Un hommage de Michel Piccoli à Louise Michel, en passant par Victor Hugo

MICHEL PICCOLI, ANTICAPITALISTE

Le

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Michel Piccoli dans le film de Manoel de Oliveira, Je rentre à la maison (90 min, 2001)

Pas possible de le cacher sous une montagne d’hommages, Michel Piccoli était un homme de gauche, passionnément de gauche, dans toute sa vie. Fermez les yeux et écoutez le dire cet hommage de Victor Hugo à Louise Michel. Et ne dites plus que tout est foutu.

« Nous reviendrons, foule sans nombre (…)
Spectres vengeurs sortant de l’ombre.
(…)
Pâles, sous les rouges bannières… »

Après l’écrasement de la Commune de Paris, Louise Michel écrit ces lignes, le 8 septembre 1871 [1]. Trois mois plus tard, le 16 décembre, elle est jugée par un tribunal militaire, mais elle assume son combat révolutionnaire et demande la mort aux côtés des 20 000 communards qui furent massacrés.

À ses juges, elle lance : « si vous n’êtes pas des lâches, tuez-moi ! »

Son ami Victor Hugo prend sa défense avec ce texte, « Viro Major », que Michel Piccoli fait revivre en hommage :

Victor Hugo, pour Louise Michel : « Viro Major »

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Notes

[1Louise Michel, À mes frères, prison de Versailles, 8 septembre 1871.

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Je suis un bourgeois et j’en suis fier. Personne ne dit une chose pareille. Le bourgeois, c’est l’autre, le bobo, le faux-cul, le gras du bide. Et encore, ça se dit plus, bourgeois, c’est désuet. Depuis longtemps, le bourgeois a appris à se déguiser. Une casquette de pêcheur, une veste de paysan, un blue jean comme les ouvriers. Il a entonné des discours indignés et révoltés contre le mal, contre le fascisme et contre les cons. C’est un libertaire, le bourgeois. Contre l’impôt, contre le voile, contre les flux migratoires incontrôlés. Il proclame la révolution. C’est le titre du livre d’Emmanuel Macron, RÉVOLUTION. Il est progressiste aussi. Le mouvement qui soutient Macron se proclame « progressiste ».