Juger sans entraves

1968-2018, 50 ans de lutte pour la justice, les droits et les libertés. Des dessins, des dates, des photos, des affiches illustrent cette rétrospective des combats livrés en France et dans le monde par ceux que le pouvoir de droite avait désignés, comme on nomme une maladie, les « juges rouge ». Une centaine de magistrats est à l’origine de la création du syndicat, le 8 juin 1968. Ils sont vite rejoints par des milliers d’autres bien décidés à combattre une hiérarchie pesante et une organisation archaïque, à se battre pour une justice plus égalitaire, plus protectrice. Cette histoire syndicale, on la connait, du moins on le croit. Lire ces 150 pages, les affaires emblématiques que le Syndicat de la magistrature a porté, permet de mesurer, une fois encore, les dysfonctionnements de l’institution judiciaire. C’était valable pour hier, cela le reste pour aujourd’hui.

Syndicat de la magistrature, Juger sans entraves, La Découverte, Paris, 2018.

Dans nos émissions

  • Un reportage dessiné de Mathieu Colloghan en quatre épisodes

    Justice du pauvre : pauvre justice ! Abonnés

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    Déménagement du Palais de justice de Paris : Mathieu Colloghan a suivi les dernières comparutions immédiates sur l’île de la Cité. Un grand reportage dessiné. Ça y est, le nouveau Palais de justice de Paris a ouvert ses portes. C’est (…)

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Une sélection :

Un album en images de la montée au mur des Fédérés Depuis 150 ans, comment a-t-on commémoré la Commune ? Accès libreVoir

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Chaque année, au temps des cerises, nous célébrons la Commune de Paris. Chaque époque a sa manière de commémorer : 1936, 1945, 1971, 2021… Des images qui en disent plus sur le présent que sur la Commune elle-même ! Des trotskystes aux libertaires, du communiste Maurice Thorez au socialiste Pierre Mauroy, des survivants des camps nazis aux francs-maçons, de l’Union des femmes françaises à Force ouvrière, voici quelques images au fil du temps pour dire : la Commune n’est pas morte !

Leon Redbone est mort « à 127 ans » Ne parlez pas de moi quand je serai parti Accès libreVoir

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Leon Redbone a poussé l’élégance jusqu’à permettre au journaliste du service « nécrologie » de profiter de son week-end. « Please don’t talk about me when I’m gone », avait-il chanté. Crooner anachronique, dandy énigmatique, un look à la Zappa et la moustache de Groucho (qui lui-même affirmait avoir emprunté sa moustache à sa femme de chambre). Impeccable prince sans rire, vendredi, Leon Redbone a fait cet élégant petit salut de la main en effleurant le bord de son panama. Le dernier. N’en parlons plus, donc. Mais écoutons. Leon laisse un merveilleux chef-d’œuvre de musique populaire, originale, belle et drôle. Qui peut résister à son Diddy Wa Diddie, son Shine on harvest moon ou son Champagne Charlie ? Chapeau !

Chaque vendredi, la revue de presse indispensable ! Une brève histoire de la gifle AbonnésVoir

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Qu’on l’appelle une claque, une baffe, une tarte, une beigne, une torgnole, une raclée, une mandale, une calotte, une taloche, une mornifle ou un soufflet, ce n’est pas la première fois que la gifle vient s’immiscer dans une campagne électorale française. De l’autre côté du Rhin, la gifle est même un geste éminemment politique depuis que Beate Klarsfeld en a administré une mémorable au chancelier Kiesinger. Mais savez-vous ce que désignait le mot « gifle » à l’origine ? Pour le savoir, écoutez Jonathan Duong, qui a saisi cette navrante occasion pour faire une brève histoire de la gifle.

Guadeloupe, la violence vient de loin. Reportages sur les massacres de mai 1967 à Pointe-à-Pitre. 2 PODCASTS à écouter. Guadeloupe : quand les nègres auront faim ils reprendront le travail ! AbonnésÉcouter

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C’est la phrase qui a déclenché les émeutes en Guadeloupe. Les grévistes demandaient une augmentation de 2,5%. Le pouvoir a fait tirer dans le tas. Bilan : au moins 80 morts. Christiane Taubira a parlé de 100 morts.
C’était en mai 1967 à Pointe-à-Pitre. Un massacre passé sous silence en métropole, mais en Guadeloupe on s’en souvient. On se souvient de cette violence-là et des autres, la colère d’aujourd’hui vient de loin.