Policiers condamnés pour insultes racistes au tribunal de Bobigny à partir d’une vidéo diffusée par Là-bas en avril 2020

SURPRISE ! Jusqu’à 6 mois ferme contre des policiers dans l’affaire « UN BICOT COMME ÇA, ÇA NAGE PAS »

Le

Surprise ! Ce jeudi 6 janvier, le tribunal de Bobigny (93) a condamné six policiers à des peines allant de six à douze mois de prison, dont six mois ferme pour certains, pour des violences et des injures racistes lors de l’interpellation d’un Égyptien en avril 2020, selon le Monde.

Un policier, qui avait déclaré «  il ne sait pas nager, un bicot comme ça, ça ne nage pas  » a été condamné à six mois de prison avec sursis. Quatre de ses collègues ont été condamnés à douze mois, dont six mois ferme, et une interdiction d’exercer pendant douze mois. Un autre policier a été condamné à douze mois de prison avec sursis pour « non-empêchement des violences ».
Cinq des six policiers condamnés ont décidé de faire appel du jugement.

« Je suis heureux, la justice a été faite. J’ai été lésé, agressé. Je suis content de cette décision », s’est réjoui Samir E., la victime, à l’issue du délibéré.

Cette affaire avait été aussitôt diffusée sur notre site par notre journaliste Taha Bouhafs.
26 avril 2020 - L'Ile-Saint-Denis "Un bicot comme ça ça nage pas"
par Là-bas si j'y suis

C’est une vidéo tournée par deux jeunes qui a révélé ces faits.
Le 25 avril 2020 à 1h30 du matin, ils entendent des bruits devant chez eux à l’Île-Saint-Denis (93). Un fourgon de police, des flics, des cris. Depuis chez eux, ils filment la scène avec une petite vidéo et un enregistreur. Les flics se marrent bien, « Un bicot comme ça, ça nage pas  ». Un autre rajoute « ha, ha, ça coule, tu aurais du lui attacher un boulet aux pieds !  ».

Ensuite, dans le fourgon on entend très clairement des coups et des cris.
Très choqués ensuite, les deux garçons ont l’idée de confier ce document au journaliste Taha Bouhafs qu’ils suivent sur Twitter et qui travaille pour Là-bas.
Nous diffusons alors ce document qui est repris et diffusé partout.

Selon la version policière, cette nuit-là, des policiers avaient interpellé à l’Île-Saint-Denis un homme soupçonné de vol de matériel sur un chantier et qui avait tenté de prendre la fuite en se jetant dans la Seine.

« Un bicot comme ça, ça nage pas ! »
par Là-bas si j'y suis

Par la suite, Taha retrouve l’homme insulté et tabassé. C’est Samir, un égyptien de 28 ans dont nous avons diffusé le témoignage.

Ils m'ont frappé, j'étais comme un ballon de foot : le témoignage de Samir
par Là-bas si j'y suis

Il faut saluer les deux jeunes riverains qui ont eu le réflexe d’enregistrer cette scène et remercier Taha Bouhafs et l’équipe de Là-bas qui ont diffusé ces documents. On finirait par croire que tout le travail de ces dernières années pour dénoncer les violences policières commence à porter ses fruits.

D.M.

L'équipe de Là-bas attend vos messages dans les commentaires et sur le répondeur au 01 85 08 37 37 !

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

HOMMAGE À YANN AUGRAS, PORTE-PAROLE DE LA LUTTE DES GM&S (VIDÉO 12:35) Mort accidentelle d’un résistant Accès libreVoir

Le

Yann Augras est mort. Un accident de voiture en sortant du boulot, le 11 juin, sur une route de la Creuse, près de chez lui. Aucun mot ne peut dire l’émotion, aucun, sauf les oiseaux qu’on entendait pendant la minute de silence au cimetière avec les drapeaux de la CGT au-dessus des gens, immobiles avec ces masques étranges. Les oiseaux ne se taisent pas et les copains de Yann ne vont pas se taire. Ces masques ne sont pas des bâillons. Le temps de ramasser le drapeau, ils vont continuer la lutte. Ils savent que c’est la seule consolation possible.

LES DICTIONNAIRES EN DEUIL, ROBERT PLEURE ALAIN (hommage) ALAIN REY : QUEL FUT SON DERNIER MOT ? Accès libreÉcouter

Le

Le plus populaire des grands érudits, le plus expressif des vocabulistes mais surtout, au-delà de son colossal travail pour Le Robert et autres dictionnaires en tous genres, Alain Rey a fait comprendre toute l’importance des mots et du langage, l’inventivité intarissable des humains, les hasards des sonorités des bouches et des corps, et d’abord comment les mots ensorcellent, comment les mots sont des cages et les armes les plus puissantes des puissants.

Pour des milliers de prostituées, une misère sans aide OUI, JE SUIS UNE PUTE, ET ALORS ? QUE DEVIENT SAM ? AbonnésÉcouter

Le

Oui, je suis une pute, et alors ? SAM le proclame bien fort. Elle assume. Mais les infirmières de la sexualité publique sont dans une mauvaise passe, et même plus de passes du tout. Ce salaud de Covid a chassé le client, et SAM ne s’est pas encore convertie au télétravail. En plus de ça, il y a cette loi de 2016 qui pénalise le client, et comme beaucoup de ses 30 000 collègues, elle a vu son chiffre d’affaires s’effondrer. Et aucun filet social. Juste un RSA et encore. Et ces vaches de bourgeois qui les appellent des filles de joie.

La pollution atmosphérique tue vingt fois plus que la Covid-19 1972 : DES VÉLOS, PAS D’AUTOS ! Accès libreVoir

Le

La Covid-19 nous a obligés à faire passer nos vies avant l’économie. Mais maintenant, retour à la normale. Avec la pollution atmosphérique qui tue vingt fois plus, l’économie passe avant nos vies. Voici un petit retour sur la première manif écolo en faveur du vélo, le 22 avril 1972, organisée par les Amis de la Terre et suivie par 25 000 doux dingues…