« Ils ont voulu nous enterrer, mais ils ignoraient que nous sommes des graines »

RADIO FRANCE condamnée pour le LICENCIEMENT ABUSIF de Daniel MERMET après 38 ans de CDD

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(AFP) Radio France a été condamnée en appel à verser plus de 300 000 € à l’animateur de « Là-bas si j’y suis » Daniel Mermet, licencié «  sans cause réelle ni sérieuse » en 2014.

En juin 2014, France Inter mettait fin à la célèbre émission Là bas si j’y suis, créée en 1989. Le journaliste producteur Daniel Mermet s’était retourné contre son ancien employeur.

Le jugement d’appel rendu le mardi 07 novembre 2017 à Paris confirme que Daniel Mermet a fait l’objet en 2014 d’un « licenciement sans cause réelle ni sérieuse  », et triple les indemnités dues par Radio France.

Le groupe public doit notamment désormais verser à Daniel Mermet 139 520 € à titre d’indemnité légale de licenciement, 140 000 € de dommages et intérêts et 16 785 € à titre d’indemnité de préavis. En première instance, Radio France avait été condamnée à verser 111 000 € au titre de cette requalification en CDI et d’une indemnité de départ à la retraite.

Interrogée jeudi, la direction de Radio France n’a pas souhaité commenter cette condamnation. « Radio France s’est sciemment placée dans l’illégalité pendant près de 40 ans en ayant recours à des contrats à durée déterminée "verbaux" pendant 25 ans, puis écrits sans définition du motif », a souligné l’avocat du journaliste Jean-Yves Halimi dans un communiqué.

« La page est tournée », a déclaré Daniel Mermet, regrettant que le service public soit condamné mais se félicitant que la responsabilité de ses « gestionnaires » soit reconnue.

Depuis sa création en 1989, son émission militante et atypique avait su fédérer une forte communauté de fans. François Ruffin, désormais député France Insoumise, y avait fait ses débuts de journaliste, ainsi que des voix de Radio France comme Sonia Kronlund (productrice des « Pieds sur terre » sur France Culture) ou Yann Chouquet, devenu directeur des programmes de France Inter.

Depuis sa suppression en 2014, « Là-bas si j’y suis » connaît une deuxième vie sur son site Internet, où elle affiche 25 000 abonnés qui versent en moyenne 5 euros par mois.

(avec AFP)

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