Là-bas si j’y suite

Là-bas si j’y suite : une sélection de vos messages de soutien

Le

Samedi 28 juin 2014
Cher Daniel, chers Antoine, Anaëlle, Charlotte, Gaylord, Giv et toute l’équipe
De Montréal, grâce à Internet, Là-bas si j’y suis est une bouffée d’oxygène quotidienne. L’émission nous aide à comprendre le monde ; elle nous fait rire ; elle nous fait découvrir des faces sombres et lumineuses de l’humanité ; elle nous nourrit grâce aux connaissances des penseurs précieux qui passent à l’antenne ; elle alimente nos discussions ; elle nous fait écouter de la bonne musique. En somme, elle fait partie de notre vie.

Qu’est ce qui se passe quand on vous enlève un bout de votre vie ? C’est la rage, la colère.
Malgré tout, nous continuons à espérer que le bon sens l’emportera et que l’émission reviendra à la rentrée.
Merci

Djahid, Rachid, Kamel, Zoubeir et Isabelle

Dimanche 29 juin 2014

On n’a pas le cul sorti des ronces
Las, on se lève dans le froid matin
Et là bas si j’y suis, il n’y a rien
L’idée du bonheur déjà se fronce

Dans le bruit des bandes annonces
La France inter se débarrasse de Mermet
Cette putain de rentrée est un coup de semonce
L’intelligence va s’abreuver dans le puits des regrets

On n’a pas le cul sorti des ronces
Mais d’être au courant, n’alimente pas
La France Inter qui perd de son éclat
On se sent piégé, pourtant on fonce…

On proteste sur les réseaux sociaux
Tweeter, Facebook
On fait le souk
On « courriel » à donf la radio

On n’a pas le cul sorti des ronces
Et plus ça pique, plus on s’enfonce
Le cuir de nos cerveaux résistera-t-il
Au profond marais des jours futiles ?

A cette question, point de réponse
Un quart de siècle de reportages
Se termine dans un grand brouillage
On n’a pas le cul sorti des ronces !

Pour une résistance....

"Le Polymorphe Errant"

— -

Dimanche 29 juin, à 21 heures - Ibrahim

Réponse à l’article Là-bas si j’y suite ?

Bonjour,

Je m’appelle Ibrahim, j’ai 21 ans et j’écoute là-bas depuis que mon frère me l’a fait découvrir il y a 6 ans de cela. Depuis, que de choses apprises, que d’émissions écoutées, réécoutées jusqu’à en connaître certains fragments par cœur (je pense notamment à votre interview de Castoriadis ou votre émission sur PVN).

Vous m’avez ouvert les yeux et les oreilles et avez fait partie de ma vie à un point tel que j’ai l’impression que c’est une partie de moi que France Inter veut aujourd’hui supprimer. Ce qui n’est pas possible.

Je n’ai pas la force de terminer ce message.

Ibrahim

— -

Supprimer la seule émission qui nous permettait de prendre du temps, du recul pour mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons. L’une des seules qui justifiait amplement ma redevance audio-visuelle.
Je n’ai pas oublié Valentine, Pierrot, la voix du vieux rom, les rendez-vous avec les voix du Monde Diplomatique, les voyages radiophoniques sur les 5 continents à la rencontre de tant de morceaux de vies ... Merci Daniel et à toute ton équipe. Merci de m’avoir fait grandir, merci de m’avoir forgé ma conscience politique. Mes oreilles te remercient et te saluent bien bas de leur avoir fait tant de bien. Pour toutes ces raisons et bien d’autres, cette émission doit continuer. Ne lâchons surtout rien.

Fati Ball

— -

Faire rire et faire peur... mais surtout NE PAS faire réfléchir.... très déçue, comme beaucoup d’auditeurs

Adèle Le Gall

— 

Je vous en prie ; continuez la Résistance. Ne partez pas, votre départ est un peu le nôtre, vous êtes une partie de nous-même et inversement.
EvLynn BadO’Neil Écoeurant !.. Une émission si belle et pleine de intelligence... Trop sûrement !

