
Tout va bien
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Il n’y a pas de justice : le premier intellectuel venu exhibe l’intérieur de sa tête, on le fête. La plus jolie des filles nous montre très simplement son cul ...on la hue ! Jacques Prévert. Spectacle. 1959
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C’est une archive sonore exceptionnelle. Un enregistrement qui date de juin 1936, et qui reste la seule trace de ce moment qui n’a été ni photographié, ni filmé. Il y a 90 ans, au printemps 1936, les salariées – car il s’agit pour l’essentiel de femmes – des grands magasins parisiens rejoignent le mouvement social, se mettent en grève et occupent leur lieu de travail. Quelques vedettes viennent les soutenir, dont l’acteur et clown Roger Champenois, connu sous le nom de « Champi ». Sur l’air d’une chanson de l’époque, Les beaux dimanches de printemps, Champi er les grévistes vont écrire de nouvelles paroles pour en faire… un chant de bataille ! 90 ans après, Olivier Besancenot sur cette chanson de grève et sur les luttes victorieuses du printemps 1936.
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À nouveau on nous ment, à nouveau on nous trompe. Voilà une nouvelle arnaque de l’OMS en lien avec Pfizer, Bill Gates et compagnie, son nom : HANTAVIRUS ! Depuis toujours, les maladies sont fabriquées par les élites, personne ne vous le dit bien sûr. Qui fabrique ces épidémies, qui élève des pangolins et des rats de plus en plus nombreux dans Paris gouvernés par des wokistes ? Les savants le savent mais ils sont achetés et les pouvoirs politiques sont tous corrompus, notre enquête exclusive avec les VRAIS scientifiques en apporte la preuve indiscutable mais aucun média ne relaie ces révélations. Pourquoi ?
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Isaac et Nora. Un frère une sœur. Un filet de voix, une trompette. En 2019, ils interprètent Veinte Años. À eux deux, ils n’ont pas vingt ans. Isaac onze ans, Nora huit ans. Elle chante ce vieil air cubain de 1935 qui vous chavire le cœur à chaque fois. Son frère Isaac assure à la trompette. À la guitare c’est Stéphane, leur père. La mère tourne une petite vidéo qu’elle met en ligne. Et voilà, grosse surprise, elle fait huit millions de vues !
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Un rassemblement antifasciste. Un grand événement populaire. Une fête pour laquelle les militants communistes et les adhérents de la CGT n’ont pas compté leurs heures. La fête de l’Humanité ? Non, le festival de Cannes. Ou plutôt le « festival international du film » de Cannes tel qu’il a été voulu et créé dans les Alpes maritimes par la gauche antifasciste avant et après la Deuxième Guerre mondiale. Cette histoire méconnue du festival de Cannes, vous ne l’entendrez probablement pas samedi pendant la cérémonie du palmarès. Mais elle est racontée par l’historien Tangui Perron dans un livre paru aux éditions de L’Atelier, Tapis rouge et lutte des classes. Une autre histoire du festival de Cannes. Comme l’édition 2025 du festival de Cannes se clôt samedi, Laurence De Cock s’est dit que c’était le bon moment pour convier Tangui Perron à nous raconter cette « autre histoire du festival de Cannes ».
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En ce mois de novembre 1994, François Mitterrand est toujours président de la République, pour quelques mois encore.
Depuis quatorze ans, le nombre de chômeurs a doublé, bondissant de 1 376 000 en 1980 à 2 605 000 en 1994. La création des « Restos du cœur » en 1985 a rendu visibles et concrètes les conséquences du « tournant de la rigueur » adopté par le gouvernement de Pierre Mauroy en 1983. La ratification du traité de Maastricht en 1992 a entériné la soumission de la politique économique et sociale à des « critères de convergence » budgétaires. La conversion des socialistes au capitalisme néolibéral a précipité la désindustrialisation du pays et la destruction de centaines de milliers d’emplois.
