Au cœur de l’« opération Macron » : comment l’oligarchie a fabriqué Emmanuel Macron Abonnés

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« Emmanuel Macron, ô tête de con, on vient te chercher chez toi ! » Tout le monde déteste Macron, et il le mérite bien. Mais on a tort. Macron est là pour prendre les coups à la place de ceux qui tirent les ficelles, de ceux qui détiennent le vrai pouvoir, le pouvoir économique et financier. Un pouvoir détenu par les quelques milliardaires français dont les noms sont bien connus : Bernard Arnault, François Pinault, Patrick Drahi, Vincent Bolloré, Xavier Niel…

Ils ont choisi Macron comme on parie sur un cheval, avec l’espoir de récupérer la mise une fois le candidat Macron élu président de la République. Et c’est ce qui s’est passé, les « réformes » de Macron servent les intérêts de ceux qui l’ont porté au pouvoir, les fortunes d’Arnault et de Pinault se sont envolées.

Complot, vous avez dit complot ? Non, ou en fait oui peut-être, tant le récit d’Éric Stemmelen, Opération Macron, est rigoureux et implacable. Sans rien révéler d’autre que des faits déjà publics, Éric Stemmelen a tenu le journal, entre 2012 et 2017, de l’accession au pouvoir d’Emmanuel Macron : les faits, les déclarations, les nominations, les articles de presse, les actes précis qui, une fois mis bout à bout, dévoilent comment le candidat Macron a été pensé, fabriqué, lancé, mis en scène par une classe sociale, celle des super-riches. Une classe qui soutient désormais Macron comme la corde soutient le pendu. Une fois Macron définitivement essoré et rincé, ils le jetteront pour le remplacer par une autre serpillière. Ils cherchent déjà son remplaçant : « je crois que je connais celle qui viendra après lui », avouait malicieusement Jacques Attali en… 2014 [1].

Jonathan Duong

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images : Cécile Frey et Florent Michaux
montage : Pascal Montagna
son : Sylvain Richard

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Notes

[1BFM-TV, 27 août 2014.

Voir aussi

À LIRE :

- Éric Stemmelen, Opération Macron, éditions du Cerisier, 2019

À VOIR :

- Yves Jeuland, Un temps de président, France 3, 2015

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  • Opération Macron

    Le pouvoir financier et économique voulait un homme à sa dévotion, les médias à ses ordres l’ont fabriqué. Sans rien révéler d’autre que des faits déjà publics, Éric Stemmelen a tenu le journal, entre 2012 et 2017, de l’accession au pouvoir d’Emmanuel Macron : les faits, les déclarations, les nominations, les articles de presse, les actes précis qui, une fois mis bout à bout, dévoilent comment le candidat Macron a été pensé, fabriqué, lancé, mis en scène par une classe sociale, celle des super-riches. Une classe qui soutient désormais Macron comme la corde soutient le pendu. Une fois Macron définitivement essoré et rincé, ils le jetteront pour le remplacer par une autre serpillière. Ils cherchent déjà son… Lire la suite

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Frédéric LORDON publie« Figures du communisme » aux éditions La Fabrique. Un entretien en deux parties Frédéric Lordon, le capitalisme nous détruit, détruisons le capitalisme (1/2) AbonnésVoir

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Il est remonté Lordon, et son bouquin vous remonte, un vrai coup de printemps dans cette odeur de renfermé et de renoncement flageolant. Angoisse, précarité, inégalités, réchauffement, asphyxie et maintenant pandémie. Ça fait beaucoup et c’est clair, le capitalisme détruit nos vies. On peut essayer de lui limer les griffes, lui mettre du caoutchouc sur les crocs, lui apprendre à manger de la salade, lui faire des petits bisous, il s’en fout. On en voit à gauche tout penauds, qui négocient comme au temps de l’esclavage on aurait négocié la longueur de la chaîne et le poids des boulets. Il faut choisir : ou bien on dit « un autre capitalisme est possible » et on le réforme et on le corrige et on lui trouve des chouettes idées et on le renforce. Ou bien on comprend qu’il nous mène au désastre général et qu’il faut tout changer. Tout en profitant de la période qui finit, celle du développement matériel, à nous d’inventer enfin l’histoire du développement humain. Voilà qui vous remet de l’air dans les bronches !

« On lâche rien », c’est eux qui chantent ça, les larbins du capitalisme, tous en chœur dans leurs Covid parties, on lâche rien sauf les chiens, sauf les chars. Les chars, oui. Lordon rappelle 1973 à Santiago du Chili, quand un vrai socialisme était là pour de vrai. On peut rappeler la Semaine sanglante, on peut rappeler ceux qui ont préféré Hitler au Front populaire, on peut évoquer les véhicules blindés qui furent envoyés par Macron contre les « gilets jaunes », et aujourd’hui la spéculation sur les vaccins qui va laisser pourrir des milliers d’êtres dans le monde. Et bien sûr, un capitalisme propre sur lui, bien déguisé en démocratie comme le loup qui se déguise en gentille grand-mère. Des élections, ah oui, très bien, à condition que les blancs bonnets remplacent les bonnets blancs, et le contraire aussi dans un affrontement passionnant. Mais pas davantage. Sinon revoyez les aventures de la Grèce en 2015. Tout le bouquin de Lordon peut se résumer à la phrase de Bertolt Brecht : « le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie, il est son évolution par temps de crise ».

Émission spéciale « Doléances et Résistances » en public HAYANGE, CEUX QUI FONT FACE AU FRONT [INTÉGRALE RADIO] AbonnésÉcouter

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C’est curieux, le maire d’Hayange n’a pas aimé notre affiche, il l’a fait arracher et même il l’a fait repeindre en bleu ! Lui qui aime tant le cochon, lui qui fait la Fête du cochon. Hayange est l’une des onze nouvelles villes conquise par le Front National lors des municipales de 2014. Ancien militant de Lutte Ouvrière et de la CGT,le jeune maire d’Hayange est devenu célèbre en se convertissant subitement à l’extrême-droite. Il est aussi très malin pour lancer des petites ou des grosses provocations qui font le beurre et le bonheur des médias qui viennent du monde entier dans cette ville de Moselle frappée par les politiques néo-libérales.