Les lanceurs d’alerte au cinéma Abonnés

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« Dites à Katie Graham qu’elle va se prendre le nichon dans une essoreuse si vous publiez ça » : c’est par ces mots que le président du Comité pour la réélection de Richard Nixon menaça Carl Bernstein et Bob Woodward, en 1972 [1]. Les deux journalistes du Washington Post s’apprêtaient en effet à publier leur enquête sur le cambriolage de l’immeuble du Watergate, siège du Parti démocrate, qui allait forcer le président Nixon, impliqué dans l’affaire, à démissionner.

Katharine Graham dirigeait le Washington Post presque par hasard, devenue directrice après la mort de ses prédécesseurs, successivement son père puis son mari. Malgré ses intérêts personnels économiques, politiques, et ses liens étroits avec le monde politique, elle défendit sa rédaction quand celle-ci publia l’affaire du Watergate, mais aussi auparavant les Pentagon Papers, fuite du rapport McNamara sur la guerre du Vietnam.

C’est à elle que Steven Spielberg consacre son dernier film, The Post. L’occasion pour Gérard Mordillat de revenir sur ces lanceurs d’alerte qui sont devenus un genre cinématographique : le film de consolation.

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