Dans le Monde Diplo d’avril

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Lequel des deux favoris aux primaires américaines s’est opposé à la guerre en Irak ? Hillary Clinton ? Non, Donald Trump.
Lequel a toujours combattu les traités de libre-échange ? Hillary Clinton ? Non, Donald Trump.
Lequel reste indépendant aux financements des mécènes et des lobbies ? Hillary Clinton ? Non, Donald Trump. Et pour cause, le milliardaire a de quoi financer sa campagne tout seul.
Pas facile de s’y retrouver dans cette campagne électorale américaine. Heureusement, Serge HALIMI revient des États-Unis où il a rencontré des partisans du charmant Trump. Philippe LEYMARIE nous rappelle que le business de l’armement se porte très bien dans le monde comme en France, en dehors de tout contrôle démocratique. Le conflit du Moyen-Orient s’expliquerait par la confrontation sunnite contre chiite. Alors pourquoi le Maghreb plutôt sunnite soutient le régime de Bachar Al-Assad, plutôt chiite ? Analyse d’Akram BELKAÏD. Les imams en France n’ont pas bonne presse. Mais qui sont-ils ? Loin des clichés, une enquête de Solenne JOUANNEAU auprès de 2 500 imams de France.
Un entretien de Daniel MERMET avec l’équipe du Monde diplomatique du mois d’avril.

Écouter l'émission

  • 01. Serge HALIMI : Guerre civile au sein de la droite américaine

    - MP3 - 15.4 Mo

  • 02. Philippe LEYMARIE : La grande chasse aux milliards

    - MP3 - 12.5 Mo

  • 03. Akram BELKAÏD : Pourquoi le Maghreb soutient Bachar Al-Assad

    - MP3 - 6.9 Mo

  • 04. Solenne JOUANNEAU : Imams en France, loin des clichés

    - MP3 - 15.1 Mo

Dans le Monde Diplo d’avril

Notre émission avec l’équipe du Monde diplomatique du mois d’avril, avec, autour de Daniel MERMET :

- Serge HALIMI : « Guerre civile au sein de la droite américaine »

- Philippe LEYMARIE : « La grande chasse aux milliards »

- Akram BELKAÏD : « Pourquoi le Maghreb soutient Bachar Al-Assad »

- Solenne JOUANNEAU : « Imams en France, loin des clichés »


Les différentes séquences de l’émission :

01. Serge HALIMI : Guerre civile au sein de la droite américaine

01. Serge HALIMI : Guerre civile au sein de la droite américaine

Comment un promoteur immobilier new-yorkais marié à trois reprises peut-il être aussi populaire dans le sud des États-Unis, bastion de la droite religieuse ? Réponse en Alabama, avec des militants du Parti républicain qui s’affrontent autour de la candidature de Donald Trump.

pages 1 et 10 du Monde Diplo : Guerre civile au sein de la droite américaine

02. Philippe LEYMARIE : La grande chasse aux milliards

02. Philippe LEYMARIE : La grande chasse aux milliards

Au début des années 1990, la fin de la guerre froide devait vider les arsenaux et mettre fin à la plupart des conflits. Loin de régresser, les dépenses militaires dans le monde ont augmenté d’un tiers en dix ans, atteignant 1 520 milliards d’euros en 2014, année qui a connu plus de guerres que toute autre depuis l’an 2000.

pages 13, 14 et 15 du Monde Diplo : La grande chasse aux milliards

03. Akram BELKAÏD : Pourquoi le Maghreb soutient Bachar Al-Assad

03. Akram BELKAÏD : Pourquoi le Maghreb soutient Bachar Al-Assad

Contrairement au cliché réducteur qui veut qu’une ligne de fracture violente oppose désormais les deux branches principales de l’islam, de nombreux Maghrébins demeurent peu sensibles à la logique confessionnelle.

