EH OUI, ON EST TOUJOURS LÀ…

LÀ-BAS FÊTE SES 30 ANS !

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LE MUR S’EST FENDU ET LÀ-BAS EST NÉ !

À Berlin, il y a trente ans, le mur tombait. Micro en main, l’équipe de LÀ-BAS SI J’Y SUIS se lançait dans une aventure journalistique hors piste, qui continue aujourd’hui de plus belle. Trente ans de reportages, de découvertes, de rencontres du bout du monde au bout de la rue, plus près des jetables que des notables, plus près des routiers que des rentiers. Trente ans que nous allons célébrer avec vous au fil de cette année, car c’est vous qui avez fait le succès de cette émission, 500 000 auditeurs en moyenne pendant 25 ans sur France Inter et vous êtes toujours là aujourd’hui. Un journalisme engagé, c’est vrai, non pas militant, mais engagé face au rouleau compresseur néolibéral.

Nous étions peu nombreux, il y a trente ans, à oser un regard critique sur la mondialisation qui triomphait avec son cortège de destructions sociales et environnementales. Les rangs se sont étoffés depuis, des contre-feux se sont allumés, mais aucun n’a touché un si grand public, aussi populaire, aussi longtemps.

Au fil de cette année, nous allons revenir sur TRENTE MOMENTS DE LÀ-BAS choisis parmi nos plus de 6 000 émissions (!) archivées. De Sarajevo à Hénin-Beaumont, du Rwanda à Longwy, du Grand Nord à la Terre de Feu…

SPÉCIAL DIRECT FÊTE DE L’HUMA

QUELLE EST L’ÉMISSION QUI VOUS A LE PLUS MARQUÉ ? CELLE QUE VOUS EMPORTERIEZ SUR VOTRE ILE DESERTE ?
Dites-le dans les commentaires ci-dessous, ou sur le répondeur, ou venez nous le dire autour d’un micro à la Fête de l’Huma, au stand de Là-bas (Village du Livre).

Et aussi : abonnement SPÉCIAL 30 ANS à la FÊTE DE L’HUMA
ABONNEMENT CADEAU D’ANNIV’ : 3 EUROS par mois au lieu de 5 !
(pendant la durée de la fête, sur le stand ou sur le site)

Rendez-vous vendredi 13, samedi 14 et dimanche 15 septembre sur le stand de Là-bas à la Fête de l’Huma, au Village du Livre, ou en direct sur le site.

Participez en laissant vos messages sur le répondeur au 01 85 08 37 37 et aussi sur Facebook et Twitter.

LE PROGRAMME DE NOS ÉMISSIONS À LA FÊTE DE L’HUMA

SAMEDI 14 SEPTEMBRE 2019

11h – Là-bas fête ses trente ans ! Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Là-bas si j’y suis, avec :
- Daniel Mermet, journaliste et fondateur de l’émission Là-bas si j’y suis
- Antoine Chao, ancien reporter à Là-bas si j’y suis, producteur de l’émission « C’est bientôt demain » sur France Inter

Rejoignez-nous, venez trinquer aux trente ans de Là-bas et nous dire quelle émission vous a le plus marqués !

14h – L’école des classes, avec :
- Véronique Decker, ancienne directrice d’école à Bobigny, et enseignante en pédagogie Freinet
- Sylvain Labois, professeur de français et d’histoire-géographie en lycée professionnel (Paris), militant de la CGT Éduc’Action, membre du collectif Bloquons Blanquer !
- Mickaël Rouyar, professeur de sciences économiques et sociales en lycée général à Bobigny, membre du SNES (Syndicat National des Enseignants du second degré), membre du collectif Bloquons Blanquer !

