« Israël hanté par la Nakba », un entretien de Jonathan Duong avec Thomas Vescovi, historien

Les 70 ans de la Nakba virent au massacre

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(photo : Le Figaro)

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  • 01. 14 mai 1948 : proclamation de l’État d’Israël

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  • 02. La Marche du grand retour

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  • 03. La Nakba : un tabou en Israël

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[RADIO] Les 70 ans de la Nakba virent au massacre

Le souvenir de la Nakba vire au massacre. Comme chaque année depuis 2009, les organisations palestiniennes organisent depuis le 30 mars une « Marche du grand retour », pour obtenir le retour sur leurs terres des réfugiés palestiniens expulsés lors de la création d’Israël en 1948. 805 000 personnes chassées – et leurs descendants – se souviennent de cet exode comme de la « Nakba » (la « catastrophe »), et revendiquent leur « droit au retour », consacré par la résolution 194 adoptée le 11 décembre 1948 par les Nations-Unies.

Cette année, les 70 ans de la Nakba mobilisent massivement les Palestiniens, forts d’une nouvelle stratégie non-violente adoptée par le Hamas. Mais ces manifestations pacifiques le long de la barrière de sécurité sont réprimées dans le sang par l’ « armée de défense d’Israël », qui a tué une centaine de personnes depuis le 30 mars, dont plus de cinquante ce 14 mai, en plus des centaines de blessés visés notamment aux jambes par les snipers israéliens.

Pourquoi un tel massacre ? Parce que pour Israël, le 14 mai 2018 doit commémorer les 70 ans de la naissance de l’État d’Israël, et pas l’anniversaire de l’exode palestinien. Ce 14 mai 2018, c’est aussi la date symbolique qu’a choisi l’administration états-unienne pour transférer son ambassade de Tel Aviv à Jérusalem, entérinant la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël. Entre déni et occultation, Thomas Vescovi a étudié comment la société israélienne a fait de l’expulsion des Palestiniens en 1948 un véritable tabou.

Un entretien de Jonathan Duong avec Thomas Vescovi, auteur de l’article « Israël hanté par la Nakba » dans Le Monde diplomatique de mai et auteur de La Mémoire de la Nakba en Israël. Le regard de la société israélienne sur la tragédie palestinienne (L’Harmattan, 2015).


Programmation musicale :
- Poli Heat feat. Patriarch : Nakba

Merci à Sophie Durand-Ngô du Monde Diplomatique.

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  • Et si on mettait des visages sur le système ? LE PDG NE TOUCHE QUE 220 FOIS LE SALAIRE D’UNE FEMME DE CHAMBRE ! Abonnés

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    À force de montrer des femmes précaires en grève, on finit par se faire une fausse image de l’honorable entreprise Elior Group. Rassurez-vous, tout le monde n’y est pas sous-traité ! Surtout pas le directeur général, Philippe Guillemot.

    En grève depuis le 11 avril, les femmes de chambre de l’hôtel de luxe NH Collection à Marseille occupent l’entrée de l’hôtel pour protester contre leurs conditions de travail. Malgré les pressions musclées de la police et de la direction, elles tiennent depuis bientôt huit semaines. Leur employeur, sous-traitant de cet hôtel de luxe, est le groupe ELIOR, un puissant groupe français de restauration, 132 000 « collaborateurs et collaboratrices » dans le monde, presque 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2018 et adepte du « développement durable » et autres « principes d’éthique ».

    Treizième mois, paiement des heures supplémentaires, augmentation le dimanche, conditions de travail, reconnaissance de leur qualification : les revendications des femmes de chambre sont claires et légitimes.

    Pourtant, le 24 mai, la direction d’ELIOR a saisi le Tribunal de grande instance de Marseille pour exiger l’arrêt de la grève et une condamnation de 500 euros par gréviste. La police a relevé l’identité des femmes présentes sur le piquet avec une brutalité devenue courante.

  • Didier Porte Hebdo : chaque vendredi, la revue de presse indispensable ! Didier Porte a le secret pour réussir une soirée électorale Abonnés

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    Sois franc, ami abonné, conviens qu’à toi non plus il ne déplaît pas de voir et surtout d’entendre Gilbert Collard et Daniel Cohn-Bendit s’attribuer des noms de volatiles, tous plus infamants les uns que les autres, pendant une soirée électorale où tout le monde s’emmerde copieusement. À TF1 aussi, ils adorent ça, mais ils n’ont pas le droit de le dire. À Quotidien, ils ont le droit de tout dire, mais ils évitent néanmoins de pointer trop explicitement l’hypocrisie de leur chaine mère (TF1 donc) qui invite sur un même plateau deux multirécidivistes de l’esclandre et simule l’indignation horrifiée (Gilles Bouleau fait ça très bien) quand l’inévitable baston verbale se déclenche. Tout ça n’est ni très nouveau, ni très original, mais toujours amusant à voir à l’œuvre.

Une sélection :

Avec Gérard Filoche Et maintenant, l’assurance chômage ! AbonnésVoir

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Mercredi 20 février, les négociations sur l’assurance chômage ont été rompues, sans que les représentants de salariés et de patrons ne trouvent d’accord, ouvrant la voie à la reprise en main par l’État. C’est le genre d’infos qu’on voit passer rapidement, dont on entend vaguement parler à la radio, mais qu’on laisse filer, comme ça, sans y attacher plus d’importance, tant la question est vidée de son contenu politique par certains journalistes. Et pourtant : qui gère les 35 milliards d’euros de l’assurance chômage ? Qui décide de la façon dont sont indemnisés les chômeurs ? Pourquoi les négociations ont échoué, et qui y avait intérêt ? Voilà quelques questions simples que les médias dominants oublient de poser ! Heureusement, Gérard Filoche est là pour y répondre.

Émission spéciale de Gaylord Van Wymeersch avec l’historienne MAUD CHIRIO BRÉSIL : PERSONNE NE POURRA DIRE QU’IL NE SAVAIT PAS AbonnésVoir

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« PERSONNE NE POURRA DIRE CETTE FOIS QU’IL NE SAVAIT PAS. » La voix du film de Chris Marker sur le Brésil, en 1969, en pleine dictature militaire, résonne terriblement aujourd’hui. Alors qu’Emmanuel Macron approuve au Venezuela un coup d’État militairement soutenu par son ami Donald J. Trump, il salue au Brésil l’arrivée au pouvoir d’une extrême droite qui reprend et restaure la dictature que dénonçait Chris Marker. Autoritaire, sexiste, homophobe, niant le réchauffement climatique, et surtout et avant tout « ultra-libéral », JAIR BOLSONARO a été élu le 28 octobre dernier à 55,13 %.

Troisième et dernier épisode : réquisitions et jugement ! GRAND PROCÈS DE MACRON : LE VERDICT ! AbonnésVoir

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Et voici les vidéos tant attendues du grand procès public d’Emmanuel Macron. Avec le procureur Frédéric Lordon, le juge Daniel Mermet, les avocats de la défense Christophe Clerc et Jean-Marc Daniel et des témoins prestigieux, comme François Ruffin, Juan Branco, Mathilde Larrère, Didier Porte, Aurélie Trouvé, Marion Esnault, Arié Alimi, Taha Bouhafs… Macron sera-i-il condamné ?