La Double Absence. Des illusions de l’émigré aux souffrances de l’immigré

Sociologue algérien, ami de Bourdieu avec qui il a réalisé de nombreux travaux, Abdelmalek Sayad a principalement travaillé sur l’émigration et l’immigration. Pour lui, il s’agit de deux phénomènes indissociables mais si différents d’apparence qu’on croit – à tort – pouvoir comprendre l’un sans connaître l’autre.
Ce livre publié quelques mois après la mort de ce directeur de recherche au CNRS, présente une synthèse de vingt ans de recherches. Les entretiens qu’il a menés en France et en Algérie, montrent les contradictions multiples et déchirantes de ces hommes frappés par une double absence : absent de sa famille, de son village et de son pays d’origine, mais aussi absent de leur pays d’arrivée, du fait de l’exclusion dont ils sont victimes. Une double peine.

Abdelmalek Sayad, La Double Absence. Des illusions de l’émigré aux souffrances de l’immigré , préface de Pierre Bourdieu, Le Seuil, Paris, 2014, première édition : 1999.

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Un album en images de la montée au mur des Fédérés Depuis 150 ans, comment a-t-on commémoré la Commune ? Accès libreVoir

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Chaque année, au temps des cerises, nous célébrons la Commune de Paris. Chaque époque a sa manière de commémorer : 1936, 1945, 1971, 2021… Des images qui en disent plus sur le présent que sur la Commune elle-même ! Des trotskystes aux libertaires, du communiste Maurice Thorez au socialiste Pierre Mauroy, des survivants des camps nazis aux francs-maçons, de l’Union des femmes françaises à Force ouvrière, voici quelques images au fil du temps pour dire : la Commune n’est pas morte !

Leon Redbone est mort « à 127 ans » Ne parlez pas de moi quand je serai parti Accès libreVoir

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Leon Redbone a poussé l’élégance jusqu’à permettre au journaliste du service « nécrologie » de profiter de son week-end. « Please don’t talk about me when I’m gone », avait-il chanté. Crooner anachronique, dandy énigmatique, un look à la Zappa et la moustache de Groucho (qui lui-même affirmait avoir emprunté sa moustache à sa femme de chambre). Impeccable prince sans rire, vendredi, Leon Redbone a fait cet élégant petit salut de la main en effleurant le bord de son panama. Le dernier. N’en parlons plus, donc. Mais écoutons. Leon laisse un merveilleux chef-d’œuvre de musique populaire, originale, belle et drôle. Qui peut résister à son Diddy Wa Diddie, son Shine on harvest moon ou son Champagne Charlie ? Chapeau !

Chaque vendredi, la revue de presse indispensable ! Une brève histoire de la gifle AbonnésVoir

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Qu’on l’appelle une claque, une baffe, une tarte, une beigne, une torgnole, une raclée, une mandale, une calotte, une taloche, une mornifle ou un soufflet, ce n’est pas la première fois que la gifle vient s’immiscer dans une campagne électorale française. De l’autre côté du Rhin, la gifle est même un geste éminemment politique depuis que Beate Klarsfeld en a administré une mémorable au chancelier Kiesinger. Mais savez-vous ce que désignait le mot « gifle » à l’origine ? Pour le savoir, écoutez Jonathan Duong, qui a saisi cette navrante occasion pour faire une brève histoire de la gifle.

Guadeloupe, la violence vient de loin. Reportages sur les massacres de mai 1967 à Pointe-à-Pitre. 2 PODCASTS à écouter. Guadeloupe : quand les nègres auront faim ils reprendront le travail ! AbonnésÉcouter

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C’est la phrase qui a déclenché les émeutes en Guadeloupe. Les grévistes demandaient une augmentation de 2,5%. Le pouvoir a fait tirer dans le tas. Bilan : au moins 80 morts. Christiane Taubira a parlé de 100 morts.
C’était en mai 1967 à Pointe-à-Pitre. Un massacre passé sous silence en métropole, mais en Guadeloupe on s’en souvient. On se souvient de cette violence-là et des autres, la colère d’aujourd’hui vient de loin.