Veilleur, où en est la nuit ?

Le , par L’équipe de Là-bas

Les veilleurs de nuit, veillent à ce que la nuit ne disparaisse pas.
L’ombre, le propice, l’imprécis, l’invisible, les rêveries, les corps en fusion sous l’empire du désir, bref, tout ce qui est menacé par la raison, par la gestion, par l’avidité, tout ce qui entend abolir la folie au nom de l’ordre des choses.
Voilà sur quoi veillent les veilleurs de nuit.

Mais ils veillent aussi à l’apparition des lueurs.
Ils guettent la moindre lumière au bout du tunnel, la moindre bougie, la moindre étincelle dans le noir.
"Veilleur, où en est la nuit ?" demandait jadis le dormeur à celui qui veillait sur la ville quand il passait devant la lune.
Guetteur, dis moi ce qui vient, j’entends des clameurs, dis moi si c’est le vent, j’entends des pleurs, dis moi si c’est un chien, j’entends la mort, dis moi si c’est ici, ces pas dans l’escalier, dis moi veilleur, dis moi avant qu’elle n’arrive si le monde va changer, dis moi veilleur !

Daniel Mermet, le 15 février 2015

L'équipe de Là-bas attend vos messages sur le répondeur au 01 85 08 37 37 !

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

Reportage aux urgences de Chinon Colère dans le cathéter AbonnésÉcouter

Le

Les urgences hospitalières sont en grève depuis la mi-mars : un mouvement de grande ampleur lancé hors syndicats par le collectif L’Inter-Urgences, constitué notamment de jeunes professionnels du milieu hospitalier. Plus de 150 établissements sont mobilisés à travers la France. 10 000 nouvelles embauches, un salaire mensuel revalorisé de 300 euros : ce sont les principales revendications des urgentistes en grève. Notre reporter Dillah Teibi a passé quelques jours dans le service des urgences de l’hôpital de Chinon.

Chacun a en soi un bourgeois qui sommeille François Bégaudeau : « Je rêverais qu’une assemblée populaire administre France Inter » AbonnésVoir

Le

Je suis un bourgeois et j’en suis fier. Personne ne dit une chose pareille. Le bourgeois, c’est l’autre, le bobo, le faux-cul, le gras du bide. Et encore, ça se dit plus, bourgeois, c’est désuet. Depuis longtemps, le bourgeois a appris à se déguiser. Une casquette de pêcheur, une veste de paysan, un blue jean comme les ouvriers. Il a entonné des discours indignés et révoltés contre le mal, contre le fascisme et contre les cons. C’est un libertaire, le bourgeois. Contre l’impôt, contre le voile, contre les flux migratoires incontrôlés. Il proclame la révolution. C’est le titre du livre d’Emmanuel Macron, RÉVOLUTION. Il est progressiste aussi. Le mouvement qui soutient Macron se proclame « progressiste ».

Début de notre série « Paroles de Gilets jaunes ». Un texte de Daniel Mermet SE METTRE EN LUTTE EST UNE VICTOIRE Accès libreLire

Le

Les médias c’est une gomme, une grosse gomme qui efface alors qu’elle prétend montrer, c’est la fabrique de l’oubli, c’est l’ardoise magique. Des trésors disparaissent ainsi, des bijoux, des boussoles, des lumières, des plans d’évacuation, des équations mirobolantes, des brins de bruyère et des traits de génie. D’où l’envie pour préparer la rentrée de revenir sur ces paroles envolées, en radio bien sûr, mais aussi en noir sur blanc, fidèlement transcrites.