Tout un été Là-bas

Comment le numérique nique la planète Abonnés

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Tout un été Là-bas, c’est le temps de prendre son temps… le temps de (re)découvrir le meilleur de Là-bas, mais aussi des surprises et des pépites à déguster.

Agbogbloshie, dans la banlieue d’Accra, la capitale du Ghana, abrite l’une des plus grosses décharges de matériel électronique au monde. Plusieurs centaines de personnes, dont des enfants, y travaillent à la collecte et au tri des composants électroniques (MUNTAKA CHASANT/SOLENT NE/SIPA)

[EXTRAIT] Comment le numérique nique la planète [RADIO]

« Pensez environnement ! N’imprimez cet e-mail que si c’est nécessaire. » Longtemps, cette simple signature en bas d’un e-mail a laissé croire que l’échange dématérialisé d’un message était propre, plus propre que son impression et son envoi physique. Sauf que l’augmentation exponentielle du volume de données numériques que nous produisons vient changer la donne.

Les textes, images et vidéos auxquels nous accédons via Internet ne sont plus stockés sur nos ordinateurs et nos téléphones, mais dans de gigantesques fermes de données énormément consommatrices en énergie. Nos appareils, qui sont de fait de plus en plus petits et légers, sont paradoxalement très lourds, coûteux et polluants à produire : la quantité d’énergie qu’il faut pour extraire la soixantaine de métaux rares qui rentrent dans la composition d’un téléphone portable est colossale. Si les grandes entreprises du numérique mettent en avant les économies d’énergie que permettent leurs services (une visioconférence sera toujours plus écologique qu’un déplacement en avion pour assister à une réunion…), elles occultent soigneusement l’impact négatif de leurs services virtuels – en apparence inoffensifs – sur le climat. C’est ce que révèle une nouvelle enquête du journaliste Guillaume Pitron, après avoir dévoilé une première face cachée de la transition énergétique et numérique dans La guerre des métaux rares.

Un entretien de Jonathan Duong avec Guillaume Pitron, qui publie L’Enfer numérique. Voyage au bout d’un like (Les Liens Qui Libèrent, 2021).

Programmation musicale :
- Marc-Étienne : L’ère numérique
- Thurofly : Existence numérique
- Igorrr : Houmous
- Her ft. AnnenMayKantereit, Roméo Elvis : On & On

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Chacun a en soi un bourgeois qui sommeille François Bégaudeau : « Je rêverais qu’une assemblée populaire administre France Inter » AbonnésVoir

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Je suis un bourgeois et j’en suis fier. Personne ne dit une chose pareille. Le bourgeois, c’est l’autre, le bobo, le faux-cul, le gras du bide. Et encore, ça se dit plus, bourgeois, c’est désuet. Depuis longtemps, le bourgeois a appris à se déguiser. Une casquette de pêcheur, une veste de paysan, un blue jean comme les ouvriers. Il a entonné des discours indignés et révoltés contre le mal, contre le fascisme et contre les cons. C’est un libertaire, le bourgeois. Contre l’impôt, contre le voile, contre les flux migratoires incontrôlés. Il proclame la révolution. C’est le titre du livre d’Emmanuel Macron, RÉVOLUTION. Il est progressiste aussi. Le mouvement qui soutient Macron se proclame « progressiste ».

C’est le printemps !!!! Accès libreÉcouter

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Musicale pour fêter l’arrivée des beaux jours...
avec Edith Piaf "Enfin le printemps", Jacques Prévert "Le temps perdu", Aznavour "C’est le printemps", Bourvil, Lester Young "Two to tango" et les Fabulous troubadours "Y des Garçons"

Connaissez-vous Gerhard Haderer ? AbonnésLire

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On ne remerciera jamais assez le cancer et Jésus.

Oui, tout d’abord, merci au cancer. Car s’il n’avait pas eu un cancer en 1985, à 34 ans, Gerhard Haderer aurait eu la vie indigente d’un « créateur » publicitaire. Or, c’est lorsqu’il fut opéré (et guéri) qu’il a tout laissé tomber et s’est tourné à fond vers le genre de dessins que vous allez (re)découvrir, si puissants, si violents qu’ils se passent de tout commentaire, à part quelques gloussements, quelques éclats de rire et pas mal de silences dans le genre grinçant.

Ensuite, merci à Jésus. Et surtout à Monseigneur Christoph Schönborn, cardinal, archevêque de Vienne. En 2002, Gerhard Haderer publiait La Vie de Jésus, un surfeur drogué à l’encens, ce qui faisait un peu scandale dans la très catholique Autriche, si bien que le cardinal archevêque, hors de lui, crut bon de donner l’ordre à l’auteur de présenter ses excuses aux chrétiens pour avoir ridiculisé le fils de Dieu. Au passage, on le voit, l’Islam n’a pas le monopole du refus des caricatures, mais celles-ci eurent beaucoup moins d’écho chez nos défenseurs de la liberté d’expression. Et bien entendu, comme toujours, la censure assura le succès de l’album, qui atteignit 100 000 exemplaires en quelques jours.

Le capitalisme est comparable à une autruche qui avale tout, absolument tout. Mais là, quand même, il y pas mal de dessins de Gerhard Haderer qui lui restent, c’est sûr, en travers de la gorge. On peut rêver et c’est déjà beaucoup.