Didier Porte Hebdo #160 : la revue de presse du 21 mai 2021

Haro sur Mélenchon ! Abonnés

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Jean-Luc Mélenchon a peut-être parlé trop vite en utilisant une formulation qui, interprétée avec mauvaise foi, pourrait laisser croire qu’il est complotiste [1]. En tout cas, il suffit désormais de la moindre expression sans doute maladroite pour que tout le monde crie haro sur le Méluche. N’empêche que sur le fond, il a raison. L’instrumentalisation des faits divers à des fins électoralistes n’est pas nouvelle dans les campagnes électorales, comme en témoigne l’exemple de « Papy Voise » en 2002. C’est ce que nous expliquait Jonathan Duong le mois dernier.

2022 : le retour de l’insécurité ?

« Double meurtre des Cévennes », « adolescente poignardée à Ivry-sur-Seine », « policier tué à Avignon », « nuit de violences à Fréjus » : le nombre de fait divers dans les journaux a l’air d’avoir subitement augmenté ces dernières semaines. Avec la cerise sur la gâteau sécuritaire : le rassemblement des policiers en hommage au brigadier Éric Masson tué à Avignon. À un an de l’élection présidentielle, le journal Le Monde nous dit que « la sécurité s’impose parmi les thèmes de campagne »… Mais qui impose ce thème ? Qui joue avec les peurs des Français ? Y a-t-il vraiment une augmentation de la délinquance en France ? Jonathan Duong s’inquiète de cette mauvaise pente sécuritaire qu’emprunte la campagne électorale…

Dillah Teibi, lui, nous donne des nouvelles de la grande distribution, et plus précisément en ces temps de crise du « hard-discount » : un groupe russe va en effet inaugurer une nouvelle chaîne de magasins en France, Mere. Un signe de la paupérisation des ménages français ?

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Chacun a en soi un bourgeois qui sommeille François Bégaudeau : « Je rêverais qu’une assemblée populaire administre France Inter » AbonnésVoir

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Je suis un bourgeois et j’en suis fier. Personne ne dit une chose pareille. Le bourgeois, c’est l’autre, le bobo, le faux-cul, le gras du bide. Et encore, ça se dit plus, bourgeois, c’est désuet. Depuis longtemps, le bourgeois a appris à se déguiser. Une casquette de pêcheur, une veste de paysan, un blue jean comme les ouvriers. Il a entonné des discours indignés et révoltés contre le mal, contre le fascisme et contre les cons. C’est un libertaire, le bourgeois. Contre l’impôt, contre le voile, contre les flux migratoires incontrôlés. Il proclame la révolution. C’est le titre du livre d’Emmanuel Macron, RÉVOLUTION. Il est progressiste aussi. Le mouvement qui soutient Macron se proclame « progressiste ».