Chaque mardi, une série d’histoires dans les luttes pour l’émancipation, racontées par Olivier Besancenot

La révolution allemande (2/4) : comment la mutinerie des marins de Kiel a fait tomber l’Empire Abonnés

1

Le

Tout un été Là-bas, c’est le temps de prendre son temps… le temps de (re)découvrir le meilleur de Là-bas, mais aussi des surprises et des pépites à déguster.

Quand a vraiment commencé la révolution allemande ? Un processus révolutionnaire est toujours lent et protéiforme, impossible de déterminer précisément le lieu ou le jour où des révolutionnaires auraient appuyé sur un bouton pour déclencher l’insurrection.

En ce qui concerne la révolte spartakiste, on peut la faire démarrer au mois de janvier 1918, pendant lequel de grandes grèves pour mettre fin à la guerre ont secoué l’Allemagne. C’est à ce moment-là que les conseils ouvriers se multiplient en Allemagne, sur la base des « soviets » qui ont émergé en Russie un an plus tôt.

Mais on pourrait aussi situer le début de la révolution allemande le 3 novembre 1918. Le 3 novembre, c’est la date de la manifestation qui a eu lieu dans la ville portuaire de Kiel pour réclamer la libération des marins, arrêtés et mis aux fers quelques jours plus tôt pour avoir refusé un ultime combat perdu d’avance contre la flotte britannique. Ce 3 novembre, l’armée bloque les milliers de manifestants venus exiger la libération des mutins, auxquels s’ajoutent les familles ouvrières de Kiel qui défilent en réclamant « la paix et du pain » (« Frieden und Brot »). Les soldats reçoivent l’ordre de tirer sur la foule. Bilan : 29 blessés et 7 morts. Cette sanglante répression est le point de départ d’une traînée de poudre qui finira par avoir raison de la guerre et de l’Empire allemand, plus particulièrement le 9 novembre 1918, date à laquelle l’insurrection gagne Berlin. Olivier Besancenot vous raconte les débuts de cet épisode révolutionnaire qui durera en tout cinq ans.

Abonnez-vous pour accéder à tous nos contenus, c’est très simple !

Depuis 1989 à la radio, Là-bas si j’y suis se développe avec succès aujourd’hui sur le net. En vous abonnant vous soutenez une manière de voir, critique et indépendante. L’information a un prix, celui de se donner les moyens de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre travail. C’est aussi le prix de notre indépendance, pour ne pas être soumis financièrement aux annonceurs, aux subventions publiques ou aux pouvoirs financiers.

Je m'abonne J'offre un abonnement

Déjà abonné.e ?
Identifiez-vous

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

« Il n’y a pas de grand remplacement » : un entretien avec Hervé Le Bras, démographe et historien Serons-nous encore français dans trente ans ? AbonnésVoir

Le

L’extrême droite d’aujourd’hui n’a rien inventé. Exploiter la peur de l’invasion est une vieille ficelle racoleuse qui fait vendre et qui fait du buzz mais aussi une ficelle qui a servi à pendre des « fruits étranges », ces « strange fruits » que chantaient Billie Holiday. Comment un tel fantasme qui ne repose sur aucune donnée statistique ou historique peut faire les choux-gras des candidats de droite et d’extrême droite, soutenus par au moins un tiers des électeurs selon des sondages ?

Trois réacs à la FIAC Accès libreÉcouter

Le , par L’équipe de Là-bas

Un vrai succès ! 40ème Foire Internationale d’Art Contemporain, 75 000 entrées en 5 jours, 15 000 V.I.P., 35 euros l’entrée. C’est formidable, ils sont ravis, ils sont contents, voilà un domaine qui ignore crise et récession.
Un reportage de Giv Anquetil et Daniel Mermet.
Avec Franck Lepage.

L’HUMA SI J’Y SUIS 2016 Jacques PRÉVERT : « Étranges étrangers », chanté par André MINVIELLE AbonnésÉcouter

Le

« Étranges étrangers ». En 1946, Jacques Prévert écrit ce texte qui sera publié en 1951, hommage fraternel aux exilés, colonisés, apatrides, résistants, expatriés, déportés pour « avoir défendu en souvenir de la vôtre, la liberté des autres ». Aujourd’hui, à l’heure où les portes se ferment André Minvielle reprend A cappella. Et le silence se fait.