Berlin, 1933. La presse internationale face à Hitler

Que faisaient les quelques 200 journalistes occidentaux en poste à Berlin quand Hitler arrive au pouvoir en janvier 1933 ? Pourquoi ces correspondants américains, britanniques, français, représentants de journaux attachés à la liberté de la presse et à la démocratie, n’ont-ils pas prévenu le monde sur la barbarie dont la mise en place était perceptible dès le début ? Comment a pu se produire cet aveuglement collectif de la presse internationale face à Hitler qui ouvrira la voie à partir de 1941, au déni planétaire de la Shoah ? En retraçant la vie quotidienne des journalistes occidentaux dont les interlocuteurs s’appelaient Goering ou Goebbels, Daniel Schneidermann, fondateur et animateur d’Arrêt sur Images, pose des questions essentielles sur l’exercice de la profession. Il s’interroge, au regard de cette période, sur notre capacité à être mieux armés aujourd’hui pour rendre compte des catastrophes hors norme, pour nommer le Mal.

Daniel Schneidermann , Berlin, 1933. La presse internationale face à Hitler, Le Seuil, Paris, 2018.

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Une sélection :

Une série d’histoires dans les luttes pour l’émancipation, racontées par Olivier Besancenot La sécurité sociale ou le communisme « déjà là » AbonnésVoir

Le

Et si le mode d’emploi pour l’émancipation était là, sous nos yeux, sans qu’on s’en aperçoive ? Comme dans La lettre volée, où Edgar Poe imaginait que le précieux document dérobé était introuvable justement parce qu’il n’était pas dissimulé mais placé en évidence, aux yeux de tous. Bernard Friot appelle cette lettre volée un « déjà-là » communiste : des conquêtes sociales qui ont permis à certains pans de la société de fonctionner, au sein de la société capitaliste, selon des principes socialisants. Exemple ? La Sécurité sociale. Olivier Besancenot vous rappelle en quoi la Sécurité sociale est plus qu’une assurance d’intérêt général : une institution révolutionnaire.

En hommage à Michel Étiévent, un reportage de François Ruffin sur Ambroise Croizat. Radio. PODCAST AMBROISE CROIZAT ET MICHEL ÉTIÉVENT Accès libreÉcouter

Le

Vous connaissez mieux le premier nom que le second. Pourtant, c’est lui, Michel Étiévent, qui a contribué à faire connaître Ambroise Croizat, le père de la sécurité sociale. C’était il y a dix ans, un reportage d’un certain Francois Ruffin faisait découvrir Croizat aux auditeurs de Là-bas. Oui, découvrir. Le nom d’Ambroise Croizat ne figurait ni dans les dictionnaires, ni dans la plupart des mémoires. Il faut dire qu’il avait le tort d’être communiste, et d’avoir mis en place le régime de la Sécu et une série de protections sociales quand il était ministre du Travail entre 1945 et 1947. Une brèche inadmissible que certains s’efforcent de colmater depuis avec un certain entêtement.

Une pieuvre dans la baignoire ! Reportage de Sophie Simonot (février 1995). PODCAST Peur bleue ou mort de peur ? Et vous ? Accès libreÉcouter

Le

Le tonnerre dans la nuit, le trou d’air dans l’avion, la pieuvre dans la baignoire, C’est fou la peur, c’est flou. C’est parce que c’est flou que ça fait peur, c’est tapi, c’est caché en nous, c’est l’inhumain dans l’homme. Il y en a de belles des peurs...Aujourd’hui la peur, les jetons, les moules, la trouille, les avoir à zéro...