C’est donc en novembre 1994, à la toute fin des deux septennats de celui qu’il a naguère soutenu, que Renaud publie son onzième album, À la Belle de Mai, sur laquelle figure cette chanson, Son bleu. L’une des préférées de Renaud, paraît-il, que vous raconte aujourd’hui Olivier Besancenot.
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Cécile Gintrac, géographe et première adjointe au maire de Saint-Denis en charge de l’urbanisme, est l’invitée de ce nouvel épisode de « Si j’aurais su », le podcast de Laurence De Cock.
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8 mai, victoire sur le nazisme. 9 mai, les nazis paradent dans Paris. Dans un mois, au Panthéon, la France saluera l’historien Marc Bloch, fusillé le 16 juin 1944 par ceux-là mêmes qui défilent le 9 mai dans Paris. Drapeaux noirs et croix gammées, les mêmes, venus de France et d’Europe violent Paris dans le silence de ventres mous qui citeront haut et fort le livre de Marc Bloch, L’Étrange défaite. Celle de 1940, celle qui a permis au fascisme de s’installer alors si facilement en France et de revenir s’infiltrer partout aujourd’hui.
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Le 8 mai, on commémore. Mais on ne commémore pas la même chose qu’on soit d’un côté de la Méditerranée ou de l’autre. Si en France, le 8 mai est férié pour célébrer la victoire sur les nazis, en Algérie, c’est un tout autre 8 mai 1945 dont on se souvient.
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Cette lithographie de Théophile Steinlen (1859-1923) figurait à la « une » du journal Le Chambard socialiste le 17 mars 1894, signée « Pierre », nom de presse de Steinlen. Entre un paysan (la faux) et un ouvrier (le marteau), avec à droite l’artiste lui-même (les pinceaux) et autour une foule qui manifeste, voici Marianne, allégorie de la République française avec son bonnet phrygien et son sein nu.
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Si vous êtes né dans les années 1970 et que vous avez des sympathies pour la lutte indépendantiste basque, vous avez de grandes chances de connaître le groupe Kortatu. Pour les autres, Olivier Besancenot vous propose une séance de rattrapage avec cette chanson de 1986, La Linea del Frente.
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Pour avoir voulu faire travailler ses étudiants sur les migrations, la professeure de philosophie Sophie Djigo a été la cible d’une campagne de cyber-harcèlement de la part de l’extrême droite. Elle raconte comment elle a réussi à faire condamner ses harceleurs.
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C’est le jour d’en prendre de la graine. Il y a 140 ans, à Chicago, des travailleurs perdaient la vie pour la gagner. Pour gagner un triangle rouge. Un côté pour les huit heures de travail, un côté pour les huit heures de sommeil, un côté pour les huit heures pour la vie. Une révolution. Ceux qui leur faisaient tirer dessus étaient de la même espèce que ceux d’aujourd’hui. Nous les avons fait reculer, mais ils reviennent toujours, déguiser autrement, ils arrivent par derrière, mêmes chiens de garde, même sourire de serpent, même sac de farine pour nous rouler dedans.
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C’est le Premier mai ! Tous à la manif ! Il ne faut pas céder à l’atonie générale car les gros patrons mènent encore et toujours une véritable guerre aux travailleurs. Une offensive radicale est menée par les milliardaires libertariens de la Silicon Valley qui rêvent d’une liberté absolue de l’individu contre l’État, contre la démocratie. Non seulement les barons de la tech veulent notre perte ou tout au moins notre entière soumission, mais en plus l’écologie, ils s’en tamponnent le coquillard. Entre sauver la planète ou la soumettre au risque de la détruire, les libertariens de la Silicon Valley ont fait leur choix. À nous de faire les nôtres pour que vive toujours l’esprit du Premier mai !
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François Hollande se « prépare ». Bernard Cazeneuve est « prêt à être candidat ». Manuel Valls verra ce qu’il fera « à l’automne ». Gabriel Attal, lui, « pense savoir comment il faut présider la France ». Et si Michel-Édouard-Leclerc « n’exclut rien », Patrick Sébastien juge finalement ne pas avoir les « compétences » pour 2027. Delphine et les sardines respirent. Comme pas un jour ne passe sans une nouvelle candidature à l’élection présidentielle, Gérard Mordillat vous aide à savoir qui est qui au bal masqué des prétendants.
