Les ravages du business de la rose

Pour la fête des Mères, comme pour la Saint-Valentin, faites ce que vous voulez, mais n’offrez pas de roses ! Abonnés

1

Le

Dimanche 7 juin, c’est la fête des Mères ! Une journée cruciale pour l’industrie de la fleur, et même la plus importante, puisque la moitié de la vente de fleurs annuelle se réalise ce jour-là [1]. L’occasion de (ré)écouter notre émission de la Saint-Valentin pour comprendre pourquoi il ne faut surtout pas offrir de roses à sa charmante maman.

[EXTRAIT] Pour la fête des Mères, faites ce que vous voulez, mais n’offrez pas de roses ! [RADIO]

La rose est le symbole de l’amour. Mais la rose est aussi le symbole éclatant des ravages du capitalisme mondialisé. Assurée par le travail répétitif des ouvriers colombiens, kenyans ou éthiopiens sous-payés et exposés à quantité de produits chimiques, la culture des roses ponctionne toutes les ressources hydriques des zones équatoriales où elle sont produites.

Une fois coupées et conditionnées, les roses voient leur bilan carbone s’alourdir : ces millions de tiges parcourent des milliers de kilomètres dans des avions réfrigérés jusqu’à Aalsmeer, le marché mondial des fleurs situé aux Pays-Bas. Là, les roses n’ont que quelques dizaines d’heures pour être vendues et acheminées jusqu’aux fleuristes, avant de finir leur périple dans un vase où – leur durée de vie a été calculée depuis le départ – elles pourront agrémenter un intérieur pendant quelques jours avant de rejoindre la poubelle.

Désastre environnemental et social au profit d’une industrie florissante, la rose et les dessous de sa fabrication illustrent ce que cache un plaisir fugace entretenu par des bureaux d’étude en marketing.

Un entretien de Jonathan Duong avec Zulma Ramirez et Geoffroy Valadon, auteurs de l’article « Allons voir si la rose… » dans Le Monde diplomatique de février.

Programmation musicale
- Annie Cordy : Six Roses

Abonnez-vous pour accéder à tous nos contenus, c’est très simple !

Depuis 1989 à la radio, Là-bas si j’y suis se développe avec succès aujourd’hui sur le net. En vous abonnant vous soutenez une manière de voir, critique et indépendante. L’information a un prix, celui de se donner les moyens de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre travail. C’est aussi le prix de notre indépendance, pour ne pas être soumis financièrement aux annonceurs, aux subventions publiques ou aux pouvoirs financiers.

Je m'abonne J'offre un abonnement

Déjà abonné.e ?
Identifiez-vous

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

Pierre Seel, homosexuel déporté Accès libreÉcouter

Le , par L’équipe de Là-bas

Les provocations homophobes du député UMP Christian VANESTE sur "la légende de la déportation des homosexuels" a ramené l’attention sur l’histoire de Pierre Seel, mort en 2005, après un combat pathétique pour faire connaître la persécutions des homosexuels par les nazis.

Tchernobyl, c’est notre paradis ! Avec les derniers habitants de la zone interdite Les joyeux fantômes de Tchernobyl Accès libreÉcouter

Le

Elles préféraient rester dans la zone contaminée plutôt que de quitter leur maison. Des centaines de milliers d’habitants furent évacués de gré ou de force dans une zone de 30 km après la catastrophe du 25 avril 1986. Mais ces quelques femmes avaient voulu rester, malgré dénuement et abandon.

Environ 700 irréductibles, les SAMOSELY, survivaient ainsi dans la zone la plus contaminée par la radioactivité dans le monde, 2 600 km2, devenue aujourd’hui un « parc involontaire » où se développent une faune et une flore étranges, avec toujours ces habitants tenaces depuis trente ans. (...)

LE GRAND PROCÈS DE MACRON [INTÉGRAL] AbonnésVoir

Le

Et voici les vidéos tant attendues du grand procès public d’Emmanuel Macron. Avec le procureur Frédéric Lordon, le juge Daniel Mermet, les avocats de la défense Christophe Clerc et Jean-Marc Daniel et des témoins prestigieux, comme François Ruffin, Juan Branco, Mathilde Larrère, Didier Porte, Aurélie Trouvé, Marion Esnault, Arié Alimi, Taha Bouhafs… Macron sera-i-il condamné ?