Élections, on a gagné !

Là où Là-bas passe, le FN trépasse

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À la Maison de la citoyenneté de Sallaumines, les acteurs dirigés par Monique et son équipe (© Annick Quenu)

Dans les betteraves comme dans les corons, Marine devait tout gagner. Mais Là-bas est passé par là et la gauche l’emporte !

Dans l’Aisne à Pinon, comme à Sallaumines dans le Nord-pas-de-Calais, où nous étions en reportage la semaine dernière, le Front National n’a pas gagné les élections départementales. Pourtant, dans les deux villes, les résultats du premier tour le donnaient vainqueur.

Dans la ville de PINON, le Front National est arrivé en tête au premier tour, avec 40,74 % (253 votes), contre 32,53 % (202 votes) pour l’Union de la Gauche ; au second tour, c’est l’Union de la Gauche qui l’a emporté, mais à seulement… 5 voix près !

La liste Union de la Gauche, avec Fawaz Karimet et Annie Tujek a obtenu 50,32 % des suffrages exprimés, soit 317 votes, tandis que la liste Front National de Jean-Marc Dumesnil et Mireille Koenig a obtenu 49,68 % des suffrages, soit 313 votes.

Le taux d’abstention pour ce second tour à Pinon est de 41,65 % ; 486 personnes sur 1167 inscrits ne sont donc pas allés voter.

A Sallaumines aussi, c’est une surprise. L’Union de la Gauche l’a emporté sur le Front National, alors que le premier tour donnait le FN vainqueur, avec 41,87 % (1280 votes), contre 27,64 % (845 votes) pour le Front de Gauche.

C’est donc le Front de Gauche qui a emporté le scrutin, avec 53,04 % (1586 votes), contre 46,96 % (1404 votes) pour le Front National.

Le taux d’abstention pour ce second tour à Sallaumines reste élevé : 54,91 %, soit 3872 personnes sur 7051 inscrits.

Pastis et cacahuètes pour François, AMG – Abonné Modeste et Génial - à Pinon et pour Monique et toute la bande à Sallaumines !

Anaëlle Verzaux

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Il tombe en janvier tous les ans, régulier, inquiétant : le baromètre de confiance du public envers les médias. Chaque année il est un peu plus calamiteux que la précédente – on n’est pas surpris. 2026 ne déroge pas. On pourrait débattre ici du pourquoi et du comment ; on aurait bien notre petite idée. Mais on ne va pas le faire : ce n’est pas ça qui est intéressant. Les journalistes le font très bien eux-mêmes. Je veux dire les importants, ceux dont la voix compte. Les responsables – crédibles et autres modérés. Observons-les qui viennent, la mine grave, déplorer l’alarmant constat. Ils l’habillent de mots forts, pénétrés du sérieux de l’instant. Unanimes : c’est la démocratie en personne qui s’en trouve fragilisée. Ah tiens.

Faut-il avoir foi dans sa propre parole pour penser qu’en douter menace pareil édifice. Ainsi va l’hégémonie culturelle, pleine et entière. Habitée par sa mission : ici le doute n’a pas sa place. Légitime à dire le réel, la bourgeoisie médiatique dispose d’un droit endogène sur les choses du Vrai. Sa pensée souveraine distille une raison qu’elle assume chimiquement pure. Elle sait, la fake news c’est les autres. Elle les a nommés : complotistes, populistes, anti-système – la barrière est précise, infranchissable ; ne souffre nulle conteste. La bourgeoisie médiatique n’est pas du bon côté, elle est le bon côté – de façon native, propriétaire. C’est de bon droit qu’elle parle. Elle parle, on l’écoute : que vous faut-il de plus. Et la voilà piquée lorsque la multitude vient lui gâcher la fête.

Spéciale Brigitte Fontaine Ah, que la vie est belle ! AbonnésVoir

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Iconoclaste, indocile, insubmersible, imprévisible. On a cherché dans les mots qui définissent Brigitte Fontaine : romancière, comédienne, dramaturge, parolière, chanteuse jusqu’à la nuit des temps et reine des kékés.

Mais finalement on a préféré :

perchée

Ça lui va bien perchée, ça fait oiseau, oiseau excentrique, oiseau dingo qui va d’une branche à l’autre, d’un ciel à l’autre à sa guise en chantant bien au-dessus des sentiers battus, exactement là où on ne l’attend pas et où elle ne s’attend pas non plus elle-même.

Déconcerter, c’est résister, les résistants l’oublient.

Créer, inventer, perturber, tout ça s’oppose aux conservatismes, au maintien de l’ordre et à la glu réactionnaire qui nous colle de partout.

LA GRANDE MANIF DE DROITE. Un PODCAST historique ! LA GAUCHE EST FOUTUE, LA DROITE EST DANS LA RUE ! Accès libreÉcouter

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LES HOMMES DEVANT, LES FEMMES DERRIÈRE !

NOUS SOMMES FIERS DES VIOLENCES POLICIÈRES !

PÉTAIN AU PANTHÉON !

LA SPÉCULATION SAUVERA LE TIERS-MONDE !

LES RICHES À VERSAILLES, LES PAUVRES SUR LA PAILLE !

LES HOMOSEXUELS, C’EST PAS NATUREL !

Voilà quelques-uns des slogans de la GRANDE MANIF DE DROITE à Paris le 12 juin 2007. C’était juste après la victoire de Nicolas Sarkozy le 6 mai et son discours triomphal place de la Concorde.

Enfin la vraie France osait s’exprimer dans la rue pour dire tout son rejet de l’esprit pervers et destructeur de MAI 1968 qui avait amené le pouvoir socialo-communiste de 1981. Cette MANIF de DROITE, à la fois acte de résistance et de vérité, fut une renaissance qui allait ouvrir la porte à la France qui vient !