Avec Serge Halimi et Martine Bulard du Monde diplomatique

Afghanistan : « La défaite peut conduire à un surcroît d’agressivité ailleurs » Abonnés

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Dans la vallée du Pandjchir, Bernard-Henri s’entraîne avec le fusil du commandant Massoud, que lui a prêté son fils Ahmad Massoud avant de se boucher les oreilles (Bernard-Henri Lévy et Marc Roussel, Une autre idée du monde, France, 1h35, 2021)

Après le Vietnam, après l’Irak, après la Libye, l’Afghanistan est un nouvel échec spectaculaire des États-Unis.

Pourquoi la plus grande puissance du monde n’arrive-t-elle pas à tirer les leçons de ses erreurs passées ? Pourquoi la coalition internationale s’est-elle acharnée pendant vingt ans alors qu’on savait cette guerre injuste et ingagnable ? Pourquoi les membres de l’OTAN, dont la France, ont-ils suivi les États-Unis dans ce prétendu combat « contre l’obscurantisme et la terreur » ? Pourquoi la « lutte contre le terrorisme » est-elle toujours un mauvais prétexte pour attaquer un pays ? L’Afghanistan était-elle la dernière des « guerres sans fin » menées par les États-Unis au nom de la « liberté » ?

Pour Serge Halimi, on peut redouter la réaction américaine : « au lieu que la défaite conduise à davantage d’humilité – lorsqu’il s’agit de la politique internationale ou de la politique de défense – elle peut conduire à un surcroît d’agressivité ailleurs. »

Un entretien de Jonathan Duong avec Serge Halimi, directeur de la publication du Monde diplomatique, et Martine Bulard, journaliste.

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