Pourquoi les riches votent à gauche

Attention, le titre de ce livre contient un oxymore ! Riche/gauche, cet assemblage en effet curieux, Thomas Frank, journaliste originaire du Kansas, le revendique et en fait sa thèse. Dans cet ouvrage qui fait écho à celui qu’il avait intitulé Pourquoi les pauvres votent à droite, il analyse l’abandon par les « nouveaux démocrates » des classes populaires au profit des populations les plus aisées et cultivées. Thomas Frank explique comment le « parti du peuple » a rompu les liens avec les pauvres, les exclus, les minorités et les travailleurs pour devenir, au nom de la réussite, des diplômes universitaires et de l’argent, le parti « pro business » plébiscité par les blancs de la classe moyenne supérieure. Autrement dit : on peut être riche, néo-libéral et pourtant progressiste ou « de gauche ».

Thomas Franck, Pourquoi les riches votent à gauche, Agone, Paris, 2018.

Dans nos émissions

  • Une émission avec le journaliste américain Thomas Frank, Serge Halimi et Benoît Bréville du Monde diplomatique

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    Pourquoi les pauvres votent à droite. C’était le titre du best-seller de Thomas Frank publié en 2008, qui se demandait pourquoi les pauvres, censés aspirer à plus de redistribution et d’égalité, votent contre leurs intérêts. Dix ans plus tard, (...)

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Les Rendez-vous des Repaires

  • Pour notre réunion de ce lundi 28, le repaire de Bennecourt vous propose de visionner le film "J’veux du soleil !"de François Ruffin, la projection débuterait vers 19h (pétant...) pour se finir vers 20h20. Suivra le repas qui sera aussi l’occasion de se retrouver et débattre autour de la séquence (...)

Une sélection :

La société ingouvernable. Un entretien de Daniel Mermet avec le philosophe Grégoire Chamayou Quand le pouvoir a eu peur que nous n’ayons plus peur AbonnésVoir

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Tout le monde conteste tout, la société est ingouvernable. L’État providence protège, le plein emploi fait refluer l’angoisse du licenciement, et les syndicats sont puissants. En somme, « ils n’ont plus peur ».
Ainsi fut vécu le début des années 1970 par le pouvoir et le monde des affaires, gagnés par la panique. C’est contre cette insoumission générale qu’une puissante contre-offensive néolibérale s’est (...)

11 septembre 1973, date de naissance du néolibéralisme au Chili AbonnésVoir

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Onze septembre 1973, coup d’État au Chili. Un coup d’État qui met fin aux réformes économiques et sociales menées par le président Salvador Allende, démocratiquement élu trois ans plus tôt. Qui voulait la peau de Salvador Allende ? La droite chilienne évidemment, mais aussi les États-Unis : Nixon ne pouvait tolérer que l’expérience socialiste chilienne puisse réussir et faire école. Le dernier film de Nanni Moretti s’appelle Santiago, Italia. Petit pas de côté pour le cinéaste italien, qui signe un documentaire. Il donne la parole à ces militants chiliens qui ont accompagné la victoire d’Allende. Et qui se sont réfugiés, après le 11 septembre, à l’ambassade d’Italie à Santiago.

Une nouvelle série de reportages en 18 épisodes À qui voulez-vous casser la gueule ? [L’INTÉGRALE] AbonnésÉcouter

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Bien sûr, on est contre la violence, bien sûr, la violence, c’est pas bien. Pourtant, les « gilets jaunes » ont montré qu’en politique, il ne restait guère que la violence pour se faire entendre et malgré ça, les Français continuent de les soutenir. Et vous, à qui voudriez-vous casser la gueule ? Macron, bien sûr ! Mais sinon ? Votre chef, votre mari, votre prof ou qui encore ?

PERQUISITION, ASSIGNATION, ATTENTION DÉRIVE SÉCURITAIRE AbonnésÉcouter

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3 021 perquisitions en deux mois. Résultat ? Nul. À peine quatre procédures antiterroristes au total. Même les policiers dénoncent l’inefficacité et les dérives de l’état d’urgence. De même les assignations à résidence, 385 en deux mois. Quel résultat ? Suspicion, discrimination, islamophobie, les témoignages foisonnent. Une répression inefficace qui risque au contraire de radicaliser. Et qui sont ces perquisitionnés et ces assignés ?

ATTENTION DÉRIVE SÉCURITAIRE, un reportage radio d’Anaëlle Verzaux [45:55]