> Plus d’infos sur www.weezevent.com

Sur notre site

Dans les livres

  • Féminismes islamiques

    Féminismes islamiques. Ce titre sonne comme un oxymore, habitués que nous sommes au stéréotype associant l’islam à l’oppression de la femme. Zahra Ali, doctorante à l’EHESS, engagée depuis de nombreuses années au sein d’associations féministes, antiracistes et musulmanes, témoigne du contraire. Elle raconte la lutte de croyantes, chercheuses et militantes engagées dans une démarche féministe à l’intérieur du monde religieux. De l’Égypte à l’Iran, du Maroc à la Syrie, en France et aux Etats-Unis, ce sont ces voix qu’elle nous fait entendre, celles de celles qui luttent pour l’égalité retournent les textes sacrés contre le patriarcat, s’élèvent contre les autorités politiques et religieuses qui bafouent le droit des femmes.
  • Le premier congrès des peuples d’Orient, Bakou 1920. Verbatim des sept jours de débat

    En septembre 1920, à Bakou, la capitale de la toute nouvelle république socialiste de l’Azerbaïdjan, se tient le premier congrès des peuples de l’Orient. Deux mille délégués venus de toute l’Asie centrale et de Moscou bien-sûr, débattent des problèmes posés par la Révolution d’Octobre et de la dynamique de la révolution permanente. Au programme : le rôle des femmes, du parti, des religions et particulièrement la musulmane, de l’internationalisme en actes, de l’alliance du prolétariat des pays industrialisés et des peuples opprimés… Il n’y aura pas de deuxième congrès, tous ceux qui ont porté le premier ont été assassinés d’un commun accord par Staline et les impérialismes. C’est pourquoi il faut lire ce livre qui avait été édité en 1921 par L’internationale Communiste et la Libération de l’Orient. Urgent et indispensable en ces temps de replis nationalistes.

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