La Commune n’est pas morte… l’esprit versaillais non plus ! Abonnés

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Pour tout le monde, l’affaire est entendue depuis cent cinquante ans : les communards ont été massacrés par le gouvernement de Thiers réfugié à Versailles, qui a préféré décimer le peuple parisien plutôt que de laisser prospérer une insurrection populaire et révolutionnaire. Vive la Commune donc, et à bas Versailles !

Sauf que d’autres semblent avoir choisi l’autre camp. On se souvient, grâce au livre de Paul Lidsky, comment la majorité des écrivains français de la fin du XIXe s’est violemment répandue contre la Commune [1]. Cent cinquante ans après la Semaine sanglante, il semble que certains continuent de célébrer Versailles plutôt que la Commune. Vous n’y croyez pas ? Écoutez Gérard Mordillat, qui a écouté Pierre Nora, Christophe Barbier, Didier Lallement et… Emmanuel Macron.

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chronique : Gérard Mordillat
journaliste : Jonathan Duong
réalisation : Amélie Brunet

Notes

[1Paul Lidsky, Les écrivains contre la Commune , éditions Maspero, 1970, nouvelle édition La Découverte, 2021.

Dossier : [VIDÉO] Célébration de la Commune : enfin au bout de 150 ans, les Communards font reculer les versaillais !

1 minute 35 de bonheur ! Ça dure 1 minute 35, regardez : « CASSEZ-VOUS ! CASSEZ-VOUS, VERSAILLAIS ! » Et en effet, les flics s’en vont ! Place de la République, samedi 29 mai, on célèbre les 150 ans de la Commune de Paris. Alors que tout est prévu, convenu, autorisé, alors que tout est calme, les flics de Darmanin s’apprêtent à cogner et à gazer sans la moindre raison. « LIBERTÉ, À BAS LES VERSAILLAIS ! » Et finalement, ils reculent assez piteux, images bien rares dans Paris. Une petite scène symbolique bien sûr, et qui donne raison à un certain Marx (Karl) qui affirmait : « les grands évènements se répètent deux fois, la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce ». Oui mais, par cette magnifique journée de retrouvailles de République au mur des Fédérés, on a vu là le signe annonciateur du grand rebondissement !

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Dans les livres

  • Les écrivains contre la Commune

    Le 18 mars 1871, une révolution populaire éclate à Paris. La Commune sera matée deux mois plus tard, le 28 mai, après une semaine sanglante où 30 000 hommes, femmes et enfants seront massacrés à mitrailleuse. Ce livre n’est pas l’histoire de cet épisode sanglant mais celle de la haine, de l’effroi et de l’hystérie qu’il a provoqué chez les hommes de lettres. À l’exception de Vallès, Rimbaud, Verlaine puis Hugo, tous ont été violemment contre la Commune : Théophile Gautier, Lecomte de L’Isle, Edmond de Goncourt, Ernest Feydeau, Gustave Flaubert, George Sand et Émile Zola. Ces textes quasiment ignorés agissent comme un révélateur, un miroir sans indulgence, des aspects méconnus et glaçants de ces écrivains, patrimoines de la littérature française.

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