pages 6 et 7 du Monde Diplo : Pourquoi le Maghreb soutient Bachar Al-Assad

04. Solenne JOUANNEAU : Imams en France, loin des clichés

04. Solenne JOUANNEAU : Imams en France, loin des clichés

Principale incarnation de l’autorité islamique en France, les imams suscitent l’intérêt des pouvoirs publics, qui leur prêtent une grande influence. Il faudrait donc les surveiller, les encadrer, voire les former, pour éviter toute dérive communautaire. Cette lecture se heurte à la réalité du travail des religieux musulmans, dont le profil est avant tout déterminé par les fidèles qui fréquentent le lieu de culte.

pages 1 et 22 du Monde Diplo : Imams en France, loin des clichés

Merci à Sophie DURAND-NGÔ du Monde Diplomatique.

Programmation musicale :
- Parodie du Grinch : You’re A Mean One, Mr. Trump
- Keny Arkana : Cinquième Soleil

Marie GALL attend vos messages sur le répondeur de Là-bas si j’y suis au 01 85 08 37 37.

entretien : Daniel MERMET
réalisation : Jérôme CHELIUS et Grégory SALOMONOVITCH
préparation : Jonathan DUONG

(Vous pouvez podcaster cette émission en vous rendant dans la rubrique "Mon compte", en haut à droite de cette page.)

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  • TOUT UN ÉTÉ LÀ-BAS Connaissez-vous Barbe ? Accès libre

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    Barbe portait la barbe. C’était sans doute le premier sujet de conversation avec lui. Et après c’était les femmes qu’il dessinait. Est-ce qu’il les connaissait en vrai ? Est-ce qu’on pourrait les rencontrer en vrai ? Et là, Barbe riait dans sa barbe. Ces femmes étaient dans sa tête, dans son œil, dans sa main, entre ses doigts, au bout de son crayon. Elles étaient vraies puisqu’il les imaginait. Rien de plus vrai que ce qu’on imagine, même quand on est avec une femme en vrai. Chaque mois, dans les années 1970, on attendait le « cinéma » de Barbe dans Charlie mensuel. Génial, mais il n’a pas fait que ça. Né en 1936, il avait d’abord voulu faire pilote de chasse. Et puis non, il se contente de bosser dans l’aéronautique. Puis, avec son frère, il participe à une expédition scientifique sur les volcans à Djibouti. Un parcours insolite, comme on dit. Après ça, il plonge dans le dessin jusqu’au cou. Pas seulement au cou des filles nées de ses mains. Mais aussi le monde autour. Pas toujours rose. On voit ses dessins un peu partout dans la presse ou dans des albums avec sa bande de copains. À la fin, il meurt en 2014, à 77 ans. Il fait partie de ceux qui font que le monde est moins moche une fois qu’ils y ont séjourné, et plus respirable et et plus sensuel. Vous n’avez plus qu’à savourer l’hommage que lui rend l’équipe de LÀ-BAS.

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    Épisode 1 - JOJO L’INTERNATIONAL

    (Saint-Brieuc, février 2019)

    Pourquoi vous êtes venu ?

    Je suis sorti d’un silence religieux à une expression du peuple et des discussions interminables, et à quelques scènes de « ton élevé », on va dire. Donc c’est surprenant. Vous êtes quinze ans dans le silence, et du jour au lendemain vous arrivez au milieu de gens qui n’arrêtent pas de parler. Au début j’étais un peu perdu, je les écoutais. Ça m’a fait hyper plaisir de voir les gens communiquer, parler entre eux, se tutoyer, se serrer la main, s’embrasser. Parce qu’on n’est pas des gueux ni des vilains, on n’est plus au Moyen Âge. Je sais que la Révolution de 1789, on l’a ratée un peu, parce qu’ils étaient rois de père en fils, donc on n’avait rien à dire. Mais maintenant, on n’arrête pas de parler, et c’est surprenant. Ça fait du bien de voir le franc-parler. Et puis les gens avaient honte de dire qu’ils étaient pauvres. Maintenant, ils nous expliquent qu’ils vivent chez eux sans chauffage, ils osent le dire.