Annette Guilbaud

— -

Je n’avais pas souvent l’occasion de vous ecouter mais le monde tel que je le percois sera moins beau sans vous
Natacha Bouyssou J’ai commencé à vous écouter dans la voiture, petite fille quand je rentrais de l’école...j’ai grandis avec cette émission. Désormais c’est en podcast que je la suis....toujours un peu à la bourre, mais TOUJOURS. Si Là bas si j’y suis est forcée à déguerpir je prends mes clics et mes clacs, mes oreilles et mon cerveau et je te suis !

Aurélie Le Drogo

— -

Le poing levé pour manifester notre colère. oui l’émission LA BAS SI J ’Y SUIS doit reste a l’antenne, elle nous appartient, nous les auditeurs de France inter c’est notre choix

Charline Degraeve

— -

Là-bas si j’y suis représente les dernières palpitations d’un pluralisme radiophonique en fin de vie !!Une des dernières à nous parler, à parler de nous et à nous faire parler !!La dernière émission de gauche qui va se voir bâillonner sous un gouvernement de gauche...Je refuse !!!Lutter c’est éduquer, éduquer c’est lutter !!!Lâchez rien les gars !!!Vous n’êtes pas seuls !!Merci pour tout ce que vous avez
Daphnee Collin Trop intime, trop intelligent, trop cash sûrement... Une fenêtre sur le droit de penser, d’analyser différemment qui se ferme encore ! Plus de là bas bas si j’y suis, où va-t-on alors ?

Antoine Sallustro

— -

La bas si j’y suis est une émission sérieuse, responsable, militante et pleine de bon sens et humour !!!! Il serait triste de la voir disparaitre de notre quotidien !!! J’apporte mon soutien inconditionnel à Daniel Mermet et à ses camarades !!!!

Noel Paumier

— -

Une émission qui nous donne la douce impression d’être un peu plus intelligent chaque jour....

Isabelle Baillot

— -

Ne lâchez rien les AMG !!! Accroche-toi Daniel ! On s’est déjà regroupés il y a des années pour manifester qu’on voulait garder notre émission, on le refera, s’il le faut, on le refera !!! Un été à croiser les doigts, courage !

Claudine Poiret

— -

A vous les responsables des programmes. Merci de nous laisser cet espace d’information. Ou alors allez bosser sur des radios de divertissement ou d’abétissement. Vous êtes service public ou non ? si oui alors n’oubliez pas cette émission est la nôtre "là -bas si j’y suis" j’y reste.

Valérie Garnier

— -

Ô RAGE et désespoir s’abat sur cette fin de journée arasante..
l’annonce de la mort de MON refuge, MON émission, celle qui me faisait encore croire qu’un vrai média existe..
Celle qui redonnait la rage à ma tristesse, la lutte au désespoir, le courage à la lassitude..
Celle que je trépignais d’entendre dans mes écouteurs, au milieu de ces requins de la finances dans lequel j’étais exploitée..
Celle qui m’a sauvé de la dépression lors du licenciement de masse en 2008 et m’a mené à la lutte : en Master en science politique, à mon âge !!

Melody Hain

— -

Non.
Non. Non et
NON !!!

— -

Mermet bas-toi si tu y es ! On est derrière toi !
Ne cédez rien !
Ils essaient d’avoir la peau de là bas, mais ils ne gagneront pas la chaire.
A bon entendeurES
D’une vraie AMG

— -

Inconcevable que cette émission d’utilité publique soit arrêté, c’est une déclaration de guerre à la diversité radiophonique, au bon sens, au débat d’idée, ça ne se passera pas comme ça !

Pasquale Fleury

— -

Inter se soucie-t-elle vraiment de perdre une partie de ses auditeurs ? De perdre une partie de ceux qui ,à l’écoute de cette émission, comprennent que certains se posent encore les bonnes questions et sont encore capables de dénoncer...

