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Didier Porte n’a pas vu le film de Caroline Fourest Abonnés

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Cette semaine, ami abonné, dans le cadre du chapitre « dans ta gueule, le boomerang ! », nous allons nous efforcer d’apporter une réponse claire et concise à la question suivante : quand on est un animateur multicartes, officiant sur plusieurs antennes du service public, réputé intelligent et cultivé, en tout cas exigeant dans ses choix et ses partis pris, est-il légitime et moralement acceptable de profiter de l’ascendant que l’on exerce sur son public fidèle pour l’envoyer au cinéma voir une énorme daube pétaradante de prétention (injustifiée), boursouflée de cuistrerie et pétrie d’excès d’estime de soi, sous le prétexte indu que la daube en question a été réalisée – entre guillemets (horrifiés) – par une bonne copine qui a un carnet d’adresses à la place du talent, et à qui on a décidé de rendre service, enfin j’espère que c’est le cas, sinon ça veut dire qu’Ali Baddou a vraiment un goût de chiottes et qu’il faut l’envoyer fissa officier sur CNews et Sud Radio ?

Et bien, la réponse est dans ce 89e numéro de Didier Porte Hebdo, ami abonné ; et en prime, notre employé de la semaine, Jérémie Younes, répond à la question : doit-on profiter de la crise monétaire qui s’annonce pour faire la révolution ? OUIIIIIIIII !

Bon visionnage.

Didier Porte

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revue de presse : Didier Porte
réalisation : Jonathan Duong
montage : Pascal Montagna
son : Sylvain Richard

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SANTÉ PUBLIQUE. DÉCONFINEMENT. OÙ EN SONT LES PROMESSES DE MONSIEUR MACRON ? SOIGNANTS : APRÈS LES BRAVOS, LE MÉPRIS AbonnésVoir

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Bravo nos héros, show-biz et trémolos, merci, merci, bravo, bravo. Et après ? Et maintenant ? Où en sont les promesses de Monsieur Macron ? Le grand plan d’investissement massif ? Les soignants se sont dépassés, beaucoup ont payé de leur santé et même de leur vie. Pendant des semaines et avec succès, ils ont réussi à faire passer la santé avant l’intendance. Oui, bravo. Mais aujourd’hui ? Pas de réponse. Pourtant, Monsieur Macron avait promis ?

« Mépris et trahison ». Voila ce que balance le collectif Inter-hôpitaux à l’heure du déconfinement. Voilà des mois que ces soignants sont à fond dans une lutte qui dure depuis des années pour sauver l’hôpital public des griffes de la logique marchande. Nous les avons rencontrés à l’heure du déconfinement.

Profitant de l’émotion générale pour amadouer un pays qui le rejette, Macron et ses communicants ont poussé encore un peu plus loin le bouchon du cynisme. Avant d’évoquer « les jours heureux », ce destructeur obstiné du modèle social français s’est transformé en brave militant d’Attac pour faire l’éloge de l’État-providence : « ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. »

L’île du droit à la caresse Accès libreÉcouter

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Nous nous évitons, nous nous méfions des autres, l’enfer, c’est les autres. Gardez vos distances. On ne sait quel crétin officiel a trouvé l’expression « distance sociale ». Comment retrouver la fusion de la manif, les grappes humaines du « tous ensemble », la grande partouze de la lutte après ça ? En attendant, pour rebondir, voici une histoire d’île et de caresse.