Jean Ziegler, l’intégration subversive Abonnés

Le

(photos : Jeanne LORRAIN)

Une occupation sans fin de la Palestine par Israël, plus de 300 000 morts en Syrie depuis 2011, un nombre incalculable de victimes au Soudan, tellement incalculable que le chef du Département des opérations de maintien de la paix des Nations unies, Hervé LADSOUS, avoue lui-même en avoir « perdu le compte ». Pendant que le monde regarde vers TRUMP et la France vers FILLON, les gouvernements échouent à trouver des solutions politiques et diplomatiques aux conflits meurtriers qui n’ont cessé depuis la fin de la Guerre froide.

Alors quelles solutions, quels « chemins d’espérance » ? Jean ZIEGLER, vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, plaide pour une réforme de l’Organisation des Nations Unies qui transformerait ce « machin » — comme l’appelait De Gaulle — hypocrite et fondamentalement dysfonctionnel en machine de guerre contre la pauvreté et pour les Droits de l’homme.

L’ancien rapporteur spécial auprès de l’ONU pour le droit à l’alimentation dresse un constat alarmant de la situation des plus pauvres et des plus fragiles dans le monde, mais continue son combat en n’oubliant jamais cette phrase : « D’abord ils vous ignorent, puis ils se moquent de vous, puis ils vous combattent, puis vous gagnez. »

Jean ZIEGLER publie aux éditions du Seuil Chemins d’espérance : ces combats gagnés, parfois perdus mais que nous remporterons ensemble (2016).

Un entretien de Daniel MERMET avec Jean ZIEGLER.

Jean ZIEGLER, l’intégration subversive [EXTRAIT]

Les différentes séquences de l’émission :

01. Des chemins d’espérance

Merci à Jean ZIEGLER.

Programmation musicale :
- Kacem WAPALEK : Politique

Pauine BOULET attend vos messages sur le répondeur de Là-bas si j’y suis au 01 85 08 37 37.

journaliste : Daniel MERMET
réalisation : Jérôme CHELIUS
montage : Grégory SALOMONOVITCH
préparation : Jonathan DUONG

(Vous pouvez podcaster cette émission en vous rendant dans la rubrique « Mon compte », en haut à droite de cette page.)

Abonnez-vous pour accéder à tous nos contenus, c’est très simple !

Depuis 1989 à la radio, Là-bas si j’y suis se développe avec succès aujourd’hui sur le net. En vous abonnant vous soutenez une manière de voir, critique et indépendante. L’information a un prix, celui de se donner les moyens de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre travail. C’est aussi le prix de notre indépendance, pour ne pas être soumis financièrement aux annonceurs, aux subventions publiques ou aux pouvoirs financiers.

Je m'abonne J'offre un abonnement

Déjà abonné.e ?
Identifiez-vous

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Les Rendez-vous des Repaires

  • Pour ce café repraire d’Octobre à Vierzon, deux villageois de Tarnac viendront nous raconter leur histoire, et leur point de vue sur le traitement médiatique de l’affaire du groupe de "Tarnac". Venez nombreux

  • Le café repaire de La Rochelle vous invite le 19 octobre prochain à 20h à la librairie "Les Rebelles ordinaires" (rue des trois Fuseaux à La Rochelle) à venir partager son prochain débat : "Mise en place de la Flat Tax, hausse de la CSG, réforme de la taxe d’habitation, prélèvement à la source...la (...)

Dernières publis

Une sélection :

De notre envoyé spécial au-delà du périphérique Dillah TEIBI, notre correspondant de guerre sociale Attention, ça bouge dans les quartiers ! AbonnésÉcouter

Le

Vous connaissez les pyramides, Venise et le palais du grand Lama, mais Aulnay-sous-Bois, vous connaissez, le nord d’Aulnay-sous-Bois ? C’est le genre d’endroits où les médias font des reportages sur la drogue, le voile, le viol et les djihadistes, c’est là que les sociologues engagés font leur « terrain », c’est là que les candidats aux élections viennent tous les cinq ans, c’est là que le président des riches, récemment, a rendu visite pour faire des selfies avec les habitants.

La chronique écosocialiste de Corinne Morel Darleux En Arctique, le réchauffement climatique est bon pour le business AbonnésVoir

Le

L’Arctique est un endroit du globe intéressant pour étudier comment certains voient dans le dérèglement climatique une nouvelle manière de faire des affaires et du business. Et ça remonte d’ailleurs à déjà quelques temps, puisque dès la fin de la guerre froide, les Russes ont senti venir la fonte des glaces dans l’Arctique et ont senti l’eldorado derrière ça : puisque l’Arctique, ce n’est pas juste de la banquise qui fond, c’est aussi des réserves de pétrole et de gaz absolument faramineuses.

Un entretien de Daniel Mermet avec Geoffroy de Lagasnerie Geoffroy de Lagasnerie : « Il n’y a pas d’intellectuel de droite » AbonnésVoir

Le

Pourquoi dialoguer avec Finkielkraut ou Zemmour ? Ça ne sert à rien, « il n’y a pas d’intellectuel de droite », répond le philosophe et sociologue Geoffroy de Lagasnerie. « La définition de la gauche, c’est l’incommensurabilité à la droite. C’est-à-dire que nous n’avons, avec la droite, aucun terrain d’accord. Nous ne sommes pas dans une position de débat, mais dans une position d’affrontement. C’est "une lutte – comme disait Bourdieu à propos de Manet et de l’Académie – à la vie, à la mort". » Contrairement à ce qu’on laisse croire, la force de la gauche aujourd’hui, c’est d’être « imaginatrice », « inventive » et d’avoir « une pensée ». À propos des médias, des révolutions symboliques, de Mai 68, des quartiers populaires ou encore de la politique pénale, Geoffroy de Lagasnerie prouve que la gauche peut encore avoir une pensée stimulante et enthousiasmante.

Nos grands entretiens à lire à tête reposée Jean Ziegler : « Le capitalisme tue, il faut qu’il disparaisse » AbonnésLire

Le

Camarades esclaves, exigeons des boulets moins lourds, demandons des chaînes plus longues, réclamons une réduction des coups de fouet ! Ou bien camarades, levons-nous, prenons les armes et pendons les tyrans. Vous souriez ? Oui, mais la question est toujours : réforme ou révolution ? Pour notre ami Jean Ziegler, c’est clair : le capitalisme n’est ni amendable, ni réformable. Voici la retranscription de l’entretien enregistré en mai dernier à l’occasion de la parution de son livre, Le Capitalisme expliqué à ma petite-fille (en espérant qu’elle en verra la fin) (Le Seuil, 2018).