Venezuela, Iran, Groenland, Canada, Cuba, Colombie, Mexique… mais où va s’arrêter l’impérialisme viril et déboutonné de Donald Trump et de son influent conseiller Stephen Miller ?
Carlos Puebla, lui, s’y connaissait un peu dans la lutte contre l’impérialisme yankee, puisqu’il est l’auteur et l’interprète cubain de la célébrissime chanson Hasta siempre, Comandante, écrite comme un au revoir au moment où le Che quitte ses fonctions gouvernementales pour mener la guérilla au Congo. Une autre chanson, moins connue, de Carlos Puebla illustre avec ironie et humour la résistance cubaine contre l’impérialisme nord-américain. Cette chanson s’appelle Yankee, go home ! et Olivier Besancenot nous raconte son histoire cette semaine.
Carlos Puebla, Yankee, Go Home !,
Yo del inglés conozco poca cosa,
Je ne connais pas grand-chose en anglais
pues solamente hablo en español,
Car je ne parle que l’espagnol,
pero entiendo a los pueblos cuando dicen :
Mais je comprends les peuples quand ils disent
¡Yankee go home !
Yankee go home !
El inglés que yo tengo es muy escaso,
Mon anglais est très limité,
es un inglés de "Mister" y "Hello",
Je ne connais que « mister » et « hello »,
pero entiendo a los pueblos cuando exigen :
Mais je comprends les peuples lorsqu’ils exigent :
¡Yankee go home !
Yankee go home !
Lo dicen en Manila y en Corea,
Ils le disent à Manille et en Corée,
en Panamá, en Turquía y en Japón.
À Panama, en Turquie et au Japon,
El clamor es el mismo en todas partes :
Le cri est le même partout :
¡Yankee go home !
Yankee, go home !
Con este inglés me basta, aunque precario,
Cet anglais me suffit, même s’il est pauvre,
para gritar con fuerza y con razón
Pour crier avec force et raison
y con criterio revolucionario :
Et avec un esprit révolutionnaire :
¡Yankee go home !
Yankee go home !
Me basta con mi voz nacionalista
Ma parole nationaliste me suffit
para exigir con firme decisión
Pour exiger avec fermeté
y con razones antimperialistas :
Et avec des raisons anti-impérialistes :
¡Yankee go home !
Yankee go home !