Auré Veil France

— -

Après toutes ces années de vie commune, c’est comme perdre un ami, je ne peux m’y résoudre. Il faut que "là bas "continue. Soutenir cette émission est un acte de défense de la démocratie de plus en plus mise à mal. C’est notre devoir. Je ne suis pas toujours d’accord avec Daniel MERMET, loin de là. Mais accepter la disparition de cette émission, c’est accepter qu’une partie de la population ne soit plus représentée. Donc NON !

Bruno Testa

— -

Inter sans là-bas si j’y suis ne serait plus vraiment inter... On a déjà perdu des émissions de qualité, ça serait dommageable de vous perdre aussi. Je veux continuer à faire la route avec vous à tous les sens du terme !! Si je vous écoute c’est que je suis au volant, et c’est toujours un moment d’ouverture d’esprit, de remise en question, de remise en cause,de questionnement, de découverte, d’étonnement, de dépaysement... Trop de désinformation ou de mésinformation autour de nous... Il nous faut vous garder !!!

Maud Dubois

— -

Il y a 4 ans j’ai découvert las-bas ....Je suis une "bébé" AMG ...Vous avez ouvert ma conscience , j’ai ouvert les yeux sur le monde qui m’entoure. Je partage ce que j’écoute avec tous ceux qui vivent autour de moi . Je ne suis plus la même grâce à vous Mr Mermet et maintenant on va me priver de vous ! Je vais me sentir orpheline si las-bas disparaît des ondes .....

Tiffany Rodrigues

— -

Cher Daniel... Je suis très ému, très en colère...toute ma plus profonde reconnaissance et toute mon amitié. Je ne me résigne pas encore à ton départ. Toute ma reconnaissance aussi à tous ceux qui t’entourent ! Je t’embrasse. Jean-Christophe

Jean-Christophe Yu

— -

Mais si Tu n’es plus Là-bas, QUI Y SERA ????

Magali Navarro Bellanger

— -

Il fallait bien s’y attendre, FRANCE INTER déconne. Il paraît que c’était la radio de ceux qui ont quelque chose entre les oreilles... près de 40 ans que je l’écoute cette radio indispensable mais là elle déconne. Je suis encore marqué par ces reportages au Rwanda, par cette parole différente, par cette autre angle de vue...les gens peuvent ne pas partager cette vision mais si elle n’existe pas alors comment comparer, réfléchir, ouvrir les yeux. Eh oui Daniel, le système est effroyable. Philippe, gendarme.

Philippe Arrive

— -

L’émission a rythmé toutes les périodes de ma vie depuis l’âge de 17 ans. Bien-sûr j’en ai raté un certain nombre, surtout depuis le changement d’horaire, mais je me souviens de ces grandes périodes : le lycée d’abord, avec mon père qui tenait absolument à ce que je l’écoute. La fac ensuite, où ce fut moi qui obligeai mes copains à l’écouter. Puis mon départ dans le Sud-Est, expérience politique, humaine et sociale très mauvaise, et je me réfugiais chaque jour dans l’émission comme dans un chez soi où on se sent bien. L’agence de presse à Marseille plus tard, et le téléphone décroché durant une heure pour ne pas être dérangés. Enfin de retour dans le Sud-Ouest, les enfants, et toujours l’émission, même parfois (rarement quand même) dans le bus bayonnais... Et le répondeur, appelée ivre le soir du 21 avril après avoir traversé tout Marseille pour trouver le numéro (depuis je l’ai dans mes contacts,en cas d’un nouvel oubli intempestif). Alors non, je ne peux concevoir que ça s’arrête, une action est-elle prévue ? Une révolte ? Si on s’y met tous, partout en France,on peut faire quelque chose non ?

