De 1944 à nos jours, une petite anthologie des chroniqueurs politiques à la radio. En deux parties

Fête de la radio : chroniqueurs et gros niqueurs… (2de partie)

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[RADIO] Chroniqueurs et gros niqueurs… (2de partie) [14 avril 2009]

Michel Droit, Geneviève Tabouis, Jean Nocher, Jean Grandmougin… Ces noms ne vous disent pas grand-chose, pourtant, durant des années, leurs voix furent écoutées par des millions d’auditeurs. En moins de trois minutes chaque matin, ces chroniqueurs « politiques » ont semé leurs petites graines dans les parts de cerveau disponible de leurs congénères.

Plus près de nous, Alexandre Adler, Jean-Marc Sylvestre ou Bernard Guetta se sont dépensés sans compter pour nous guider dans ce monde si complexe et nous dire ce qu’il faut penser. Familières, insidieuses, péremptoires, quelle est l’influence de ces chroniques dans la fabrique de l’opinion ? Sans doute moins que ce que supposent ces maîtres à penser, mais sans doute beaucoup plus que ce que nous supposons. Mais qui choisit de nous les faire entendre ? Et qui vient contredire ces hauts parleurs ?

De Pierre Dac à Jean-François Noël, de Philippe Henriot à Philippe Val (un bijou !), du plus réac au plus émouvant, voici un collier de perles pêchées derrière les fagots de l’INA, histoire de donner raison à Mirabeau : « l’homme est comme le lapin, il s’attrape par les oreilles. »

LÀ-BAS

Une émission préparée avec Norbert Vallée, diffusée la première fois sur France Inter le 14 avril 2009.

Programmation musicale :
- Dalida : Baisse un peu la radio
- Michel Sardou : Je suis pour
- Les Parisiennes : 24 heures sur 24

journaliste : Daniel Mermet
préparation : Norbert Vallée
réalisation : Khỏi Nguyen et Raphaël Mouterde

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Frédéric LORDON publie« Figures du communisme » aux éditions La Fabrique. Un entretien en deux parties Frédéric Lordon, le capitalisme nous détruit, détruisons le capitalisme (1/2) AbonnésVoir

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Il est remonté Lordon, et son bouquin vous remonte, un vrai coup de printemps dans cette odeur de renfermé et de renoncement flageolant. Angoisse, précarité, inégalités, réchauffement, asphyxie et maintenant pandémie. Ça fait beaucoup et c’est clair, le capitalisme détruit nos vies. On peut essayer de lui limer les griffes, lui mettre du caoutchouc sur les crocs, lui apprendre à manger de la salade, lui faire des petits bisous, il s’en fout. On en voit à gauche tout penauds, qui négocient comme au temps de l’esclavage on aurait négocié la longueur de la chaîne et le poids des boulets. Il faut choisir : ou bien on dit « un autre capitalisme est possible » et on le réforme et on le corrige et on lui trouve des chouettes idées et on le renforce. Ou bien on comprend qu’il nous mène au désastre général et qu’il faut tout changer. Tout en profitant de la période qui finit, celle du développement matériel, à nous d’inventer enfin l’histoire du développement humain. Voilà qui vous remet de l’air dans les bronches !

« On lâche rien », c’est eux qui chantent ça, les larbins du capitalisme, tous en chœur dans leurs Covid parties, on lâche rien sauf les chiens, sauf les chars. Les chars, oui. Lordon rappelle 1973 à Santiago du Chili, quand un vrai socialisme était là pour de vrai. On peut rappeler la Semaine sanglante, on peut rappeler ceux qui ont préféré Hitler au Front populaire, on peut évoquer les véhicules blindés qui furent envoyés par Macron contre les « gilets jaunes », et aujourd’hui la spéculation sur les vaccins qui va laisser pourrir des milliers d’êtres dans le monde. Et bien sûr, un capitalisme propre sur lui, bien déguisé en démocratie comme le loup qui se déguise en gentille grand-mère. Des élections, ah oui, très bien, à condition que les blancs bonnets remplacent les bonnets blancs, et le contraire aussi dans un affrontement passionnant. Mais pas davantage. Sinon revoyez les aventures de la Grèce en 2015. Tout le bouquin de Lordon peut se résumer à la phrase de Bertolt Brecht : « le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie, il est son évolution par temps de crise ».

Émission spéciale « Doléances et Résistances » en public HAYANGE, CEUX QUI FONT FACE AU FRONT [INTÉGRALE RADIO] AbonnésÉcouter

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C’est curieux, le maire d’Hayange n’a pas aimé notre affiche, il l’a fait arracher et même il l’a fait repeindre en bleu ! Lui qui aime tant le cochon, lui qui fait la Fête du cochon. Hayange est l’une des onze nouvelles villes conquise par le Front National lors des municipales de 2014. Ancien militant de Lutte Ouvrière et de la CGT,le jeune maire d’Hayange est devenu célèbre en se convertissant subitement à l’extrême-droite. Il est aussi très malin pour lancer des petites ou des grosses provocations qui font le beurre et le bonheur des médias qui viennent du monde entier dans cette ville de Moselle frappée par les politiques néo-libérales.