Ce pays que tu ne connais pas

« Quand un boxeur envoie un crochet du gauche, il ne prévient pas à l’avance. C’est donc par surprise que je publie Ce pays que tu ne connais pas, un uppercut moral qui atteindra, je l’espère, le Président de la République », disait François Ruffin à la sortie de son livre. Cet uppercut, c’est le portrait d’une France qui souffre pendant qu’un homme commence son ascension, c’est la vie de gens qui comptent chaque euro pendant qu’un homme se sert des finances de l’État pour atteindre le pouvoir, ce sont des témoignages de caissières, de routiers, d’auxiliaires de vie, d’ouvriers, pendant qu’un homme ne fréquente que des normaliens, des millionnaires, des PDG, des banquiers, des journalistes. C’est enfin la description d’une réalité qu’Emmanuel Macron ignore et veut ignorer. Le roi est mis à nu et son sourire s’est figé pour devenir « le sourire de la mort ».

François Ruffin, Ce pays que tu ne connais pas, Les arènes, Paris, 2019.

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Hommage à François Hadji-Lazaro qui a dévissé son billard en 2023 Quand Hadji-Lazaro « détextait » Topor AbonnésÉcouter

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Le garçon boucher de la rue des Martyrs nous a fait faux bond, mais on l’a retrouvé en train de chanter Roland Topor. Voilà de quoi remonter la pente jusqu’à plus soif, suffit de remettre au début quand c’est la fin. Un bon voyage et un grand merci François Hadji-Lazaro, tu peux nous croire, on t’oubliera pas de sitôt.

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Ni Poutine, ni OTAN : pourquoi la gauche est inaudible sur la guerre en Ukraine AbonnésÉcouter

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Peut-on mettre en question l’engagement de la France contre la Russie sans être accusé de faire « le jeu de Poutine » ? Il semblerait que ce soit compliqué tant, depuis neuf mois, tout ce qui ne consiste pas à condamner Poutine ou la Russie semble suspect. Par exemple, pour le chroniqueur d’Europe 1 Philippe Val, ce sont les grèves des salariés français pour l’amélioration de leur pouvoir d’achat, soutenus par la CGT, qui font « le jeu de Poutine » : « si la situation de la France est la conséquence des sanctions et des rudes sacrifices que nous consentons pour défendre la liberté en Europe, choisir ce moment pour paralyser l’économie du pays en appelant à la grève générale, n’est-ce pas se déclarer allié objectif de Poutine ? Le combat syndical ne doit-il pas s’arrêter où commence l’intelligence avec l’ennemi ? »