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Une chanson anti-colonialiste peut-elle devenir un tube et se hisser dans les premières places du top 50 ? Aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est ce qui est arrivé au groupe australien Midnight Oil avec leur chanson Beds Are Burning. Vous ignoriez comment les colons britanniques ont volé leurs terres aux Aborigènes d’Australie ? En 1987, il a suffi de quatre minutes et quinze secondes au groupe de rock Midnight Oil pour raconter cette histoire au monde entier.
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Il tombe en janvier tous les ans, régulier, inquiétant : le baromètre de confiance du public envers les médias. Chaque année il est un peu plus calamiteux que la précédente – on n’est pas surpris. 2026 ne déroge pas. On pourrait débattre ici du pourquoi et du comment ; on aurait bien notre petite idée. Mais on ne va pas le faire : ce n’est pas ça qui est intéressant. Les journalistes le font très bien eux-mêmes. Je veux dire les importants, ceux dont la voix compte. Les responsables – crédibles et autres modérés. Observons-les qui viennent, la mine grave, déplorer l’alarmant constat. Ils l’habillent de mots forts, pénétrés du sérieux de l’instant. Unanimes : c’est la démocratie en personne qui s’en trouve fragilisée. Ah tiens.
Faut-il avoir foi dans sa propre parole pour penser qu’en douter menace pareil édifice. Ainsi va l’hégémonie culturelle, pleine et entière. Habitée par sa mission : ici le doute n’a pas sa place. Légitime à dire le réel, la bourgeoisie médiatique dispose d’un droit endogène sur les choses du Vrai. Sa pensée souveraine distille une raison qu’elle assume chimiquement pure. Elle sait, la fake news c’est les autres. Elle les a nommés : complotistes, populistes, anti-système – la barrière est précise, infranchissable ; ne souffre nulle conteste. La bourgeoisie médiatique n’est pas du bon côté, elle est le bon côté – de façon native, propriétaire. C’est de bon droit qu’elle parle. Elle parle, on l’écoute : que vous faut-il de plus. Et la voilà piquée lorsque la multitude vient lui gâcher la fête.
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Iconoclaste, indocile, insubmersible, imprévisible. On a cherché dans les mots qui définissent Brigitte Fontaine : romancière, comédienne, dramaturge, parolière, chanteuse jusqu’à la nuit des temps et reine des kékés.
Mais finalement on a préféré :
perchée
Ça lui va bien perchée, ça fait oiseau, oiseau excentrique, oiseau dingo qui va d’une branche à l’autre, d’un ciel à l’autre à sa guise en chantant bien au-dessus des sentiers battus, exactement là où on ne l’attend pas et où elle ne s’attend pas non plus elle-même.
Déconcerter, c’est résister, les résistants l’oublient.
Créer, inventer, perturber, tout ça s’oppose aux conservatismes, au maintien de l’ordre et à la glu réactionnaire qui nous colle de partout.
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LES HOMMES DEVANT, LES FEMMES DERRIÈRE !
NOUS SOMMES FIERS DES VIOLENCES POLICIÈRES !
PÉTAIN AU PANTHÉON !
LA SPÉCULATION SAUVERA LE TIERS-MONDE !
LES RICHES À VERSAILLES, LES PAUVRES SUR LA PAILLE !
LES HOMOSEXUELS, C’EST PAS NATUREL !
Voilà quelques-uns des slogans de la GRANDE MANIF DE DROITE à Paris le 12 juin 2007. C’était juste après la victoire de Nicolas Sarkozy le 6 mai et son discours triomphal place de la Concorde.
Enfin la vraie France osait s’exprimer dans la rue pour dire tout son rejet de l’esprit pervers et destructeur de MAI 1968 qui avait amené le pouvoir socialo-communiste de 1981. Cette MANIF de DROITE, à la fois acte de résistance et de vérité, fut une renaissance qui allait ouvrir la porte à la France qui vient !