17h – 30 ans après la chute du mur, un voyage en ex-RDA, avec :
- Nicolas Offenstadt, historien, auteur de Urbex RDA. L’Allemagne de l’est racontée par ses ruines (Albin Michel, 2019) et du livre Le Pays disparu. Sur les traces de la RDA (Stock, 2018, nouvelle édition chez Gallimard)

DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019

11h – « Gilets jaunes » et lutte des classes, avec :
- Jérôme Rodrigues, « gilet jaune »
- Franciella Paturot, collectif « Femmes "gilets jaunes" du 93 »
- Priscillia Ludosky, « gilet jaune »
- Olivier Besancenot, postier et membre du Nouveau parti anticapitaliste

14h – La lutte, c’est classe ! Avec :
- Tiziri Kandi, femme de chambre à l’hôtel Ibis Paris 17 Clichy-Batignolles, en grève depuis le 17 juillet
- Vincent Labrousse, ex-GM&S
- Yasmina Kettal, infirmière à l’hôpital Delafontaine, collectif Inter-Urgences

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

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Frédéric LORDON publie« Figures du communisme » aux éditions La Fabrique. Un entretien en deux parties Frédéric Lordon, le capitalisme nous détruit, détruisons le capitalisme (1/2) AbonnésVoir

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Il est remonté Lordon, et son bouquin vous remonte, un vrai coup de printemps dans cette odeur de renfermé et de renoncement flageolant. Angoisse, précarité, inégalités, réchauffement, asphyxie et maintenant pandémie. Ça fait beaucoup et c’est clair, le capitalisme détruit nos vies. On peut essayer de lui limer les griffes, lui mettre du caoutchouc sur les crocs, lui apprendre à manger de la salade, lui faire des petits bisous, il s’en fout. On en voit à gauche tout penauds, qui négocient comme au temps de l’esclavage on aurait négocié la longueur de la chaîne et le poids des boulets. Il faut choisir : ou bien on dit « un autre capitalisme est possible » et on le réforme et on le corrige et on lui trouve des chouettes idées et on le renforce. Ou bien on comprend qu’il nous mène au désastre général et qu’il faut tout changer. Tout en profitant de la période qui finit, celle du développement matériel, à nous d’inventer enfin l’histoire du développement humain. Voilà qui vous remet de l’air dans les bronches !

« On lâche rien », c’est eux qui chantent ça, les larbins du capitalisme, tous en chœur dans leurs Covid parties, on lâche rien sauf les chiens, sauf les chars. Les chars, oui. Lordon rappelle 1973 à Santiago du Chili, quand un vrai socialisme était là pour de vrai. On peut rappeler la Semaine sanglante, on peut rappeler ceux qui ont préféré Hitler au Front populaire, on peut évoquer les véhicules blindés qui furent envoyés par Macron contre les « gilets jaunes », et aujourd’hui la spéculation sur les vaccins qui va laisser pourrir des milliers d’êtres dans le monde. Et bien sûr, un capitalisme propre sur lui, bien déguisé en démocratie comme le loup qui se déguise en gentille grand-mère. Des élections, ah oui, très bien, à condition que les blancs bonnets remplacent les bonnets blancs, et le contraire aussi dans un affrontement passionnant. Mais pas davantage. Sinon revoyez les aventures de la Grèce en 2015. Tout le bouquin de Lordon peut se résumer à la phrase de Bertolt Brecht : « le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie, il est son évolution par temps de crise ».

Émission spéciale « Doléances et Résistances » en public HAYANGE, CEUX QUI FONT FACE AU FRONT [INTÉGRALE RADIO] AbonnésÉcouter

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C’est curieux, le maire d’Hayange n’a pas aimé notre affiche, il l’a fait arracher et même il l’a fait repeindre en bleu ! Lui qui aime tant le cochon, lui qui fait la Fête du cochon. Hayange est l’une des onze nouvelles villes conquise par le Front National lors des municipales de 2014. Ancien militant de Lutte Ouvrière et de la CGT,le jeune maire d’Hayange est devenu célèbre en se convertissant subitement à l’extrême-droite. Il est aussi très malin pour lancer des petites ou des grosses provocations qui font le beurre et le bonheur des médias qui viennent du monde entier dans cette ville de Moselle frappée par les politiques néo-libérales.