Estelle Alquier

— -

Là bas, si j’t’y suis, et que tu n’y es plus, nieras-tu que j’y suis et qu’j’essuie les larmes basses qui y sont ...dans mes oreilles ?? Pourtant, j’en suis sur que t’y était, je le sais, j’y étais aussi.... Tout les après-midi. Pourtant y avait du monde avec nous, on y était tous. Et maintenant on va où ? Pfffff j’ai essayé de t’appeler, mais t’es toujours sur répondeur et moi, j’laisse pas de messages. Par contre, j’aime bien les écouter... Et puis j’aimais bien t’écouter, et puis ça y est, t’es parti, tout la bas.... Mais tu vas revenir, on va aller te chercher, puis on te piquera les clés de ta moto, et ici, tu y resteras....

Sylvain Boursier

— -

Ecoutant par hasard l’émission pour la 1ere fois en 1994, j’avais sursauté en reconnaissant la voix de la mère de ma propre fille : Brésilienne, elle était ton guide dans un reportage sur Salvador de Bahia. Depuis ce jour j’arrivais systématiquement en retard à tous mes rendez vous de boulot, incapable que j’étais de couper la radio de ma voiture, et finissant l’émission sur le parking de mes clients. Pendant 20 ans, tu m’as étonné, excité, expliqué, énervé, fait chier, ému jusqu’à pleurer quelques fois. Jamais indifférent. Emission INDISPENSABLE !!!!

Didier Garin

— -

Infiniment triste, j’ai 29 ans, j’ai grandi avec "Là bas", qui passait en boucle chez moi...on a le coeur gros ce soir en famille. On lâche rien !!! VIVE LA BAS SI J’Y SUIS, les AMG n’oublieront rien !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Annalivia Lacoste

— -

Cette boule au fond de ma poitrine ne me quitte pas depuis hier ,quand tu nous a annoncé cette horrible nouvelle "on lache rien" c est ce qui, encore me fait esperer....je ne suis qu un petit routier qui tente de garder les yeux ouvert et grace a toi et a tous les AmG je me sens moins seul.............

Arribas Miguel Salvador

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C’est passé si vite… Une histoire de pandémie, de confinement et de résidence secondaire : voilà qu’un éternuement de pangolin en Chine fait trembler le monde entier. Enfin, presque le monde entier. Parce qu’en France, la clairvoyance présidentielle nous a évité de tomber dans la panique, puis de paniquer parce qu’il était temps. De ne pas porter de masques inutiles, puis de porter des masques indispensables. De confiner, de déconfiner. On passe son temps sur Internet à essayer de comprendre ce qui nous tombe sur la tête et on finit noyé sous le flot d’informations continues. Alors arrêtons-nous un instant. Prenez le temps – grâce à Mathieu Colloghan – de regarder ce qui s’est passé depuis le rhume du pangolin.

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Bravo nos héros, show-biz et trémolos, merci, merci, bravo, bravo. Et après ? Et maintenant ? Où en sont les promesses de Monsieur Macron ? Le grand plan d’investissement massif ? Les soignants se sont dépassés, beaucoup ont payé de leur santé et même de leur vie. Pendant des semaines et avec succès, ils ont réussi à faire passer la santé avant l’intendance. Oui, bravo. Mais aujourd’hui ? Pas de réponse. Pourtant, Monsieur Macron avait promis ?

« Mépris et trahison ». Voila ce que balance le collectif Inter-hôpitaux à l’heure du déconfinement. Voilà des mois que ces soignants sont à fond dans une lutte qui dure depuis des années pour sauver l’hôpital public des griffes de la logique marchande. Nous les avons rencontrés à l’heure du déconfinement.

Profitant de l’émotion générale pour amadouer un pays qui le rejette, Macron et ses communicants ont poussé encore un peu plus loin le bouchon du cynisme. Avant d’évoquer « les jours heureux », ce destructeur obstiné du modèle social français s’est transformé en brave militant d’Attac pour faire l’éloge de l’État-providence : « ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. »