  • Connaissez-vous Théophile Alexandre Steinlen ? Abonnés

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    Si vous ne le connaissez pas, sachez que les chats le connaissent. Surtout les chats noirs. Sur les toits, sur les tombes, sur les gouttières, ils en parlent encore, surtout les chats de Montmartre, vers la rue Caulaincourt, sa maison s’appelait Cat’s cottage. Pourtant il n’était pas anglais, il était né à Lausanne en 1859. Peintre, graveur, illustrateur, affichiste, sculpteur, il fut un des artistes parmi les plus populaires de son temps, dans le tourbillon de 1900, dans ce que ces vaches de bourgeois appelaient la « Belle Époque ». Il a montré le contraire. La misère, la galère, la guerre, les ouvrières, le paysan qui tire la charrue devant le gros bourgeois ventru. Mais attention, il n’incite pas à la compassion et à la charité, mais à la lutte, à la différence de ses congénères, les artistes dont cette même bourgeoisie gloutonne allait faire une bohème d’opérette, pittoresque et inoffensive. Steinlen est un libertaire, dans l’esprit d’Élisée Reclus ou de Camille Pissaro. Il fréquente les anciens communards, il rend hommage à Louise Michel, il illustre L’Internationale de Degeyter et Pottier. Anarchiste oui, mais proche aussi des socialistes et des communistes de ce temps-là, il raconte cet élan puissant et profond que la guerre en 14 allait ruiner pour longtemps.

  • TOUT UN ÉTÉ LÀ-BAS Connaissez-vous Gerhard Haderer ? Abonnés

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    On ne remerciera jamais assez le cancer et Jésus.

    Oui, tout d’abord, merci au cancer. Car s’il n’avait pas eu un cancer en 1985, à 34 ans, Gerhard Haderer aurait eu la vie indigente d’un « créateur » publicitaire. Or, c’est lorsqu’il fut opéré (et guéri) qu’il a tout laissé tomber et s’est tourné à fond vers le genre de dessins que vous allez (re)découvrir, si puissants, si violents qu’ils se passent de tout commentaire, à part quelques gloussements, quelques éclats de rire et pas mal de silences dans le genre grinçant.

    Ensuite, merci à Jésus. Et surtout à Monseigneur Christoph Schönborn, cardinal, archevêque de Vienne. En 2002, Gerhard Haderer publiait La Vie de Jésus, un surfeur drogué à l’encens, ce qui faisait un peu scandale dans la très catholique Autriche, si bien que le cardinal archevêque, hors de lui, crut bon de donner l’ordre à l’auteur de présenter ses excuses aux chrétiens pour avoir ridiculisé le fils de Dieu. Au passage, on le voit, l’Islam n’a pas le monopole du refus des caricatures, mais celles-ci eurent beaucoup moins d’écho chez nos défenseurs de la liberté d’expression. Et bien entendu, comme toujours, la censure assura le succès de l’album, qui atteignit 100 000 exemplaires en quelques jours.

    Le capitalisme est comparable à une autruche qui avale tout, absolument tout. Mais là, quand même, il y pas mal de dessins de Gerhard Haderer qui lui restent, c’est sûr, en travers de la gorge. On peut rêver et c’est déjà beaucoup.

  • TOUT UN ÉTÉ LÀ-BAS Connaissez-vous Jean-Jacques Lequeu ? Abonnés

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    Atypique, hors norme, extravagant, dérangeant… Des mots tellement usés et abusés quand il s’agit d’art et d’artistes qu’ils sont depuis longtemps vidés de leur sang et de leur sens. Mais voilà que l’œuvre surprenante de Jean-Jacques Lequeu (1757-1826), qui vient d’être exposée pour la première fois, redonne toute sa vigueur au mot « déroutant », et c’est assez rare pour qu’on s’attarde et qu’on se perde dans ses étranges dessins.

