Carnet de bord d’un gréviste

Il n’est pas journaliste, pas sociologue, pas écrivain. Christophe Metroz est ouvrier. Il est entré à PSA à Aulnay à l’âge de 20 ans et y a travaillé quatorze ans jusqu’à 2011, année où les rumeurs de fermeture de l’usine commencent à circuler et qui se concrétisera trois ans plus tard. Alors il a décidé de raconter ce combat au jour le jour. « La force du texte de Christophe Metroz est celle de l’histoire brute, inexorable, de la parole sans retour d’un témoin du premier rang » écrit Gérard Mordillat dans sa préface qui ajoute « chaque jour qui passe charge son texte d’histoire, de mémoire, de devoir, de pouvoir, comme si chacun de ses mots portait en lui une charge explosive ». En bonus de ce texte, le DVD Comme des lions qui raconte en images deux ans de lutte des salariés pour sauver leur usine.

Christophe Metroz, Carnet de bord d’un gréviste, préface de Gérard Mordillat, Les mutins de Pangée, Paris, 2016.

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    LÀ-BAS Hebdo n°43, avec les salariés de PSA [RADIO 1h11]

    On se battra comme des lions ! Abonnés

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    1er mai 2007, Agathe ouvrière en grève. C’était il y a neuf ans dans Là-bas. Depuis, nous avons suivi les luttes des salariés de PSA-Aulnay. Aujourd’hui, courrez voir le film de Françoise Davisse, COMME DES LIONS, sur les deux ans de lutte des (...)

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Assange : victoire, mais… AbonnésLire

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Immense soulagement pour Julian Assange. Joie et larmes pour toutes celles et ceux qui le soutiennent fidèlement à travers le monde. La justice britannique vient de refuser d’extrader le fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis où il risque un emprisonnement jusqu’à la fin de ses jours. La juge Vanessa Baraitser a rejeté la demande américaine d’extradition.

Mais cette victoire a des limites.

D’abord, il faut rappeler que Julian Assange (49 ans) a été incarcéré en avril 2019 à Londres, après avoir été sept ans enfermé entre quatre murs dans l’ambassade de l’Équateur à Londres, qui lui avait accordé l’asile avec interdiction d’en sortir, sous peine d’extradition vers les États-Unis, où il a été condamné à une peine de 175 ans. Son crime ? Avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700 000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques des États-Unis en Irak et en Afghanistan. Dans les documents publiés via WikiLeaks figurait une vidéo montrant des civils tués par des hélicoptères américains en Irak en juillet 2007, avec deux journalistes de l’agence Reuters parmi les victimes.

Jean Stern publie « Canicule » aux éditions Libertalia Été 2003, canicule : 20 000 morts dans l’indifférence. Une crise sanitaire qui en annonçait une autre AbonnésVoir

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Août 2003 : une vague de chaleur exceptionnelle recouvre l’Europe. L’inaction des pouvoirs publics français et la passivité des médias en plein cœur des vacances coûtera la vie à 19 490 personnes cet été-là en France. La surmortalité est telle que les autorités sont contraintes de réquisitionner un entrepôt réfrigéré de Rungis pour le transformer en chambre mortuaire.

En hommage à Marc Ogeret (1932-2018) Marc Ogeret chante demain Accès libreÉcouter

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C’est vrai, bientôt nous n’aurons plus d’abeilles, c’est vrai nos cheminots sont mal partis, c’est vrai la France rejette les réfugiés, c’est vrai les jeunes ne veulent plus faire enseignant, c’est vrai que nous avons Macron, et que nous avons Colomb, c’est vrai qu’un tas de mômes n’iront pas en vacances, c’est vrai que les gavés se gavent encore et encore et que nous ne les avons toujours pas pendus, c’est vrai tout ça, on peut continuer comme ça, mais c’est nous qui avons les plus belles chansons. Oui, nous.

Les profiteurs d’abîme. Message d’une prof de français Accès libreLire

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« Ne me secouez pas. Je suis plein de larmes », disait Henri Calet. Le pays entier est sous le choc, et faire ce métier de comprendre et de faire comprendre est impossible aujourd’hui. « Expliquer, c’est excuser ». La raison n’est pas de saison, il y a un temps pour la décence et le silence. Mais les profiteurs d’abîme n’attendent pas. Les gros médias se surpassent et la plupart des personnages politiques, des sanglots dans la voix, ne reculent devant rien pour racoler des voix en enfonçant une haine profonde dans le pays.