    Pas si étranges en apparence. Jean-Jacques Lequeu est dessinateur d’architecture, contemporain des plus grands de son temps, comme Soufflot, Ledoux ou Boullée. Sauf que lui, aucun de ses innombrables projets ne sera réalisé. De même que les jardins qu’il dessinait dans les moindres détails, dans le style classique ou rococo. Tout restera sur le papier, accompagné de ses curieux commentaires écrits. Pourtant, sa vie traverse les plus grands bouleversements de notre histoire, les Lumières, la Révolution, l’Empire, la Restauration. Les esprits se déchaînent, les utopies aussi, les idées, les grandeurs, les folies, l’histoire rue dans les brancards, mais lui, non, tout reste dans ses cartons.

  • TOUT UN ÉTÉ LÀ-BAS Connaissez-vous Laurie Lipton ? Abonnés

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    Si, comme beaucoup, vous ne faites plus que des cauchemars sans surprise, qui ne vous réveillent plus en hurlant, le dos glacé de peur, les dessins de Laurie Lipton vont repeupler vos nuits et vos jours. Je dis « repeupler » pour vous ménager, mais le vrai mot est « hanter ». Au bureau, en famille, en vacances, rien ne sera tout à fait comme avant, car Laurie Lipton a trouvé le moyen de fendre cette armure molle de banalité qui nous sert aujourd’hui d’uniforme.

    Il y a vingt ans, Cornelius Castoriadis parlait d’une « montée de l’insignifiance » pour qualifier l’effet du grand bond en arrière néolibéral. Le temps lui donne raison, mais cette médiocratie ne se limite pas au champ politique et intello-médiatique. La loi du marché et de la com’ a réussi à domestiquer, à aseptiser, à rétrécir la moindre recherche, la moindre audace intellectuelle ou artistique, le moindre déraillement. Depuis longtemps – disons au moins depuis Marcel Duchamp avec son lavabo et son Porte-bouteilles –, l’oligarchie a su parfaitement désarmer toutes les provocations et tous les outrages, en retournant les signes les plus subversifs à son avantage, en montrant par sa largesse la largeur de son esprit.

  • TOUT UN ÉTÉ LÀ-BAS Qui cache son fou, meurt sans voix Abonnés

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    La folie fait peur, la folie du fou, la folie de l’autre, mais aussi la folie du fou qu’on a en nous. En France, douze millions de personnes sont touchées chaque année par une maladie mentale. Un français sur cinq. Rien que la dépression affecte 2,5 millions d’entre nous. Or dans les hôpitaux, à Rouvray, à Amiens, comme ailleurs la machine gestionnaire a pris le pouvoir, la situation se dégrade autant pour les patients que pour les familles et les soignants. Jusqu’où ?

Une sélection :

Le tourisme de masse, c’est dégueulasse ! AbonnésÉcouter

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Le tourisme, c’est très sympa. Ça permet de découvrir des œuvres d’art, de visiter des monuments historiques, de se plonger dans la culture d’un pays. Ça apporte aussi beaucoup de richesses aux régions visitées, puisque le touriste consomme, et donc le touriste crée de la croissance, et donc le touriste crée de l’emploi. Oui, sauf quand le touriste n’est pas le seul à avoir eu l’idée géniale de visiter cet endroit unique au monde. Et le tourisme, ça devient beaucoup moins sympa quand il y a trop de monde : attirés à grand renfort de campagnes publicitaires, les touristes finissent par détruire ce qu’ils étaient venus admirer. Exemple avec l’inscription à la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, un « label » décerné par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture. Une consécration ou un cadeau empoisonné ?

Une série de reportages en dix épisodes Vous êtes seul, célibataire ? Là-bas vous aide à rencontrer quelqu’un ! [INTÉGRALE] AbonnésÉcouter

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Tout le monde ne se pose pas la question, mais beaucoup quand même : comment rencontrer quelqu’un ? Où choper un mec ? Où draguer une fille ? Dans la rue, dans un bar, au bureau ? Sur un site de rencontre, avec une application ? Pour une nuit, pour la vie ? Chacun ses trucs, mais au fait, comment font les autres ? Sophie Simonot est allée vous poser la question. Une série de reportages en dix épisodes, dans des milieux et des générations différentes, des réponses et des silences inattendus…